LICENCE LETTRES MODERNES UNIVERSITE TOULOUSE 2 LE MIRAIL 1 ERE ANNEE SEMESTRE 1 LINGUISTIQUE

mustardunfInternet and Web Development

Oct 21, 2013 (3 years and 1 month ago)

92 views

LICENCE LETTRES MODERNES

UNIVERSITE TOULOUSE 2 LE MIRAIL

1 ERE ANNEE

SEMESTRE 1



LINGUISTIQUE


PLAN DU PROGRAMME


1
-
LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA LINGUISTIQUE


+linguistique / grammaire


+domaines de la linguistique


+langage / langue / parole


+diachro
nie / synchronie


+signe linguistique


+double articulation du langage


+relations syntagmatiques / paradigmatiques


+valeur linguistique


+phrase / énoncé


2
-
DESCRIPTIONS LINGUISTIQUE


+découverte des unités dans la langue



>opérations linguistiques de b
ase




-
commutation




-
effacement




-
déplacement


+typologie des langues (morphologie, syntaxe)


3
-
LA DIVERSITE LINGUISTIQUE


+les langues dans le monde


+les langues en Europe


+les langues romanes




















1
-

LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA L
INGUISTIQUE


LINGUISTIQUE / GRAMMAIRE


1
-

LINGUISTIQUE (oral)




n'a pas de préoccupations normatives



tâche première de la linguistique: observer le langage, le décrire, l'expliquer



mettre en place les
"
grammaires
"

d'une langue (gram. polylectales)



objectivi



2
-

GRAMMAIRE (écrit)




la grammaire est prescriptive. Elle impose un certain nombre de règles.



Elle est normative. Elle impose des normes.



Elle ignore les variations ( sociales, régionales, géographiques, âge...)



DOMAINES DE LA LINGUISTIQUE



1
-
Phonét
ique (sons) :

la phonétique est la science qui étudie les sons du langage




-
phonétique acoustique :

étudie les possibilités acoustiques de l'Homme et va étudier
l'appareil phonatoire. L'acousticien analyse les sons en tant que phénomènes physiques. Il re
garde
l'émission, la réception, et la propagation des sons.



-
phonétique auditive :

elle va décrire comment l'oreille humaine va réagir aux stimuli
auditifs.



-
phonétique articulatoire :

elle s'occupe de l'appareil phonatoire (poumons, bouche,
etc...) et

de la façon dont on produit les sons.




Phonétique descriptive :

elle fait l'inventaire des sons en les figeant en un moment
donné de l'histoire. Elle privilégie l'aspect synchronique (figé à un moment donné).




Phonétique historique :

elle va essayer de re
tracer l'histoire des sons. Elle privilégie
l'aspect diachronique (évolutif dans le temps).




Phonétique comparée :

on compare un problème phonétique sur plusieurs langues.



2
-
Phonologie (phonèmes) :

elle étudie les sons du point de vue de leurs fonctions
distinctives. Elle explique les problèmes de structures du mot.




Phonologie générale :




-
phonologie de la langue




-
phonologie historique :

retrace l'histoire des phonèmes d'une langue
(diachronie).




-
phonologie comparée :
on compare les différentes
langues.




Phonématique :

prosodie, étude globale au niveau de la phrase (accentuation,
intonation, ton ...)




3
-
Morphologie:
elle étudie la construction d'un mot en mettant en évidence les règles de
combinaisons des morphèmes.




Catégories de mots



Marques
de flexions

(masculin, singulier, pluriel...)



Dérivation :

comment à partir d'une base on peut former un mot




4
-
Syntaxe :
essaye d'expliciter les règles de combinaisons des mots à l'intérieur de la phrase.



5
-
Lexicologie :

c'est l'étude scientifique du
vocabulaire




Onomastique:




-
étude des noms propres

(antroponymes)




-
étude des noms de lieux

(toponymes)



6
-
Autres disciplines :




Dialectologie :

elle étudie les différents dialectes, variations de la langue



Ethnolinguistique



Sociolinguistique :

en q
uoi les phénomènes sociaux ont des répercussions sur le
langage.



Psycholinguistique :

en quoi la psychologie a des répercussions sur le langage.



Linguistique appliquée au champs du discours :
style.




LANGAGE / LANGUE / PAROLE


Ferdinand de Saussure (1853
-
1913) serait la fondateur de la linguistique moderne. La linguistique
en tant que discipline générale et autonome est apparue vers la fin du XIX
ième

siècle.


=> voir livre ** CHISS
-
FILLIOLET
-
MAINGUENEAU tôme 1 pages 9 à 18


L'œuvre de Saussure nous est
parvenue par ses deux disciples qui par leur notes ont reconstitué le
cours de Saussure (
Cours de linguistique générale
1906
-
1911 ). Saussure est le propulseur de la
linguistique moderne. Il a mis en place plusieurs concepts. Pour lui la linguistique est

une science
descriptive, le but du linguiste est de décrire et de chercher à comprendre le langage. Il donne la
priorité à la langue parlée, l'écriture jouera pour lui un rôle second, car il dit que la parole est plus
ancienne et plus répandue que l'écrit
ure.



1
-
Langage :

moyen de communication propre à l'Homme, c'est une faculté.



2
-
Langue :

code commun spécifique à un ensemble d'individus. C'est un héritage social.



3
-
Parole :

manière personnelle d'utiliser le code, c'est une réalisation individuelle.

Équivalent de la parole :
idiolecte (e
nsemble des usages du langage propres à un individu donné
).






DIACHRONIE / SYNCHRONIE




diachronie :
étude d'un problème à travers le temps



synchronie :
étude d'un phénomène à un moment donné du temps (passé ou prés
ent).


Il y a de la synchronie en diachronie et vice
-
versa.

Saussure donnait la priorité à la synchronie.


SIGNE LINGUISTIQUE


1
-
Notion de structuralisme :



Pour Saussure, la langue constitue un tout organisé, à l'intérieur duquel chaque élément est défin
i
par les relations qu'il entretient avec tous les autres.

Pour Saussure, la langue est un système de signes. La notion de système signifie : ensemble
homogène d'éléments.
Le signe linguistique correspond à la notion de mot
.

Ce signe linguistique est compo
sé de deux éléments inséparables :



un concept : S.E ( = signifié , un sens )



une image acoustique : S.A ( = signifiant )


Exemple : sœur




S.E : parenté



S.A :
[ 's œ R ]


Le lien entre S.E et S.A est arbitraire, on apprend ainsi étant pe
tit, une table sert à une fonction
particulière, on ne nomme pas
"
table
"

un chien par exemple, cela n'aurait plus de sens.


Chaque signe linguistique est différent d'un autre signe. Donc la langue est composée d'un système
de signe différents. Un signe lin
guistique ne peut exister que par rapport au système.


Le signe linguistique sert à communiquer. Plusieurs types de signes : langage des signes, code de la
route...) .


=> voir livre
"Le signe" de Umberto Eco


2
-
Notion de générativisme :



=> voir livre "L
e modèle théorique des générativistes" de Noam Chomsky


Noam Chomsky définit la langue comme un système de règles. L'être humain, à partir de structures
de base, de structures intuitives, est capable de former des phrases complexes.

L'être humain a un cert
ain nombre de compétences. Les générativistes vont essayer de dégager ces
règles. L'individu a intégré un certain nombre de règles, il a un savoir intuitif. Les générativistes
essayent de mettre en évidence les mécanismes qui permettent de générer du langa
ge.

Le but général, pour les générativistes, est d'arriver à décrire la faculté du langage, à mettre en
évidence la capacité de l'individu à différencier des phrases grammaticales et celles qui ne le sont
pas. Leur but est d'arriver à une théorie universel
le des langues.





DOUBLE ARTICULATION DU LANGAGE


SYNTAXE :

Enonc
é

: discours (oral), texte (écrit)...



Dans l'énoncé :




Phrase :
pour le linguiste, c'est l'élément le plus grand sur lequel il peut
travailler. Unité de rang supérieur.




Dans la phras
e :





Syntagmes :
ou groupe de mots.





Dans les syntagmes :






Mot :
(monèmes) unité minimale de signification.






Dans les mots :







Double
-
articulation




unités de 1
ière

articulation: (morphologie)


articulation significative ( lexèmes, morph
èmes )
exemple : charmeur









[charm] lexème [eur] suffixe




unités de 2
ième
articulation: (phonétique, phonologie)


phonème : + petite unité qui n'a pas de sens, il n'a qu'une fonction distinctive.


La langue est une hiérarchie d'éléments, de constit
uants.



RELATIONS SYNTAGMATIQUES / PARADISMATIQUES





axe paradigmatique noms adj. Etc...




axe syntagmatique
(combinaisons)


exemple : l
a chat vient ce matin. = il vient ce matin.



VALEUR LINGUISTIQUE


La valeur d'un signe linguistique, c'est l'ensemble des attributs qu'il va pouvoir tirer des relations
avec les autres membres du système.


PHRASE / ENONCE


Selon Joëlle Gardes
-
Tamine :



Énoncé :

événement de paroles, concret et individuel, et un fragment de vécu, enraciné dans
une situation particulière.



Phrase :

unité de description grammaticale.



On peut l'étudier d'un point de vue purement syntaxique.



On peut l'étudier d'un point de vu
e sémantique (sens).



On peut l'étudier d'un point de vue prosodique (intonation, ponctuation...)



On peut l'étudier d'un point de vue énonciatif (type de phrase: interrogative,
exclamative...).










































2
-

DESCRIPTION LINGUIS
TIQUE


DECOUVERTE DES UNITES DE BASE


Opérations linguistiques de bases (utilisées au niveau de la phrase, syntagme, mot, phonème) :



C
ommutation :
cela consiste à remplacer un élément linguistique par un autre élément
linguistique. La manipulation doit abo
utir à une construction grammaticale.



Exemple : Ma cousine aime les gâteaux à la vanille.



[Ma cousine] : fonction : sujet





nature : S.N (syntagme nominal)




structure: dét. (déterminant) + nom



[aime] : S.V (syntagme verbal)



[les gâteaux] : dé
t + nom


[à la vanille] : prép. + dét. + nom S.P (syntagme propositionnel : élément qui permet de
faire la jonction entre plusieurs choses, mais le pivot est un nom).



Ma cousine aime quoi ? : les gâteaux.


À la vanille est relié aux gâteaux



[les gât
eaux à la vanille] : S.N




Phrase = SN + SV



La commutation permet de dresser le paradigme de l'énoncé.




Effacement :
ça consiste à supprimer un ou plusieurs éléments dans une séquence donnée.



Exemple: Dimanche dernier, dans la capitale, les manifest
ations ont été violentes.



[Dimanche dernier] et [dans la capitale] : constituants facultatifs et mobiles



[les manifestations] et [ont été violentes] : constituants obligatoires non mobiles



[dans la capitale] : nature : S.P




structure : prép. + dét. + nom



fonction : valeur sémantique de lieu




Déplacement :
ça consiste à déplacer un élément dans la phrase.



Exemple : Elle portait un affreux petit chapeau.



Distribution de l'adjectif : 2 posi
tions :




devant le nom (
un affreux petit chapeau

)



après le nom (
un petit chapeau affreux
)

Phonologie :

pour le phonologue, il va essayer de voir des unités distinctives (en quoi
"p"est différent de "b" ? )


Dans une langue il y a plus de sons que de ph
onèmes.


-
Commutation: remplace un élément linguistique par un autre élément linguistique de même niveau
dans le même contexte.



Exemple :
thon [ t
ɔ
̃

] don [ d
ɔ
̃

] paire minimale : [ t ] et [ d ] sont les seuls éléments
qui varient. La com
mutation a produit un changement de son. On dit que les deux éléments
commutés sont deux
phonèmes
. Ici : | t | et | d | .





rat [ r a ] [ R a ] pas de changement de son, pas de commutation.



[r] roulement du r [R] r normal


Ce sont deux all
ophones ou variantes d'un même phonème.

Un même phonème peut avoir plusieurs réalisations, plusieurs sons.



































3
-

LA DIVERSITE LINGUISTIQUE


Classement des langues :



D'un point de vue génétique :
retrace l'état ancien des lan
gues. On essaie de dégager des
correspondances régulières dans les mots.



D'un point de vue géographique :
lorsqu'il y a trop de langues à distinguer les unes des
autres.



D'un point de vue typologique :

classement des langues selon leurs propres mécanismes
internes. Quelles sont les propriétés linguistiques de ces langues, et la manière dont elles
vont s'organiser ?


=> typologie phonologique :

les sons, comment chaque langue utilise les sons ? Quels sont les
différents phonèmes des langues ? La manière dont

s'organisent les syllabes dans le mot ?


=>
typologies morphologiques :

se base sur le mot, la manière dont les mots se forment et dont ils
varient.


=>
typologies syntaxiques :
au niveau de la phrase, organisation de la phrase.


On établit un classement

des différentes langues en fonction de ces 3 typologies:


_langues à tons (ou tonnales)

_langues syllabiques

_langue à harmonisation vocalique (turc, langues altaïques, langues finno
-
ongriennes)





D'un point de vue morphologique : 3 types de langues



§ l
angues isolantes
( vietnamien, chinois ) les mots sont invariables, il y a les mots
indépendants qui donnent les informations grammaticales ( genre, nombre )



§ langues agglutinantes :

( agglutiner = se coller ) On forme les mots en collant au radical
des

affixes. Les frontières entre les morphèmes restent bien nettes, bien nettes et chaque morphème
correspond à
une seule

information sémantique ou grammaticale. ( Finnois, Japonnais, Turc,
Coréen, Swahili, Nahuatal, Basque, Allemand, Esperanto )


exemple:
Turc


el "la main" eller "les mains"


elim "ma main" ellerim "mes mains"


elin " ta main" ellerin "tes mains"


elimiz " notre main" ellerimiz "nos mains"



§ langues fusionnelles ( ou flexionnelles ) :

les mots varient en fonction de leur rela
tion
grammaticale (genre, nombre, temps … ) . Les frontières entre les différents morphèmes sont floues
(latin).


Exemple: latin :
domini (le maître) nominatif et génétif





arabe:

kitaB livre





kutuB livres






§ langues polysynthéti
ques :
chaque mot est composé de nombreux morphèmes, les mots
de ces langues sont souvent très longs et ils peuvent correspondre à une phrase entière.

Il peut y avoir des langues polysynthétiques à dominante fusionnelle ou à dominante agglutinante (
inouït

groenland occidental ). Ces langues peuvent être incorporantes. Les éléments peuvent
véhiculer plusieurs informations à la fois.





2 catégories de langues :


*avec sujet


*sans sujet => pro
-
chrop occitan, catalan, espagnol, italien, portugais


_ 41

% => Sujet Objet Verbe japonnais, latin …

_ 39 % => Sujet Verbe Objet français, anglais, chinois, hébreux …

_ 15 % => Verbe Sujet Objet gaëlique, hawaïen, arabe …

_ autres minorités: _ V O S malgache, fidgien

_ découvertes récemment
=> _ O V S hixharayana (caraïbes du brésil), panaré (au Vénézuela)


_ O S V kabardien (langue du Caucase)






LA TYPOLOGIE DES LANGUES


d'après «

Atlas des langues


l'origine et le développement de
s langues dans le monde

» 2004

Ed. Acropole



On peut classer les langues en quatre types fondamentaux en fonction de leur morphologie
(structure des mots) : type isolant, type agglutinant, type flexionnel (fusionnel) et type
polysynthétique. Cette classif
ication est fondée sur trois critères essentiels:

(1)

Un mot est
-
il segmentable en plus petites unités porteuses de sens (morphèmes) ?

(2)

Les frontières entre les morphèmes sont
-
elles bien nettes ?

(3)

Chaque morphème exprime
-
t
-
il un seul sens ?


_ Si la réponse à la

première question est négative, nous sommes face à une langue isolante, dans
laquelle même les concepts grammaticaux sont exprimés par des mots séparés qui ne se
décomposent pas en plus petites unités. Le chinois et le vietnamien sont des exemples de ce t
ype; en
madarin, "ta bu hui yong dao chui fan" se traduit littéralement par "il ne pas sait couteau utiliser
manger riz" (il ne sait pas manger du riz avec un couteau).


_Dans une langue agglutinante, les mots se décomposent en plus petites unités (morphèm
es), aux
contours phonétiques clairement délimités, et chaque sens grammatical est exprimé par un
morphème séparé. Par exemple, en japonnais "tabe
-
sase
-
rare
-
ru"se traduit par "peut faire manger
quelqu'un"; "tabe" signifie "manger", "sase" signifie "faire"

, "rare" signifie "peut" et "ru" marque
le présent.


_Dans une langue flexionnelle, les contours phonétiques sont flous et les morphèmes peuvent
exprimer plus d'un sens, comme dans le latin "pluribus" où la désinence "
-
ibus" indique le pluriel à
la fois d
u datif et de l'ablatif.


_Dans une langue polysynthétique, plusieurs morphèmes sont associés pour former des mots
complexes qui se traduiront en français par une phrase complète, comme dans le tchouktche

" t Ə


meyƞƏ


levt Ə


pƏƔt


ƏrkƏn "littéralemen
t "première personne


gros


tête


mal


forme


progressive" (j'ai un violent mal de tête).


LES LANGUES AGGLUTINANTES


La structure agglutinante, où les composants d'un mot sont collés, est caractéristique des langues
altaïques. En mongol classique,
comme en latin, les substantifs présentent des formes particulières
ayant des fonctions grammaticales différentes (cas).



Singulier

Pluriel

Nominatif

bak
š
椠
汥⁰牯=e獳敵ë)
=
扡k
š
i
-
湡爠rle猠灲潦e獳敵ëë)
=
䅣c畳u瑩f
=
扡k
š
i
-
y椠⡬e⁰牯=e獳敵ë⤨ç扪整b
=
扡k
š
i
-
湡r
-
椠⡬e猠灲潦e獳敵牳r
=
䑡瑩f
=
扡k
š
i
-
摵爠da甠u牯re獳e畲u
=
扡k
š
i
-
湡r
-
瑵爠⡡畸⁰牯=eë獥畲猩
=
䟩湩n楦
=
扡k
š
i
-
渠⡤n⁰牯=e獳敵ë)
=
扡k
š
i
-
湡r
-
畮u⡤(猠灲ë晥獳e畲猩
=
䅢污瑩f
=
扡k
š
i
-
aca
摵⽰=爠re⁰牯=e獳敵ë)
=
扡k
š
i
-
湡r
-
aca
摥⽰L爠汥猠
灲潦e獳敵牳r
=
f湳瑲畭n湴慬
=
扡k
š
i
-
扡爠ré
a爠汥⁰牯re獳e畲u
=
扡k
š
i
-
湡r
-
iya爠réa爠汥猠
灲潦e獳敵牳r
=
C潭ç瑡瑩t
=
扡k
š
i
-

ġ
a
=vec攠=牯re獳敵ë)
=
扡k
š
i
-
湡r
-

ġ
a
=vec敳=
灲潦e獳敵牳r
=
=
C桡煵è⁦潲浥me獴⁦ëc楬e=à⁳=灡牥爠r渠摩n曩re湴猠捯浰潳a湴猬⁣潭ne攠獵=f楸e•
-
扡r"⁤=獩g湡湴e=
灬畲楥氮⁈潲浩猠煵ë汱
略猠癡物r瑩潮猠摥愠灲e浩è牥=癯ye汬e甠c潮獯湮çⰠ汥猠景f浥猠獯湴⁲mg畬uère猠
e琠灲t癩獩扬敳⸠䌧敳琠畮b=杲潳獥⁤楦fé牥nce⁡vec攠=a瑩渠n琠te⁧牥c鸞=e猠摩癥牳r猠景ë浥猠摯楶m湴nê瑲t=
灲楳é猠楮摩癩摥汬敭v湴n
=
=
佒䑒䔠䑅⁂䅓䔠䑅匠䵏呓
=
=
qyée⁤'潲摲e⁤=猠浯ëë
=

ngue猠ëxe浰meë
=
p噏
=
ia⁶ache慮ge'桥牢r
=
c牡nça楳Ⱐ䅮g污楳Ⱐl楮湯i猬⁃桩湯h猬⁓睡桩hi
=
p佖
=
ia⁶ache=he牢e慮ge
=
䡩湤椯併l摯甬dq畲cⰠ,a灯湡楳Ⱐi潲çen
=
噓s
=
䵡湧n愠癡c桥'桥牢r
=
䅲a扥=c污獳楱略Ⱐla汬潩猬⁓a浯慮
=
噏s
=
䵡湧n'桥牢e愠癡c桥
=
䵡汧ac桥=⡬(ng
略=a畳瑲u滩獩敮湥⁤==
䵡摡ga獣a爩,=呺潴ç楬
污湧略aya⁤'䅭A物煵r=
ce湴牡汥)
=
体l
=
i❨'牢r愠=ache慮ge
=
䭡扡牤楥渠⡬(ng略⁤甠湯牤⁤r⁃a畣a獥)
=
佖l
=
i❨'牢r慮来愠癡c桥
=
䡩e歡rya湡=⡬(ng略=ca物re⁤甠=ré獩ë)
=
=
=
=
=
=
=

L'ORDRE DES MOTS ET DES NOMS


L'ordre de
base des mots dans une langue est souvent reflété par l'ordre des noms.

Dans les langues SOV, comme le Coréen ou le Japonnais, le nom de famille vient en premier:

KIM IL
-
Sung (coréen)

MATSUMOTO Tada (japonnais)

Ceci s'applique aussi aux titres, comme en J
aponnais:

YAMATA sensei

professeur YAMATA

WATANABE ishi

docteur WATANABE

De la même façon, les patronymes (noms signifiant "fils ou fille de" reflètent l'ordre des mots actuel
ou ancien de la langue. Dans les langues VSO, comme le gaélique écossais, le ga
élique irlandais et
l'hébreux biblique, les patronymes prennent le forme de "enfant de (ou petit
-
enfant) de X":

Mac
-

comme dans MacAllister

"enfant d'Allister" (gaélique écossais)

O
-

comme dans O'Hara

"petit
-
enfant de Hara" (gaélique irlandais)

Ben
-

com
me dans Ben
-
Gourion

"enfant de Gourion" (hébreu biblique)


Dans les langues SOV comme celles de la région du Caucase, ces noms prennent la forme de "X
enfant de" :

-
ian comme dans Katchourian (Arménie)

-
chvili comme dans Basilachvili (Géorgie)


Nombre d
e langues européennes présentent un ordre similaire qui peut être un vestige d'un ordre
des mots SOV antérieur:

-
ová

comme dans Gruberová "fille de Gruber" (tchèque)

-
dóttir

comme dans Sigurdsdóttir "fille de Sigurd" (islandais)

-
son

comme dans Anderss
on "fils d'Ander" (suédois)


(Les noms Anglais comme Johnson sont d'origine Scandinave.)




LE LATIN ET LE ROMAN


Les langues romanes affichent clairement leur ascendance latine, l'italien étant particulièrement
proche du latin, tant sur le plan des sonori
tés que du vocabulaire; ce sont néanmoins des langues de
typologie très différente. Elles sont perdu dans les flexions de cas du latin et l'ordre des mots est
plutôt de type SVO que SVO. Dans bien des cas, les langues romanes utilisent des auxiliaires là o
ù
le latin présentait des flexions verbales:


Latin


Italien

parfait

canta
-
vi

ho cantato

j'ai chanté

passif

canta
-
tur

è canto

il est chanté


Alors que le latin présentait trois genre,
les langues modernes se cantonnent à deux. Les substantifs
neutres se voient attribuer plus ou moins arbitrairement le genre masculin ou féminin.


Latin


Italien


Masculin

homo (homme)

uomo (homme)

vin
o (vin)

Féminin

domina (maîtresse)

donna (femme)

guerra (guerre)


Neutre

vinum (vin)

bellum (guerre)








=> bibliographie :


à consulter pour compléter ce cours :


partie les langues dans le monde :


«

atlas des langues, l'origine et le développem
ent des langues dans le monde

»

COMRIE, MATTEWS, POLINSKY

éd. Acropole 2004


«

l'aube des langues indo
-
européennes

» in
les langues du monde ,

GAMKRELIDZE et IVANOV

bibliothèque pour la science, belin, 1999 page 66


«

les langages de l'
humanité

»

MALHERBE

Bouquins, robert laffont 1995


«

la dispersion des langues indo
-
européennes

» in
les langues du monde

RENFREW

bibliothèque pour la science, belin, 1999 page 74




partie les langues d'europe :


«

les langues romanes

»

CAMPR
OUX

que sais
-
je ? N°1562 PUF 1974


«

Enquête sur le passé lointain des langues d'Europe

» in
découvertes : du langage aux langues

Science & Vie n°227 page 136 juin 2004


«

des langues romanes. Introduction aux études de linguistique romane

»

KLI
NKENBERG

bruxelles; duclos 1994


«

les langues minoritaires en Europe

»

POCHE

presses universitaires de Grenoble 2000



«

les langues régionales

»

SIBILLE

dominos flammarion 2000


«

l'aventure des langues en Occident

»

WALTER

robert laffont 1994




partie le français dans le monde :


«

atlas de la langue française

»

Bordas, coll. Les actuels

1995


«

atlas de la francophonie : le monde francophone

»

WADDELL

Frison
-
poche 1989


«

le français, d'ici, de là, de là
-
bas

»

WALTER

J
-
C Lattès 1998




partie l
a situation linguistique en France :


«

le français tel qu'on le parle

» in
le langage

sciences humaines, hors série n°27

décembre 1999 janvier 2000 page 42


«

patois et dialectes français

»

GUIRAUD

que sais
-
je ? N°1285 PUF


«

le français d'hier et

d'aujourd'hui

» in le

langage

sciences humaines, hors série n°27

décembre 1999 janvier 2000 page 50





sites web:


http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/origine
-
langues.htm


http://agence.francophonie.org/