Eficiencia en el uso del nitrógeno (EUN) - Index of - Universidad ...

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Sep 29, 2013 (3 years and 2 months ago)

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LOS

DESAFÍO
S

DE LA AGRONOMÍA






Dr. Patricio C. Parodi Pinedo

Profesor

Escuela de Agronomía

Facultad de Recursos Naturales

Universidad Católica de Temuco





En el 15º Aniversario de la Escuela de Agronomía






Noviembre, 2010
































Se debe demostrar prudencia en el manejo de todas las especies vivas y recursos
naturales, de acuerdo con los preceptos de desarrollo sustentable. Sólo de
esta
forma se pueden preservar y trasmitir a nuestros descendientes las
inconmensurables riquezas que nos proporciona la naturaleza. El actual modelo
insostenible de producción y consumo debe ser modificado en interés de nuestro
fut
u
ro bienestar y el de nu
estros descendientes
”.

Declaración del Milenio, Naciones
Unidas, 2000
.

















































A Laura y Daniel V., qu
i
e
nes

me enseñaron a leer.

A Bernardita y Daniel I., quienes me estimular
on a escribir.



























ÍNDICE




Prólogo

Introducción

Capítulo 1

P
oblación

y demanda de alimentos










Capítulo 2

Sustentabilidad











Capítulo 3

Agricultura y biodiversidad









Capítulo 4

El cambio climático












Capítulo 5

La huella ecológica

Capítulo 6

Nitrógeno, agricultura y ambiente






Capítulo 7

E
tanol celulósico como energía

sustentable

Capítulo 8

Agua y la huella hídrica

Capítulo 9

Biotecnología












Capítulo 10

Agricultura orgánica

Capítulo 11











S
íntesis de la realidad

de la región de La Araucanía

en el

marco del desafío de la A
gronomía


Literatura citada





























Prólogo



Depuis 10.000 ans environ, l’agriculture occupe une grande part de l’activité des
hommes sur notre planète. Apparue selon les historiens à peu près en même temps
dans cinq foyers distincts,

elle fut plus que toute autre activité un puissant moteur
du dével
oppement des sociétés. Pour beaucoup, l’agriculture a précédé et parfois
permis, le développement de l’art, de l’écriture, des mathématiques. De même,
agriculture et religion sont intimement mêlées. D’après la Bible (mais ce mythe
existe aussi dans le Cora
n), Caïn et Abel étaient deux paysans, l’un éleveur,
nomade dévoreur d’espace (Abel le pasteur) et l’autre cultivateur, attaché son
champ, son sol, sa terre. L’une des interprétations symboliques du conflit entre ces
deux frères renvoie à la lutte ancestra
le que se livrent éleveurs et cultivateurs pour
l’occupation de l’espace. Le développement durable des territoires ruraux passe par
la conciliation entre utilisateurs ayant les intérêts divergents dans l’utilisation des
territoires.


Depuis le milieu du X
X
ème

siècle environ, les progrès techniques, tant en matière de
performance des variétés que de protection des cultures ou de fertilisation, ont
entrainé une augmentation des rendements qui a permis de soutenir la formidable
croissance de la population mondial
e. Cette révolution verte même si elle n’a pas
permis d’éliminer complètement la faim dans le Monde a considérablement
amélioré la sécurité alimentaire dans bien des pays, y compris en France, au
lendemain de la seconde Guerre Mondiale, et au Chili, un peu

plus récemment.
Mais
ce formidable progrès technique s’est accompagné d’un coût élevé au plan
environnemental et, dans certains cas, social. Il faut désormais «

changer de
paradigme

» et penser autrement l’agriculture. Celle
-
ci doit continuer à nourrir le

Monde, mais aussi contribuer à la lutte contre l’effet de serre, préserver les
ressources et la biodiversité, être socialement acceptable, tout en continuant à être
économiquement viable.
Cette nouvelle transformation repose donc sur le concept
fondamenta
l de durabilité
. Ce concept,
introduit par le rapport Brundtland en 1987,
est présenté et dans le deuxième chapitre de cet ouvrage avec ses implications
pour l’agriculture y sont analysées en détail.


Depuis des siècles l’agriculture s’est développé à part
ir, entre autres, d’échanges
d’espèces, de races, d
e variétés de toues sortes. Le N
ouveau Monde doit à l’ancien
le maïs, la tomate, le poivron, la pomme de terre qui a sauvé l’Europe de la famine.
E
t le N
ouveau
M
onde doit à l’ancien le riz, le blé, la ceri
se si importante pour
l’agriculture chilienne. Cet immense brassage à l’échelle planétaire, qui préfigurait,
dès la fin du XVIème siècle, la mondialisation a entrainé une profonde
transformation des agricultures locales. «

L’ordre éternel des champs

» n’es
t
qu’illusion: en effet, quelle que soit l’échelle de temps que l’on considère,
l’agriculture est en continuel changement. Ce mouvement est essentiel à son
adaptation. Et, bien que cela puisse paraisse contradictoire, la durabilité de
l’agriculture ne sign
ifie en rien son immobilisme, bien au contraire: la capacité à
s’adapter (aux changements climatiques, aux évolutions du marché, aux progrès
techniques,…) est essentielle. Pour penser cette adaptation, l’orienter la prévoir, il
est nécessaire de bien compr
endre les changements en cours, d’en analyser les
répercussions sur l’agriculture.
C’est l’un des intérêts de ce livre

qui analyse
justement certains des nouveaux enjeux auxquels cette activité es
t maintenant

confrontée
: changement climatique, préoccupatio
ns environnementales, évolutions
démographiques…


Faire connaitre les principaux problèmes auxquels l’agriculture est désormais
confrontée, en prendre la mesure, en analyser les conséquences pour le
développement de nos sociétés et tout particulièrement leur répercussion dans la
région d’Araucanie, le «

g
renier du Chili

». Mais aussi proposer des statistiques
rigoureusement établies et reposant sur des chiffres fiables plutôt que sur des
données vagues, exposer avec précision et sans parti pris les faits, voilà tout le
projet (réussi) de ce livre qui abord
e les principaux enjeux que l’agriculture et la
recherche agronomique qui l’accompagne devront relever dans les années à venir.


Cet ouvrage est donc essentiel à qui veut contribuer à l’effort nécessaire pour
trouver les bonnes solutions qui permettront à

l’avenir à nos agriculteurs de vivre
de l’agriculture, à nos enfant de nourrir correctement, au Chili de continuer d’être
un grand pays d’agriculture.


Parce qu’il est écrit d’une manière claire et abordable, parce qu’il est objectif et
parce qu’il est b
asé sur une profonde connaissance des problèmes abordés, les
étudiants, enseignants, chercheurs et plus largement les citoyens pourront y puiser
les idées pour participer de manière constructive au nécessaire débat public sur
l’avenir de l’agriculture. Enf
in, même si, dans cet ouvrage, l’accent est mis sur
l’Araucanie, la portée des idées qui y sont développées dépasse largement ce cadre
et concerne l’ensemble de la communauté des agronomes.



Jean Roger
-
Estrade

Professeur d’Agronomie

AgroParisTech

Septembr
e 2010



















PRÓLOGO



Hace aproximadamente 10.000 años que la agricultura constituye gran parte del
quehacer de la humanidad sobre nuestro planeta. Según los historiadores, apareció
casi al mismo tiempo en cinco lugares distintos de la tierra, y fue más que cualquier
otra activ
idad un poderoso motor del desarrollo de la sociedad. Por mucho, la
agricultura
ha precedido y algunas veces facultado
, el desarrollo de

l
as

arte
s
, de la
escritura y de las matemáticas. Así mismo, la agricultura y la religión están
íntimamente relacionadas
. Según la Biblia (este mito existe también en el Corán),
Caín y Abel eran campesinos, uno ganadero, nómade, devorador de espacios (Abel
el pastor) y el otro cultivador, ligado a su campo, a su suelo y a su tierra. Esta es
una de las interpretaciones simb
ólicas del conflicto de estos dos hermanos y
conduce a la lucha ancestral que libran ganaderos y cultivadores por la ocupación
del campo. El desarrollo durable de los territorios rurales se construye mediante la
conciliación de intereses distintos y diver
gentes entre los usuarios de los espacios
rurales.


Desde mediados del siglo XX los progresos técnicos, tanto en términos de
comportamiento de variedades com
o de la protección de cultivos y su

fertilización,
in
dujeron un aumento de l
os rendimientos que
ha

sostenido

el formidable
crecimiento de la población mundial. Esta Revolución Verde, aunque no ha
permitido la eliminación completa del hambre en el mundo, ha mejorado
considerablemente
la seguridad alimentaria en much
os países, incluida Francia
después

de la Segunda Guerra Mundial y, más recientemente Chile. Sin embargo,
este magnífico progreso técnico ha sido acompañado de un costo ambiental elevado
y, en algunos casos también

de

costo
s

social
es
. Es necesario

cambiar de
paradigma


y pensar de otra for
ma la agricultura. Ella debe continuar nutriendo al
planeta, pero también contribuyendo a la lucha contra el efecto invernadero,
conservando los recursos naturales y la biodiversidad, siendo socialmente aceptable
y manteniéndose económicamente viable. Esta

nueva transformación reposa sobre
el concepto fundamental de sustentabilidad. Este concepto introducido por el
informe Brundtland en 1987, está presentado en el segundo capítulo de esta obra
en que se hace un análisis detallado de sus implicancias para
la agricultura


Desde hace siglos la agricultura se ha desarrollado a partir, entre otros, de
l

intercambio de especies, razas y variedades diversas. El Nuevo Mundo
proporcionó al Viejo Mundo el maíz, el tomate, el pimentón y las papas que
salvaron a E
uropa del hambre. El Nuevo Mundo debe al Viejo Mundo el arroz, el
trigo, las cerezas, todos tan importantes para la agricultura chilena. Este inmenso
intercambio a escala planetaria que prefiguraba desde fines del siglo XVI, y la
globalización, han acarrea
do una profunda transformación de las agriculturas
locales,
“El orden eterno de los campos”

no es una ilusión; en efecto, cualquiera
sea la escala de tiempo, la agricultura está en cambio continuo. Ese movimiento es
esencial para su adaptación. Y aunque esto puede parecer contradictorio, la
sustentabilidad de la agricultura no significa inmovili
smo, todo lo contrario: es
esencialmente la capacidad de adaptarse (a los cambios climáticos, a las
evoluciones del mercado, a los progresos técnicos..). Para pensar esta adaptación,
orientarla, preverla, es necesario comprender muy bien los cambios en cur
so y
analizar sus repercusiones sobre la agricultura; ese es uno de los intereses de este
libro que analiza justamente algunos de los nuevos desafíos a los cuales está

actividad se confronta: cambio climático, preocupaciones por el medio ambiente y
las evo
luciones demográficas.


Dar a conocer los principales problemas a los cuales se confrontará la agricultura de
aquí en adelante, evaluarlos, analizar las consecuencias para el desarrollo de
nuestras sociedades y especialmente la repercusión en la Región
de La Araucanía,
el “granero de Chile”. Pero también proponer estadísticas establecidas
rigurosamente que reposan sobre cifras confiables más que sobre datos vagos,
exponer con precisión los hechos sin tomar partido. He aquí el proyecto logrado y
exitos
o de este libro que aborda los principales desafíos que la agricultura, y la
investigación agronómica que la acompaña, deberán enfrentar en los próximos
años


Esta obra es por lo tanto esencial para quien quiera contribuir al esfuerzo necesario
para enco
ntrar las adecuadas soluciones que permitirán en el futuro, a nuestros
agricultores vivir de la agricultura, a nuestros hijos nutrirse correctamente,
y a
Chile

continuar siendo un gran país agrícola.


Porque está escrito de una manera clara y abordable, p
orque es objetivo y porque
está basado sobre un profundo conocim
iento de los problemas planteados
, los
estudiantes, profesores, investigadores y más ampliamente los ciudadanos, podrán
analizar las ideas para participar de manera constructiva en el indispen
sable debate
público sobre el porvenir de la agricultura. En fin, aun cuando en esta obra el
acento está puesto sobre La Araucanía, la amplitud de las ideas que se desarrollan
se extiende más allá de ese marco regional para concernir al conjunto de la
com
unidad de

Ingenieros A
grónomos
.




Jean Roger
-
Estrade

Profesor de Agronomía

AgroParisTech

Septiembre 2010

















Introducción



En 2010 se celebra los

15 años de la creación de la Escuela de Agronomía de la
Universidad Católica

de Temuco. En este lapso la Escuela ha crecido y se ha
consolidado. Ha evolucionado en la forma y en el fondo, desde sus profesores,
administrativos y alumnos, hasta sus nuevas instalaciones en el edificio
Cincuentenario en el Campus Norte. Se

ha modifica
do el currículo y las técnicas
docentes; se

creó una estación experimental en Pillanlelbún; se fundó, en
asociación con el consorcio francés AgroParisTech un programa de Master en
Biotecnología. El joven cuerpo docente de los inicios ahora tiene postgrados

a nivel
de Master y Doctorado
. Se han ganado proyectos de investigación en fondos
concursables y con empresas privadas. Las publicaciones de los profesores
empiezan a tener resonancia nacional e internacional. Los alumnos egresan con
ética, conocimientos
y personalidad profesional y compiten en el mercado como los
mejores. Y lo que no es menor, ha surgido una místi
ca y espíritu de cuerpo
extraordinario,

que le dan solidez y proyección.


Quince años n
o es mucho tiempo

en cualquier contexto, pero en el panor
ama

global

y nacional

han ocurrido muchas cosas.

Los conc
eptos han evolucionado, la
información y el mercado

se ha
n

globalizado.

La agricultura ha transformado al
planeta y, además de proporcionar alimentos. combustibles y fibras, ha tenido
profundos efect
os sobre condiciones esenciales para la salud y bienestar humano,
como calidad y disponibilidad del agua, composici
ón atmosférica, biodiversidad,
temperatura y precipitación.
Con respecto a los gases con efecto de invernadero
(GEI), ciertas
practica
s agríc
olas como deforestación y el uso de ciertos fertilizantes

son
responsables de alrededor del 20
% de las emisiones de GEI.
En algunos casos,
las prácticas agrícolas son insostenibles, utilizando los recursos suelo y agua mucho
m
ás rápido de su capacidad de
recuperación
, en consecuencia la capacidad futura
de producir cultivos.


La comunidad científica ha tomado conciencia de que la población del mundo se
expande con rapidez, aumentando su demanda por cantidad y calidad de los
alimentos

y otros productos y b
ienes generados por la agricultura
. Muchos
desequilibrios han desaparecido, pero otros se han acentuado. Ha crecido la
conciencia ambiental y se ha perfeccionado el concepto de sustentabilidad. No se
trata sólo de producir alimentos con urgenci
a inmediata,

sino resguardar el derecho
a la vida y prosperidad

de las generaciones futuras. Disminuyen los suelos
cultivables del mundo
,

se afecta la biodiversidad,

se teme escasez de agua, el
cambio climático es una realidad cercana.

Se ha comprendido que el fertili
zante
nitrogenado es una necesidad indispensable como insumo de la producción
agrícola, pero que debe ser usado con moderación y racionalidad.

Los combustibles
fósiles, finitos por definición, se han encarecido y transfo
rmado en riesgo ambiental
por el po
tencial

contaminante

de sus emisiones
. La humanidad está sobre
utilizando y deteriorando los recursos del planeta Tierra.


La región de La Araucanía, “el granero de Chile”

con más de 220.000 ha de
cereales en el ciclo 2009/10
, busca una nueva realidad, soc
ial, económica,
productiva y de desarrollo integral. El pueblo Mapuche pide voz y voto en la
s

decisiones que lo lleven a salir de una realidad deteriorada.

Hay mucho por hacer.



Este libro
tiene como objetivo describir los problemas nacionales y globales
que
afectan a la agricultura y al ambiente, sin pretender ofrecer todas las soluciones
.
Nadie puede hacerlo; no es un tratado.

Basado en una revisión de la literatura
vigente, s
ólo trata de definir

la realidad y explorar

hacia el futuro con la base
científ
ica que proporciona el conocimiento global

y
,

para compartirlo, se presenta
una extensiva revisión bibliográfica
.
Se discuten

algunos temas de la realidad
inmediata, como el crecimiento poblacional global y la demanda de alimentos
asociada; el cambio climático, la huella ecológica
, la biodiversidad
;

l
as realidades y
los mitos, los conflictos artificiales, como por ejemplo cultiv
os transgénicos versus
agricultura orgánica;


la generación de energía limpia desde la biomasa disponible,

sin restar suelo a

la producción de alimentos, pero

ayudando de paso a la
descontaminación urbana; el mejor uso del nitrógeno como fertilizante

com
o

parte
de la sustentabilidad
; una utilización racional y eficiente del agua, son algunos de
los temas.


He dado cierto énfasis a
dos

temas, biotecnología y creación de plantas
transgénicas, por una parte, y eficiencia en el uso del nitrógeno por otra.
La ra
zón
de ello es porque pienso que ambos son de especial relevancia para la Universidad
Católica de Temuco, para la región de La Araucanía y para el país. En efecto, la
biotecnología ha sido abordada por la Escuela de Agronomía en su docencia e
investigación
, pero no se ha podido asumir responsabilidad alguna en la creación de
plantas transgénicas, por la imposición de un freno legislativo nacional, que aunque
está en proceso de discusión, limita la competitividad
global
de la agricultura
chilena,

y

en especi
al frente a sus vecinos. Esta es una situación que debería
resolverse en el corto plazo, por lo que es necesario estar preparados. El nitrógeno
es, después del déficit hídrico, la principal limitante de la productividad agrícola. No
obstante, debido a una
mentalidad de maximizar más que optimizar los
rendimientos, se ha abusado de su uso, pasando a ser un factor de costo de
producción que también resta competitividad al sector, y que

además contribuye a
la contaminación

ambiental, afectando a suelo, agua y
atmósfera. La Escuela de
Agronomía debe aunar esfuerzos con otras instituciones chilenas

y extranjeras

para
contribuir a un uso eficiente y racional del nitrógeno, utilizando los medios que se
describen el capítulo pertinente, y otros que estén disponibles
.


Por otra parte, hay un tema que no he cubierto por su extensión, pero que es
contingente a los desafíos de la Agronomía: La agricultura de precisión. Este es un
concepto qu
e se basa en la existencia de

variabilidad en los campos de los
agricultores.
Requiere el uso de nuevas tecnologías, como GPS y DGPS, sensores,
satélites e im
ágenes satelitales
, y herramientas de manejo de la informaci
ón

(GIS)
para medir y entender la variación.
La información se utiliza para evaluar más
precisamente las densidades
de siembra, estimar las necesidades de fertilizantes,
herbici
d
as y otros agroqu
ímicos, y para predecir rendimientos con mayor exactitud.
El sistema busca evitar la aplicación de prácticas rígidas y uniformes, sin
consideración a las variaciones en la condi
ciones de suelo y/o clima,

y permite
reaccionar oportunamente ante, por ejemplo, desarrollo de enfermedades o plagas.
Es una realidad del presente con un gran potencial de desarrollo en Chile.



O
frezco

este texto

con humildad, como homenaje a esta

joven

Escuela de
Agronom
ía que se proyecta firmemente hacia el futuro.






Capítulo 1


P
oblación

y demanda de alimentos



El derecho a una alimentación suficiente, nutritiva y sana, es el más básico de los
derechos humanos.



Una persona que hoy

tiene más de 50

años ha sido testigo de la duplicación de la
población mundial.

En 1960 había

3.000.000.000 de seres humanos viviendo sobre
el planeta Tierra
; hoy hay más de 6.9
00.000.000.

El máximo crecimiento
poblacional se registró entre 1965 y 1970, 2
,1% anual; desde

1970 se produjo

una
significativa reducción en la tasa de crecimiento de la población, 1,1 a 1,2% anual.
No obstante, la población global crece actualmente en 74 a 76 millones de personas
al año.

Durante
2005
y

2050

la poblaci
ón al menos se triplica
rá en
Afganistá
n,
Burkina Faso, Burundi, Chad, Congo,

la República Democrática del

Congo,

Timor

Oriental
, Guinea
-
Bissau, Liberia,
República de Mali
, Niger
y

Uganda.

Estos países
están
entre los más pobres del mundo
, Cohen, 2005
.


Propulsada por el incremento pob
lacional l
a demanda global de

alimentos
presenta,
desde hace décadas
, una curva ascendente.
La proyección media actual

de
crecimiento de la humanidad

es de 9.500.000.000 de personas el año 2050
;

el
rango se sitúa entre 7.700.000.000 y 11.700.000.000.

La población debería
estabilizarse en algo menos de 11.000 millones de personas alrededor del año
2200.



La estimación de las Naciones Unidas de población global al año 2050 se presenta
en la Figura 1.

En ese año el mundo tendría más de 9 mil millones de habitantes,
distribuidos

aproximadamente

en 5,2 mil millones en Asia, 1,9 mil millones en
África, 765 millones en Ibero América y El Caribe, 674 millones en Europa, 488
millones en Norte América y 50 mi
llones en Oceanía.














1
Fuente:

Naciones Unidas,
Population


Information Network




Figura 1
.
Estimación del i
ncremento
de la población mundial, 1950
-
2050
1




Un informe de FAO presentado al Foro sobre Seguridad Alimentaria en el Asia
-
Pacífico en Julio de 2010 sostiene que
Asia deberá invertir en el desarrollo de su
agricultura
US$
120.000 millones al año durante las próximas cuatro décadas, para
garantizar la alimentación de su creciente población,

lo que parce un objetivo
formidable.


En el

lapso de 40 años, se cambiará el
equilibr
io entre jóvenes y viejos,
acomodados

y pobres, y habitantes urbanos y rurales. Además, desde la mitad del
siglo pasado hasta mediados del p
resente, se producirá un importante

cambio en el
equilibrio demográfico entre países desarrollado y en vías
de desarrollo. Mientras
que en 1950 las regiones menos desarrolladas tenían aproximadamente el doble de
la población que los países desarrollados, en 2050 la relación será de seis a uno,
Cohen, 2005.

Las proyecciones de Chile en cuanto a aumento de poblaci
ón son
notablemente menos dram
áticas, incluso provocan

inquietud en las autoridades
respecto al envejecimiento de la población y sus consecuencias sobre el desarrollo

y seguridad

del país.


Gran parte

d
el crecimiento poblacional de los
próximos 45 años
debería ocurrir

en
las region
e
s econ
ómicamente menos desarrolladas.
A pesar de men
or

tasa de
mortalidad en todos los grupos etarios, la población de los países pobres crece más
rápido que la de los pa
íses prósperos debido a que sus tasas de natalidad son m
ás
altas.
Actualmente, en promedio cada mujer habitante de un país pobre da a luz
casi el doble de hijos (2,9) que una mujer de un pa
ís desarrollado

(1,6 hijos por
mujer).

La estadística chilena describe 1,88 hijos por mujer.

La mitad del
incremento global

corresponderá a sólo nueve naciones, las que ordenadas de
acuerdo a su contribución esperada son India, Pakistá
n, Nigeria,

República
Democrática del Congo, Bangladesh, Uganda, Estados Unidos, Et
i
opí
a

y

China.

El
único país desarrollado en la lista es Esta
dos Unidos, donde cerca de un tercio del
crecimien
to poblacional será

explicado por una alta tasa de inmigración,
Cohen,
2005.



En contraste
, 51
países o region
e
s, la mayoría econó
mica
mente más desarrol
lados,
perderán población desde ahora hasta 2050.

Se espera que Alemania baje desde
83 a 79 millones de personas, Italia desde 58 a 51 millones, Japón desde 128 a
112 millones

y, en forma más dramática, la Federación Rusa desde 143 a 112
millones.
De ahí en adelante, Rusia tendrá algo menos de poblaci
ón
que Japón.
La
disminución generalizada del crecimiento poblacional si
gnifica que el siglo 20 fue el
ú
ltimo en la historia de la humanidad en el cual la gente joven super
ó en número a
los mayores.
La proporción

etaria

de la población

cambiará,

donde los niñ
os de 4
años o menos
llegaron

a un máximo en 1955 con 14,5% y declin
ó

gradualmente a
9,5% en 2005, mientras que la frac
c
i
ón de personas de 60 o más años aumentó
desde 8,1% en 1960 a 10,4% en 2005.
Alrededor del año 2000 cada grupo
constituía el 10% de la h
umanidad; de ahora en adelante el grupo de personas
mayores superará en número a los jóvenes.


E
l Instituto Nacional de Estadísticas informa que en

1950

en

Chile el 37% de la
población tenía menos de 15 años; en 2025 ese grupo

etario

llegar
ía

sólo al 16,6%.
En 2050, los mayores de 60 años constituirán el 28% de la población, y l
os
mayores de 80 añ
os que hace un siglo representaban

el 0,5% de la población, en
2050 ser
ía
n al 4,2%.

Con estas cifras, Chile aparece en la región como el país con
la
mayor tasa de envejecimiento de la población.

Lo que es muy grave, un estudio
del Servicio Nacional del Adulto Mayor estima que, actualmente, un 60% de los
mayores de 60 años viven en hogares que se encuentran en los dos quintiles más
pobres de la població
n.


Este cruce en las proporciones de jóvenes y viejos refleja mayor sobrevivencia y

reducida

fertilidad,
Cohen, 2005
.

La expectativa media de vida a comienzos del
siglo 21 es de más de 65 a
ños, pero, la influencia más po
derosa es la menor
fertilidad.

La estimación nacional indica que en 2050, todo recién nacido chileno
tendrá una expectativa de vida de más de 80 años.




El envejecimiento de la población no está ocurriendo uniformemente alrededor del
mundo. En 2050, casi una persona de cada tres tend
rá 60 o más años en las
region
e
s m
ás desarrolladas y una persona en cinco en las zonas menos
desarrolladas.
Sin embargo, en 11 de los países menos desarrollados
, Afganistá
n,
Angola, Burundi, Chad,
República Democrá
tic
a

del Congo,

Guinea

Ecuatorial
,
Guinea

Bissau, Liberia, Mali
, Nig
er y

Uganda
, la mitad de la población tendrá 23
años o menos,
Cohen, 2005.

En estos países, el factor poblacional, combinado con
una rápida industrialización, pobreza, inestabilidad política, masivas importaciones
de alimentos y

el pago de la deuda externa,

hacen especialmente urgente la
seguridad alimentaria a largo plazo.


Estas proyecciones de miles de millones más de personas viviendo en el los países
en vías de desarrollo del mundo, y mayor número de gente mayor en todos lo
s
países, asociadas a esperanzas de mayor prosperidad para los pobres, levantan
dudas acerca de la sustentabilidad de la población futura.


Últimamente, l
a demanda

global

de alimentos

ha sido

también estimulada por un
mayor nivel económico

de los habitant
es de países

densamente poblados como
India y China.
Las estimaciones actuales señalan que para alimentar a esa
población, el año 2020 se requerirá, sólo en cereales:





Trigo
: 1.000 millones de ton,
cerca de 78
% más que su actual nivel de 560
millones de
toneladas




Arroz
: 680 millones de ton, 70% más que la producción de 1995
.



Maíz
:
877 millones de
ton, cerca de 50% sobre la producción actual.



Utilizando la información de crecimiento de la demanda de alimentos y
biocombustibles,
D
eutsche
B
ank (DB)

Climat
e Change Advisors, 200
9, det
e
rmin
ó
que la demanda global de calorías totales requiere un incremento del 50% respecto
a las calorías producidas en el año 2000.
La situación de

consumo

alimentos y
biocombustibles
, 2000, 2015 y 2050

se presenta en el Cuadro 1.



Cuadro 1. Consumo de alimentos y biocombustibles
1





Año



Consumo de
alimentos



Consumo de
biocombustibles

Porcentaje de
los
biocombustibles
en relación al
consumo total
de kcal


Cuadrillones de

kcal

%

2000

6,21

O,74

10,60

2015 (est)

7,78

1,20

13,40

2050 (est)

9,93

2,27

18,60




1

Fuente:
DB Climate Change Advisors,

2009


Not
a
:

El consumo de biocombustibles entre 2000 y 2015 fue derivado de estadísticas F
APRI,

mientras
que la estimación 2050 se extrapoló de la tasa de crecimiento del consumo de biocombustibles entre
2000 y 2015.


Varios factores inciden sobre la demanda agregada de productos agrícolas.

Las
últimas décadas se han caracterizado por un
crecimiento poblacional sin
precedent
e
s, mayormente en pa
íses en desarrollo.
Sin embargo, la
s

próximas
décadas pueden presentar una declinación en la

tasa de

producción agrícola global
a alrededor de 1,5%, y por 2050 la tasa de crecimiento puede haber dism
inuido a
0,9%,
Alexandratos, 2006
.

Esta desaceleración refleja el crecimiento mundial de la
poblaci
ón
(~ 1,1% po
r

año
).

No obstante, el incremento en el ingreso
per capita

y

del producto interno

bruto

(PI
B)
1

(2
,2
-
2,
4%

en países desarrollados y 3,6
-
4,
0%
e
n

países en desarrollo
)
y

un aumento en los requerimientos

de calorías y proteína en
la dieta

continuará impulsando la demanda por productos agrícolas. FAO, 2009,
afirma que aunque la demanda en el corto plazo ha declinado, la tendencia en el
largo plazo pe
rmanece intacta.






1

PIB = Consumo privado + Inversión bruta + Gasto del Gobierno + (Exportaciones


Importaciones)






1
Fuente: FAOstat


Figura
2
. Consumo de alimentos en países en desarrollo y desarrollados,

1960
-
2005
1




El consumo de productos animales en los países en desarrollo y desarrollados entre
los años 1960 y
2005
, en base de datos FAOstat, se presenta en la

Figura 3.






1
Fuente: FAOstat


Figura 3. Consumo de productos animales en los países en desarrollo y
desarrollados entre los años 1960 y 2005
1



El consumo de calorías

per capita

versus
PIB

per capita

al año 2003 se presenta en
la

Figura

4
.







1
Fuente: FAO y UNSD


Figura
4
. Consumo de calorías
per capita

versus PIB

per capita al año 2003
1



En los países en desarrollo, las dietas están cambiando en la
medida que suben los
ingresos.

La participación de los cereales, raíces y tubérculos está en declinación,
mientras que aumenta el consumo de

carne
s
,

productos

lácteos y granos
oleaginosos.
En esos países, entre
1964
-
66
y

1997
-
99,

el consumo de carne

per
capita

aumentó

en
150
%, y el de leche y productos lácteos en
60
%. Hacia
2030,

el
consumo

per capita

de carnes podría crecer en un
44
%. Como en el pasado, el
consumo de carnes blancas crecerá más rápido,
FAO, 2002.

Los incrementos de
productividad deberían
constituir la fuente principal de aumento

de la oferta
.
Los
rendimientos de leche deberían también aumentar, mientras que el mejoramiento
genético y el manejo aumentarán la producci
ón de carnes rojas.
Esto permitirá
mayor producción con un crecimiento meno
r en el número de animal
e
s, y la
correspondiente desaceleración en el aumento del daño ambiental
ocasionado por
el pastoreo y los deshechos. En los países en desarrollo la demanda crecerá más
rápido que la producción, produciendo un creciente déficit comer
cial.
En productos
c
á
rneos esta diferencia aumentará pronunciadamente, desde 1,2 mill
on
es de ton ∙

año
-
1

en
1997
-
99
a 5,
9 millon
es de ton ∙ año
-
1

en 2030, a

pesar de las crecientes
exportaciones de carne desde Ibero América (incluyendo Chile), mientras que en
leche y productos lácteos el aumento será menos pronunciado pero todavía
considerable, desde 20 mill
on
es a 39 millo
n
es de ton ∙ año
-
1
.


Las empresas in
dustriales incrementarán su participación en el rubro de producción
de carne. En los últimos años, la producción de este sector ha crecido al doble de

la
velocidad que la

de los sectores más tradicionales, y más de seis veces más rápido
que la generada por

sistemas de pastoreo,
FAO, 2002.


Esto tiene implicancias diversas, y aunque es deseable que la población del mundo
mejore su dieta consumiendo proteínas animales, la producción animal requiere de
grandes superficies
-

del recurso suelo ya limitante
-

par
a producir alimentos para
el ganado. El consumo de agua necesario para generar carne y productos lácteos es
cuantioso. Además, los animales rumiantes emiten metano (CH
4
), gas con un
poderoso efecto de invernadero.



Durante las últimas tres décadas, la prod
ucción mundial acuícola se ha mantenido

por sobre el crecimiento poblacional.
La producción total de peces casi se ha
duplicado, desde 65 millones de toneladas en 1970 a 125 millones de toneladas en
1999, cu
ando el consumo promedio de pescados, crustáceos
y moluscos llegó a
16,3 kg ∙ persona
-
1
.
Hacia 2030, el consumo anual de pescados debería crecer a
aproximadamente 150 a 160 millones de toneladas, lo que significa entre 19 y 20
kg



persona
-
1
.

Esta cantidad es significativamente menor a la demanda potencial,
porque se espera que factores ambientales limiten la oferta.
A fines del siglo
pasado, tres cuartos de los stocks de peces oceánicos estaban sobre explotados,

agotados
o explota
d
os hasta el

máximo de su rendimiento sustentable.

El

crecimiento de la pesca marina


lo puede ser modesto.

Durante l
a década de 1990
esta actividad

se niveló entre 80 y 85 millones de ton ∙ año
-
1
, cerca del máximo de
su rendimiento sustentable.

La acuicultura compen
só l
a desaceleración de la
producció
n marina, duplicando su participaci
ón en la producción mundial de peces
durante la década de 1990. Continuará creciendo rápidamente, a tasas d
e

5 a 7%
al año hasta 2015.
En todos los sectores pesqueros será esencial logr
ar formas de
manejo que conduzcan a explotación sustentable, especialmente en recursos de
propiedad com
ún
o sin propietarios, FAO, 2002.


La acuicultura de Chile

representa el 1,6% del total mundial. En Ibero América
Chile abarca el 53% de la producción
acuícola a nivel regional.

La producción
acuícola del país

en 2006 alcanzó un valor de US$4.400 millones, el segundo lugar
después de China
.
El consumo

de pescado

en
Chile

e
s

de unos

22
,
4

kg
anuales
per
capita
, con un 17,
6% de las proteínas animales y un 9
% del total de proteínas
,
FAO, 2008b
.

La industria nacional
, importante generadora de trabajo y divisas,
sufrió cuantiosos daños

por la epidemia de virus Isa, de la

que

actualmente

se está
recuperando.



La situación alimentaria del mundo


La situación
actual de desnutrición en el mundo es crítica
, con más de mil millones
de personas sufriendo hambre, Figura 5.
Asia y el Pacífico, las region
e
s más
populosas del mundo, albergan al mayor número de personas que padecen de
hambre (642 millones). El África de
l Sub

Sahara tiene la mayor prevalencia de
desnutrición en relación a su tamaño poblacional (32%).

El mayor porcentaje de
incremento en el número de personas con hambre en el mundo en desarrollo
ocurrió en el Cercano Este y el norte de
Á
frica
(+13,5%). Ibe
ro América y El
Caribe, la única
regió
n que en años recientes mostró señales de mejoría, también
sufrió un marcad
o

aumento d
e
l hambre (+12,8%).

Aun en países desarrollados la
desnutrición se ha transformado en una preocupación creciente, FAO, 2010.







1

Fuente: FAO
, 2010


Figura 5. Número de personas desnutridas en el mundo
1
.




Las estadísticas de FAO, 2010, señalan que

en el lapso 2004
-
2006

el n
úmero de
personas mal nutridas en Chile

era menor al 5%, y que el consumo promedio diario
de kcal fue de 3.000, cifras similares a las de Argentina. A modo de comparación
con vecinos sudamericanos, la misma fuente indica que en Bolivia hay un 23% de
personas desnutridas y un consumo diario de k
cal de 2.470, y en Perú 13% de
personas desnutridas con un consumo promedio diario de 2.500 kcal.


Inseguridad alimentaria significa
la
falta de certeza de que una persona pueda
alimentarse y
/o

alimentar a su familia
.
La seg
uridad alimentaria se mide no só
lo
por la disponibilidad de alimentos sino también por la capacidad de comprarlos.

Seguridad alimentaria significa tener una fuente confiable de alimentos y
suficientes recursos para adquirirlos. Se considera que una familia tiene seguridad
alimentaria cua
ndo sus miembros no viven con hambre ni tienen temor a la
inanición.
La seguridad alimentaria de un país está afectada por una cantidad de
factores, incluyendo su propia capacidad de producir alimentos; la proporción del
volumen total de recursos

alimentar
ios

del país que se usan para otros propósitos,
como alimento animal o biocombustibles; pérdidas de post cosecha debido a
desperdicio o descomposición; la capacidad de financiar importaciones de
alimentos; los niveles de ingresos de la poblaci
ón y, la prop
orción del ingreso que
debe destinarse a comprar aliment
os, USDA, 2010.


Además de seguridad alimentaria, en los últimos años ha ido tomando importancia
el concepto de alimentos funcionales, a veces tambi
én denominados nutracéuticos
.
Este tipo de alimentos

est
án reputados de

producir beneficios fisiológicos y reducir
el riego de enfermedades crónicas más allá de sus funciones nutricionales; pueden
tener la misma apariencia de los alimentos convencionales y ser consumidos
como

parte de una dieta normal.

Sus
características están dadas por la presencia de
ciertos fitoquímicos, que son componentes bioactivos naturales de las plantas.

Se
cree que algunos fitoquímicos promueven la salud humana; no obstante, no se ha
establecido un requerimiento espec
ífico de cada

uno, por lo que las

recomendaciones de ingesta son generalmente genéricas, sin especificación de
dosis ni cantidad o
volumen
, lo que desacredita la función.


Una disponibilidad adecuada de alimentos debe basarse también en un
me
jor
comercio doméstico,
regional e internacional, aumentos de producción internos, y
la capacidad de los más pobres de tener ingresos suficientes para comprar
alimentos.

Los factores que con más potencia contribuyen a una agricultura
deficiente son mercados imperfectos, mala dist
ribuci
ón de insumos y malas
políticas de gobierno. Una abundante disponibilidad de alimentos sanos y nutritivos
es esencial para el bienestar de cada familia y el desarrollo saludable de cada niño,
USDA, 2010.


Necesidad de aumentar la producción sin dañar

al ambiente


FAO, 2002, sostie
ne que hay tres fuentes principale
s
para el crecimiento en la
producci
ón de alimentos: Expansión de l
a superficie cultivada, aumento de

la
frecuencia con que el suelo se cultiva (principalmente por

medio del riego), e
increme
nto de

los rendimientos. Se ha sugerido que el mundo puede estar
alcanzando el límite en las tres fuentes.


A nivel global,
agrega FAO, 2002,

existe una disponibilidad adecuada de suelos
potencialmente agrícolas no utilizados. Una comparación de suelos, t
errenos y
climas con l
a
s necesidades de los principales cultivos sugiere que existen unos 2,8
mil
millones de hectáreas, apropiado
s en distintos grados para la producción en
secano de los principales cultivos anuales y permanentes
. Esto es casi el doble de
lo que actualmente se está cultivando.
No obstante, solo una pequeña fracción de
estos suelos está realis
tamente disponible para expansió
n agrícola en el futuro
previsible, dado que gran parte se requi
e
re para
preserva
r lo
s bosqu
es y para
desa
rrollo de infraestructura.

La accesibilidad y

otras

limitaciones dificultan
cualquier expansi
ó
n substancial.
Más de la mitad del suelo que podría ser cultivado
está en solo siete países de Ibero América tropical y en Sub Sahara de África,
mie
ntras que otras region
e
s y países sufren de una escasez de suelos agrícolas
adecuados
, FAO, 2002
.




La necesidad de incrementar la producci
ón tiene impacto sobre los bosques.

Durante la década de 1990 la superficie global de bosques disminuyó en 9,4
millones de ha al año.

No obstante, la tasa de deforestación fue menor en la
década de

1990 que en la anterior.

Los países in
dustriales y en transic
ión
expandi
e
ron sus superficies forestales, y muchos países en desarrollo
, incluyendo

Bangladesh, China, I
ndia, Tur
quía

y

Viet Nam
, están actualmente plantando más
superficie de la que cortan.

Chile, ente 1990 y 2007, ha incrementado sus
plantaciones forestales desde 1.460.530 ha hasta 2.299.334 ha, destacando el
incremento del eucalipto cuya superficie en 199
0 era de 101.700 ha aumentando
en más de seis veces a 638.911 ha

en 2007, ODEPA, 2010.


Las proyecciones de requerimientos de alimentos sugieren que la tierra cultivable
deberá
aumentar en 120 millones de ha

para el 2030,
acompañado de

un
incremento considerable de la superficie urbana. Mucho de este suelo deberá
provenir de las actuales áreas de bosques.

Además, para esa fecha, el consumo
mundial de madera debería aumentar en un 60
% por sobre el nivel

actual

de cerca
de 2.
400 millones
de
m
3
, FAO, 2002. Aun así, FAO estima que es difícil que el

mundo sufra una crisis en la disponibilidad de madera; la producción de materiales
basados en madera está aumentando su eficiencia. La superficie plantada con
árboles debería duplicarse en 2030, d
esde 400 millones de m
3

en 2002 a 800
millones de m
3
. Se espera que la disponibilidad de madera también aumente por el
cultivo de árboles fuera de los bosques, como a orillas de carreteras, en zonas
urbanas, y en predios agrícolas.


Los gestores de
políticas tienen la oportunidad de mejorar la productividad agr
ícola,
reducir la pobreza rural y mitigar, junto con adaptarse, al cambio climático.
No
obstante, esto debe ir asociado a políticas de conservación y fomento forestal, dado
que la intensificaci
ón de la agricultura puede llevar a una indeseada deforestación.
El plan de reducir las
emisiones

de carbono necesita un marco legal regulatorio que
fomente la conservación forestal, mediante normas, pol
íticas crediticias e
impositivas efectivas, educación

y difusión
,
DB Climate Change Advisors, 2009.

Sin
referirse específicamente al secuestro de carbono, l
a realidad chilena tiene lo
anterior, excepto la adecuada educación y difusión.
Los incentivos deben ser
estables en el tiempo con el mínimo de discrecio
nalidad

institucional y funcionaria.





El principal desafío para el sector forestal es encontrar formas para manejar los
recursos de los bosques nativos y cultivados de manera de aumentar la producción,
mejorar la seguridad alimentaria de la población, y

preserva
r
los servic
ios
ambientales que proporcionan los bosques,
FAO, 2002.


El riego es crucial para proporcionar alimentos al mundo.

E
n 1997
-
99,

el suelo
regado era só
lo un quinto de la superficie cultivada en los países en desarrollo, pero
producía
dos quintos de todos los cultivos, y cerca de tres quintos de los cereales
.

Se espera que la incidencia del riego en la producción continú
e aumentando. El
conjunto de los países en desarrollo debería aumentar su superficie regada desde
los
202 mil
l
on
es de

ha en 1997
-
99 a 242 mill
on
es de ha en

2030
.

Gran parte de
esta
expansió
n debería ocurrir en regiones con poco suelo cultivable, donde el riego
ya es indispensable.

No obstante, FAO, 2002, predice que la
expansió
n del riego
debería ser menor al 40% de lo
que se logró desde comienzos de l
a década de
1960. L
os estudios de FAO sugieren

además

que en los países en desarrollo existe
un potencial de suelos regables de cerca de 402 mill
on
es de

ha
, del cual sólo la
mitad está actualmente en uso.

Sin embargo, la es
casez de agua será un factor
principal que limitará la expansión del riego. El mundo deberá lograr
mucha

mayor
eficiencia en el uso del agua.


En las últimas cuatro décadas, el au
mento de los rendimientos fue la causa de

cerca del 70% de la mayor producci
ón de cultivos en los países en desarrollo.
Durante la década de 1990

disminuyó

la veloc
idad de incremento de los
rendimie
ntos
.
Los rendimientos del trigo, por ejemplo, crecieron a un

promedio
anual de 3,8% entre 1961 y

1989,

pero sólo al 2% anual entre 19
89 y

1999.

En
arroz, la tasa de incremento

en el mismo período

cayó en más de la mitad de 2,
3
%
a 1,
1
%
, FAO, 2002
.

Esta última cifra de FAO, no obstante, posiblemente no
considera el posterior incremento de rendimiento generado por la adopción del
arroz
híbrido,

cuyo cultivo ha permitido

incrementar el rendimiento promedio en
China entre 15 y 20%.
En 2001 el cultivo de arroz híbrido en Ch
ina abarcó 15,5
millones de ha,

la mitad de la superficie total de arrozales. El rendimiento promedio
actual del arroz
híbrido es del orden de 6,9 ton ∙ ha
-
1
, comparado con 5,4 ton ∙ ha
-
1

de
las variedades tradicionales, lo que ha llevado el rendimiento promedio de arroz en

China a 6,3 ton ∙ ha
-
1
, derivadas principalmente del híbrido entre las subespecies
japonica

e
indica
.
Se estima que si el arroz convencional fuera reemplazado en un
50% por arroz híbrido, calculando una ventaja de rendimiento de 2 ton ∙ ha
-
1
, la
producción mundial de arroz se podría incrementar en 150 millones de toneladas, lo
que alimentaría a 400 millones de personas al año, Yuan, 2005.


El aumento de los rendimientos continuará siendo el factor dominante
que
subrayará el futuro incremen
to de la producci
ón.
En los países en desarrollo

será

responsa
ble de cerca del 70% de la

mayor

producción de cultivos en 2030.

Para
satisfacer las proyecciones de necesidades, el aumento de rendimientos no
requerirá ser tan rápido como en el pasado.

FAO, 2
002, estima, por ejemplo, que
en trigo se requerirá un incremento
an
ual de sólo 1,2% durante los próximos 30
años; el panorama en otros cultivos es similar.

Se espera que el aumento en el uso
de
fertilizantes

en países en desarrollo debería bajar a 1,1% al

año hasta 2030, una
continuaci
ón de la desaceleración actual.


Se requi
e
re nuevas tecnologías para zonas con escasez de suelo y agua, o con
problemas específicos de suelo y clima.

Estas zonas son frecuentemente pobladas
por una gran concentración de
gente pobre, donde las nuevas tecnologías podrían
tener un importante papel en

aumentar

la seguridad alimentaria
, y el desarrollo
económico y social
.
La biotecnología podría

aumentar la productividad,
particularmente en zonas con dificultades propias, aume
ntando en consecuencia el
ingreso de los pobres, como lo hizo la Revolución Verde

en gran parte de Asia en el
período

1960 a 1980.
Se necesita para el siglo 21 una nueva Revolución Verde en
tecnología agr
ícola.
Los incrementos en productividad son todavía
vital
e
s, pero
deben ser combinados con protección y restauraci
ón ambiental y
,

económicamente
alcanzables por los

pobres y desnutridos, FAO, 2002
.


La biotecnología ofrece la oportunidad de aumentar la seguridad alimentaria y
reducir las presiones sobre el

ambiente.

Nuev
as variedades genéticamente
modificadas


resistentes a la sequía, inundación, acidez del suelo, salinidad,
temperaturas extremas


podr
ían ayudar a mantener la agricultura en zonas
marginales y a devolver a la producción suelos degradados.
Las variedades
resistentes a enfermedades y plagas pueden reducir el uso de pesticidas.



Ambiente y clima


Durante los próximos 30 años los problemas ambientales asociados a la agricultura
seguirán siendo serios.

La pérdida de biodi
versidad causada por
la expansió
n e
intensificac
ión de la producción continuará sin pausa
aun en los países
desarrollados, donde la naturaleza es altamente valorizada y, supuestamente,
protegida.



Los fertilizantes nitrogenados son una fuente principal de polución de
suelo,
aire y
agua.

Las proyecciones vigentes implican un crecimiento más lento en el uso de
estos fertilizantes, pero aun así el incremento tendrá efectos significativos sobre la
poluci
ón.
Existen proyecciones que sugieren un incremento del 60% en las
emisiones
de amoníaco y metano derivadas del sector ganadero.

Se requerirán
acciones coordinadas para reducir la polución de aire y agua desde esas fuentes.


No se espera que el calentamiento global deprima la disponibilidad de alimentos a
nivel global, pero puede te
ner impactos significativos a

nivel regional y local.



Las proyecciones actuales sugieren que el potencial de producción aumentará en
latitudes temperadas y norte, pero puede disminuir en parte de los trópicos y
subtrópicos.

Esto puede profundizar la depe
ndencia de los países en desarrollo de
las importaciones de alimentos, y simultáneamente mejorar la capacidad de los
exportadores de zonas temperadas de satisfacer la brecha
.
Los incrementos en el
nivel del mar pueden amenazar la producción de cultivos y l
a calidad de vida en
países con grandes zonas de tierras costeras bajas, como Bangladesh y Egipto.





La inseguridad alimentaria de algunos grupos rurales vulnerables en pa
íses en
desarrollo

puede empeorar.

Se espera que para 2030 el cambio clim
ático
pueda

deteriorar la producci
ón de cereales en África en un 2 a 3%.
Mejores variedades y
aumento en el uso de fertilizantes pueden compensar esa depresión; el factor
clima, no obstante, pesar
á fuertemente sobre los esfuerzos para lograr progreso.




Tanto l
a silvicultura como la agricultura contribuyen al impacto humano sobre el
clima.

La quema de biomasa, deforestación, incendios, residuos, y el uso de leña y
residuos animal
e
s para cocinar, son fuente importante de CO
2

atmosférico,
mientras que los fer
t
iliz
antes y deshechos animal
e
s crean grandes emisiones de
N
2
O y amon
íaco.
Los bosques pueden absorber parte del C liberado por las
activi
dades humanas.

Entre 1995 y

2050,

una deforestación más lenta junto a
regeneración y plantaciones forestales, podría reducir las
emisiones

de CO
2

en el
equivalente del 12 al 15% de las emisiones de los combustibles fósiles.


La agricultura también puede tener un papel
positivo. En 2030
la cantidad de C
secuestrado en suelos de cultivo como materia orgánica derivada de residuos
vegetales y animales podría aumentar en un 50% si se introducen mejores técnicas
de manejo,
FAO, 2002.


La pregunta vigente es si la población del año 2050 podrá vivir en libertad y con
prosperidad material, y sus hijos y los descendientes de sus hijos continuarán
viviendo en libertad y prosperidad, de la forma en que esas características se
definan en el fu
turo. La respuesta es un asunto de sustentabilidad.



Precios de los
commodities
2

agrícolas


Los precios de los
commodities

agrícolas son con frecuencia
volá
tiles en el corto
plazo, caracterizados por
f
uertes fluctuaciones.

Los precios de los insumos,
como
combustib
les y fertilizantes, son

los gestores de estas fluctuaciones.

No obstante,
en

rminos reales

sobre base 2002
-
2004 = 100,

considerando que el año 2008 fue
excepcional por su oscilación, y que hasta Junio de 2010 la tendencia ha sido más
bien
plana, los precios de los alimentos

han
tendido a un incremento sostenido
,
Figura
6
.

Simultáneamente, los retornos por superficie de los agricultores subieron
significativamente, indicando un incremento en la productivida
d,

(USDA
-
NASS,



2

Término inglés utilizado para referirse

a

materias primas

no elaboradas o poco elaboradas,

que son
objeto de negociación en mercados organizados: cereales,
azúcar, petróleo y gas natura
l,
minerales,

etc.


2009).

En el mundo actual, sin embargo, donde los inventarios de alimentos están
estrechos,
DB Climate Change Advisors, 2009,

estiman que los precios, en
término
s
reales,

comenzarán a aumentar. El mayor consumo de alimentos, cambio en las
dietas hacia el consumo
de más proteína, modificaciones climáticas, y diversión de
cultivos productores de alimentos hacia la generación de biocombustibles de
primera generación, le pondrán presión a los precios de estos
commodities
.
En
respuesta a estas presiones
, los gobiernos
del mundo podrían

continuar levantando
barreras a las exportaciones

para prevenir escasez

doméstica de alimentos, lo que
llevar
ía a aumentos en los precios reales.








1
Fuente:

FAO, 2010



Figura 6
. Precios
agrícolas en términos reales
1
.



Los mercados a futuro


Los mercados a futuro implican la obligación formal de vender o comprar una
cantidad determinada de un
commodity

en una fecha especificada.

Así,
proporcionan un importante instrumento para

minimizar

riesgos de precio en los
merca
dos
, y son utilizados por todos los operadores de
commodities

físicos como
parte de sus pr
ácticas comerciales normales.
Al entrar en un contrato a futuro,
tanto el vendedor como el comprador alcanzan certeza acerca del precio

de su
transacción, independiente del desarrollo del
m
ercado.




No obstante, solo 2% de los contratos a futuro terminan con la entrega del
commodity

físico.

Por el contrario, los
commodities

a futuro se transan
generalmente antes de su fecha de expiración.
Como resultado, los mercados a
futuro también atraen a inversionistas que no están interesados en el
commodity

mismo
, pero en realizar una ganancia especulativa.
En realidad
, los futuros de

commodities

se han hecho crecientemente atractivos para inversionistas
, dado que

sus retornos parecen estar negativamente correlacionados con los retornos de
papeles accionarios y bonos.

Por lo tanto, constituyen un atractivo vehículo de
diversificación de portafolios.
Este proceso ha proporcionado importante liquidez al

mercado, dado que los especuladores están asumiendo riesgos relacionados con los
precios de los
commodities
.

Los futuros

de
commodities

se han transformado en
una parte integral de los mercados de alimentos, y juegan un importante papel
para numerosos participantes del mercado.
Un adecuado juego de regulaciones
deb
e
ría mejorar, no prohibir, el comercio especulativo de maner
a de

fomentar

el
comportamiento del mercado,
FAO, 2010.


Los productores agrícolas chilenos deben estar en conocimiento de las
transacciones y tendencias de los mercados a futuro, para
planificar

sus actividades
sin sorpresas. Esto implica conectividad por

una parte, y adecuada información
proveniente de los organismos del Estado.


Rendimientos de cultivos



E
x
is
te una brecha entre lo
s rendimientos potenciales de los

cultivo
s
, y los
rendimientos reales que logran los agricultores.
Cassman
et al
., 2003,
desarrollaron
un esquema del marco conceptual de la

brecha de rendimiento, Figura
7
.

Evans y
Fisher 1989,

afirman que el rendimiento potencial se define como el rendimiento de
un cultivar en ambientes a los cuales está adaptado, donde los nutrientes y el agua
no son limitantes, y donde las plagas, enfermedades, malezas y tendedura son
efectivamente controladas
. Varios aspectos del rendimiento ameritan atención. Por
ejemplo, ¿cómo se determina?, ¿qué caracteres morfológicos y fisiológicos están
involucrados y que combinación de ellos maximizaría su expresión?, ¿cuánta es la
variabilidad genética del potencial de

rendimiento y de los caracteres relacionados?,
¿cómo, dentro del proceso de fitomejoramiento, se puede seleccionar rápidamente
genotipos con alto potencial de rendimiento en forma eficiente y económicamente
efectiva?
En consecuencia, el rendimiento puede
ser au
mentado elevando los nivele
s
actuales hasta acercarlos a su techo genético, lo que se logra mejorando el manejo
agronómico o desarrollando genotipos que sean resistentes a enfermedades, plagas y
estreses o, en forma m
ás ambiciosa, elevando el techo g
en
ético mismo, Mann, 1999.


El potencial
, en consecuencia,

se alcanza cuando no hay factores limitantes; si la
disponibilidad de agua, como precipitación o riego es insuficiente, los rendimientos
sólo alcanzan el 80% de su potencial; si los factores limit
antes son varios, como
agua, nutrientes, malezas, enfermedades y plagas
,

y otros, el rendimiento real sólo
alcanza el 60% de su potencial. Es función de la agronomía cerrar esa brecha para
lograr la seguridad alimentaria del mundo.










1
Fuente: Cassman
et al
., 2003


Figura
7
. Marco conceptual de la brecha de rendimiento
1



La Figura
8

presenta una estimación de FAO

de

la oferta y demanda de los
principales cultivos a 2030 y 2050

que incluye la demanda para la generación de
biocombustibles,

sobre la base de la producción actual y producción cerrando la
brecha de rendimiento.







1
Fuente: SAGE, FAOStat, World Agriculture to 2050


Figura
8
. Oferta y
demanda

actual, potencial y estimada 2030 y 2050

de los
principales cultivos, incluyendo estimación para la generación de biocombustibles.



La superficie requerida para producir la cantidad de alimentos necesaria para
alimentar a la población, Figura
9
,
FAO
-
SAGE, 2009, basada en nivel de producción
actual y producción cerrada la brecha de rendimiento, demuestra que en maíz,
arroz, soya y caña de azúcar se requerirá un importante

incremento de superficie,
aun
que se cierre la brecha de rendimiento
; en
trigo, sin embargo, si se lograra
cerrar la brecha de rendimiento no se requeriría aumentar la superficie sembrada
con ese cereal.








1
Fuente: FAO, SAGE 2009


Figura 9
. Superficie necesaria al año 2050 para satisfacer la deman
da de los
principales alimentos
1



Se han propuesto variables unidimensionales para determinar la capacidad de la
Tierra de soportar a la población humana, incluyendo alimentos, agua, energía, y
los varios elementos químicos indispensables para producir al
imentos. La dificultad
con estos índices de capacidad de soporte humano es que su importancia depende
del valor de los otros factores. Por ejemplo, si el agua es escasa y la energía
abundante, sería fácil desalinizar y transportar el agua; si la energía es

cara, esa
actividad sería impracticable, Cohen, 2005.

La solución es mejorar la eficiencia de
las tecnologías de desalinización en cuanto a su consumo de energía, y ha habido
progresos al respecto.


Cohen, 2005, agrega que los intentos de cuantificar la capacidad de la Tierra para
sostener a la población humana, o lo que se denomina una población sustentable,
se encuentran con el desafío de entender las limitaciones impuestas por la
naturaleza, las op
ciones que toman las personas, y las interacciones entre estas
variables.

Por ejemplo,

la dramática caída desde 1970 del crecimiento poblacional
global a 1,1 o 1,2% al año, es resultante principalmente de la
decisión

de millones
de parejas a limitar su núm
ero de hijos.

Probablemente l
as tasas globales de
crecimiento de la población

han crecido y caído numerosas veces en el pasado.
Por
ejemplo, las grandes plagas y guerras del siglo 14
redujeron no s
ólo la tasa de
crecimiento sino el tamaño absoluto de la po
blación del mundo, siendo ambas
causas mayormente involuntarias.
La preocupación es tan
a
ntigua como la historia
escrita.

Tabletas cuneiformes de 1600 a.C. muestran que los babilonios temían que
el mundo estuviera demasiado poblado. En
1798 Thomas Malthus

renovó esas
preocupaciones, como lo hicieron

Meadows

et al
.,
1972
, en el libro

Los Límites al
Crecimiento

(
The Limits to Growth
)
.



L
os

constantes

avances científicos y tecnológicos

han permitido superar las
predicciones de catástrofes, y es difícil predecir
que

nuevos desarrollos

pueden
modificar el panorama actual.

No obstante, para generar progreso es necesario
invertir en investigación. Chile no se ha caracterizado por la magnitu
d de los fondos
que se asignan a esta actividad, la que ha estado consistentemente muy por debajo
del nivel de los países desarrollados.
Alcanzar el nivel de desarrollo al que se
aspira, lo que lleva implícito terminar con la pobreza, no se logra sólo aume
ntando
el PIB, sino que destinando un porcentaje significativo de ese PIB


desde los

sectores público y privado


a la investigación nacional. El componente educación
está involucrado también en la ecuación de desarrollo.




Cohen, 2005, afirma que la may
oría de los modelos predicen que el mundo será
más próspero. En los mejores escenarios, la relación del ingreso
per capita

en
naciones industrializadas en relación a naciones en desarrollo debería bajar desde
la estimación de 16 a

1 de

1990 a

una cifra entre 6,6 a 1 y 2,8 a 1 en 2050. Estas
mejoras no están aseguradas; otros modelos predicen un estancamiento de la
pobreza.


Las cifras de Chile describen una población estimada al año 2010 de

17.094.275
habitantes,

con una densidad

de 20 hab

km². De ellos, aproximadamente el 40%
se concentra en el área metropolitana del Gran Santiago.

En 1907 se censaron
3.231.531 habitantes
.

S
e estima que

en 2050

la población chilena crecería a

cifras

entre 17,9 y 23,7 millones
. La población del país

ha mej
ora
do

su expectativa de
vida;

a inicios del siglo
20

el prome
dio de vida era de 35 años, 100

años después
es de 78 años, también se ha experimentado una baja en la tasa de natalidad

a
1,24% anual
.

En el año 2000 los mayores de 60 años eran 1.550.000; se pr
oyecta
que en 2025 habrán aumentado a 3.557.000 y en 2050 serán 5.228.000.
En la
región
,
Chile

integra junto a la Argentina, Cuba y Uruguay, el grupo de países con
una
transición demográfica

avanzada, caracterizada por poblaciones con natalidad y
mortalidad moderada o baja, lo que se traduce en un crecimiento natural bajo, del
orden del 1%.

La pirámide de población ha evolucionado consecuentemente desde
un perfil piramidal (mucha población
joven y poca población vieja) a un perfil
campaniforme con su base más estrecha, lo que significa un incremento notable de
la población adulta con una media de edad por sobre los 30 años.
Otro hecho que
destaca la evolución demográfica de Chile es que segú
n el
Instituto Nacional de
Estadísticas
, la tasa global de fecundidad en 2007 se situó en 1,97 hijos por mujer,
valor por debajo del límite del reemplazo gene
racional de 2,1 hijos por mujer; e
se
valor en 1997 se encontraba en 2,26 hijos por mujer.

A su vez
, el aporte
porcentual de los menores

de 15 años, que representaban el 47% en 1813, en

1910 disminuyó al 38% y al 22% en 2010. Así, en dos

siglos la representación
porcentual de los menores de 15

años disminuyo a la mitad en 2010. No obstante
que en

términ
os absolutos el número de niños menores de 15

años ha aumentado
en el tiempo, su ritmo de crecimiento

promedio anual ha sido inferior que el de la
población

de 15 años o más y del total nacional.


El hecho de que a través de 200 años este descenso

porcentu
al de los menores de
15 años haya ocurrido

junto al incremento del aporte porcentual de los adulto
s

mayores, da cuenta del envejecimiento demográfico que

ha experimentado la
población de
l

país. Este envejecimiento

demográfico de la población se aprecia
tam
bién

a través del índice de adultos mayores, que de 17

adultos mayores por
cada 100 menores de 15 años en

1910 pasó a 58 en 2010, valor que creció más del
triple

en un siglo

(INE, 2010).


La proyección del INE, 2010, del crecimiento de la población del país, Figura
10
,
muestra un curva sigmoidal, donde el máximo crecimiento se aprecia en el período

1945
-
2025, para luego entrar a

un lapso relativamente plano.











1
Fuente: INE, 2010


Figura
10
. Población de Chile, 1820
-
2050
1





Esta proyección

nacional

implica además de mayor densidad poblacional, mayores
requerimientos de alimentos posiblemente acentuado por un incremento de los
ingresos de la población asociada a la demanda por mejor calidad, disminución de
suelos agrícolas por urbanización, mayores d
emandas energéticas

con la mayor
emisión asociada de gases con efecto de invernadero,

y el incremento de
deshechos contaminantes, si no se hace un esfuerzo serio por educar a los
ciudadanos al respecto.
El desafío para la educación universitaria está clara
mente
planteado, y con urgencia.

Además, la educación desde el nivel más básico debe
enfatizar la responsabilidad individual y colectiva de las personas
.


Muchas ciudades importantes fueron establecidas en regiones potencialmente
excepcionale
s

en su produc
tividad agrícola, típicamente

áreas de influencia

(
floodplains
)

de ríos, o en zonas costeras o islas con buen acceso a alimentos
marinos y comercio marítimo.
Si la población urbana del mundo se duplica en el
próximo medio siglo, de 3 a

6 mil millones de personas, mientras que la población
rural
permane
ce mayormente estable en 3 mil millones, y si las ciudades se
expanden en superficie m
ás que en densidad, como Temuco, por ejemplo, el suelo
agrícola alrededor de esas ciudades dejará de p
roducir alimentos, y las aguas
alrededor de las ciudades

ribereñas,

costeras o insulares tendrán una mayor
amenaza por los deshechos urbanos.


Actualmente, las mayores densidades poblacionales del planeta, la mitad de la
poblaci
ón,

habita

en el 2 a 3% de
la tierra libre de hielo.
Si las ciudades duplican su
superficie para 2050, las zonas urbanas ocupar
ían el 6% del suelo, restando esa
superficie del 10 a 15% de la superficie global que se considera arable, con notable
impacto sobre la producción agrícola,

Cohen, 2005.

Planificar las ciudades evitando
ocupar la tierra arable reduciría el efecto de su crecimiento poblacional sobre la
producción de alimentos, un objetivo de alto inter
és para los habitantes urbanos
que necesitan ser aprovisionados.


Para los habitantes de las ciudades, la urbanización presenta amenazas, por
ejemplo enfermedades infecciosas, a menos que
las adecuadas medidas sanitarias
aseguren agua potable y remuevan deshechos.
Sin embargo, las ciudades también

concentran oportunidade
s de enriquecimiento educacional y cultural, y multiplicidad
de empleos.

En consecuencia, si la mitad de la infraestructura urbana que existirá
en 2050 debe construirse en los próximos 40 años, la oportunidad de diseñar,
construi
r, operar y mantener nuevas

ciudades


mejores que las antiguas


es
en
orme, emocionante y desafiante, Cohen, 2005.



Chile ha demostrado escasa preocupación por descontaminar sus aguas fluviales.
Sólo en 2010 se ha informado la descontaminación del río Mapocho en Santiago.
¿Cuántos

otros ríos nacionales están siendo descontaminados? Pero además, y
ciertamente por falta de educación, la mayoría de la población de Chile tiene un
absoluto desprecio ambiental en la eliminación de otros residuos. Las ciudades,
pueblos y carreteras del pa
ís son un “largo y ancho” basural, donde se deposita de
todo sin consideración alguna por el resto de los habitantes, y mucho menos por el
ambiente. Esto sólo cambia con educación, partiendo desde el nivel preescolar. Por
otra parte, el concepto de recicla
je de residuos está todavía incipiente, lo que es
una aberración considerando los beneficios ambientales y económicos que ello
produce.


Cleantech Group, 2009
, listan
, entre otras
,

las siguientes acciones
necesarias

para
aumentar la producción agrícola e
n forma sustentable, tanto para producir
alimentos como biocombustibles:




Desarrollo de fungicidas e insecticidas naturales
.




Desarrollo de nuevas plantas que requieren me
nos recursos para
desarrollarse
.



Desarrollo de tecnologías innovativas que optimicen el comportamiento y
la
productividad de las plantas
.



Desarrollo de biotecnologías que mejoren la resistencia de las plantas a
enfermedades y plagas con incremento de los rendimientos
.



Desarrollo de produc
tos naturales para el manejo de malezas, enfermedades
y plagas
.



Detección precoz de patógenos y compuestos químicos en los alimentos
.



Proporcionar a los agricultores elementos comput
acionales para manejar el
riego y la fertilización
.



Desarrollar mediante i
ngeniería genética bacterias capaces de bioprocesar
materias primas celulósicas
.



Desarrollar instalaciones de conversión de etanol celulósico utilizando
deshechos

agrícolas

como materia prima
.



Desarrollar una nueva generación de biocombustibles basados en
energía
metabólica
.



Producción de biocombustibles utilizando microorganismos acuáticos
mediante un proceso que no requiera luz del sol
.




Desarrollar procesos para convertir biosólidos como deshechos urbanos en
biocombustibles utilizando microorganismos y

tecnologías de biorreactores
.



Desarrollar plantas y procesar materias primas no comestibles para ser
cultivadas en zonas marginales
.


Conclusión


El mundo, Chile y la region de La Araucanía se enfrenta
n

a una crisis causada por
demandas crecientes y competitivas por suelo y energía, debida al crecimiento de

la poblaci
ón y mayor prosperidad.
La ciencia y la investigación deben proporcionar
formas sustentables para satisfacer las demandas de alimentos sin
deteriorar los
recursos naturales, permitiend
o una reducción del nivel de estres ambiental a lo
largo de toda la cadena productora de alimentos.




Se requieren conocimientos científicos en los niveles de toma de decisones de la
industria productora de al
imentos y en los segmentos que fijan las pol
íticas de
desarrollo.
Esto es imprescindible para que se formulen soluciones técnicas
adecuadas que sean reconocidas y aceptadas por el poder pol
ítico que tiene la
autoridad para propiciar los cambios. La generac
ión de conocimiento científico debe
ser estimulada mediante el adecuado financiamiento público y privado, tomando en
cuenta que la realidad de la agricultura, y básicamente las potencialmente infinitas
interacciones entre los organismos biológicos y el amb
iente, no se resuelven con
investigaciones restringidas en el tiempo, sino que requieren estudios
suficientemente prolongados y acuiciosos para generar respuestas confiables.


Aunque Chile no tiene un problema urgente de expansión poblacional, existe

pres
ión sobre la agricultura
, y

sus

respuestas adecuadas,

para producir más y
mejores alimentos

y biocombustibles

en forma sustentable

en una superficie de
suelo que disminuye por urbanización, industrialización, erosión y deterioro por
sobre utilización, con una disponibilidad decrecient
e de agua. Además, amagad
a
por

contaminación y cambio climático.

Es decir, está amenazada la sustenta
bilidad
del planeta Tierra, y la sobrevivencia de sus habitantes.



La producción agropecuaria y forestal sustentable es responsabilidad de los
Ingenieros Agrónomos, Ingenieros Forestales, Médicos Vete
rinarios, Ingenieros
Acuícolas e

Ingenieros Ambientales
. Es preciso en primer lugar, educar a nuestros
alumnos al respecto, pero además, se requiere de educación desde el nivel más
básico, normas legales y estímulos impositivos que estimulen en esa dirección.

Los
recursos para generar investigación relevante d
eben ser incrementados
significativamente, debidamente enfocados y asignados en plazos que permitan
solución efectiva

y creativa

de

los problemas que afectan a la agricultura.
Las
generaciones futuras dependen de que eso se haga ahora.

















Capítulo 2


Sustentabilidad



La palabra “sostener” del latí
n
sustinere

(
sus
-
,

dese abajo y
tenere
,

sujetar
,

dejar
existir o mantener
)
, implica permanencia.
En lo que se refiere a la agricultura,
sustent
abilidad

describe sistemas de producción que son

capaces de mantener
indefinidamente su productividad y utilidad a la sociedad.
Estos sistemas deben
conserv
a
r los recursos,
ser
socialmente solidarios, comercialmente competitivos y
ambientalmente s
ólidos,
Duesterhaus, 1990.


L
o que es un hecho, es que l
a

Tierra tiene una capacidad finita de proporcionar
recursos y de absorber deshechos; las demandas humanas ya h
an excedido esa
capacidad.
El proceso tiene que ser revertido.


En 1960 la humanidad utilizaba el 70% de la capacidad potencial de la biósfera. E
n
1999 utilizaba el 120% de esa capacidad. (Wackernagel, 2002)
.
No conozco
estimaciones
más recientes. E
s un hecho que el incremento en la producción de
alimentos no se mueve a la velocidad que sería deseable, segregado en magnitud
dependiendo del
desarrollo/subdesarrollo de los países. Globalmente,

la humanidad
está

explotando el ambiente más rápido de lo que éste se puede regenerar,
situación claramente insostenible.

El desarrollo sustentable requiere vivir con la
capacidad regenerativa de la biós
fera.


El concepto de sustentabilidad es usado y abusado por muchos que parecen no
entenderlo. Es un hecho que sustentabilidad no es

inmovilidad. Tampoco es el
retorno a las prácticas ancestrales. Eso sólo significaría miseria y desnutrición.


El concepto
de sustentabilidad está contenido en el Informe Brundtland

(1987):


Desarrollo sustentable es desarrollo que satisface las necesidades del presente sin
comprometer la capacidad de las generaciones futuras de satisfacer sus propias
necesidades

.
B
rundtland
enfatiza dos ideas

implícitas en la definición:





El concepto de ‘necesidades’ c
o
n énfasis en las necesidades es
enciales de los
pobres del m
undo)




El sentido de limitación impuesto sobre la capacidad del mundo de satisfacer
esas necesidades, presentes y f
uturas, mediante organización social y
tecnológica.


Para ser sustentable, el desarrollo debe satisfacer las necesidades humanas
aumentando el potencial productivo de forma tal que sea equitativo para todos.

Para incrementar el potencial productivo presen
te y futuro, se requiere las
siguientes características:




El desarrollo sustentable no debe poner en peligro los sistemas que
mantienen la vida.



La generación de deshechos debe ser minimizada y manejada de tal forma
que no ponga en peligro a los ecosistemas



Debe impedirse la sobre utilización de los recursos renovables.




Para ser sustentable, el crecimiento debe conducir a la reducción del riesgo
.


De acuerdo a los principios del Informe Brundtland, los cambios en la producción de
alimentos deben enmarcarse en los siguientes criterios:




Demografía: Teniendo en cuenta los cambios en tamaño y desplazamiento de
la población.



Recursos: Mejorando el a