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Oct 22, 2013 (3 years and 11 months ago)

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S.F.S.I.C. XIIème congrès INFORCOM

FORSIC

Mise en œuvre d’un projet de gestion des connaissances pour la formation de masse à la recherche documentaire


Link
-
Pezet Jo



Maître de conférences


Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Te
chnique (URFIST), 11
rue des Puits
-
Creusés


31100 Toulouse
-

pezet@cict.fr



tél

: 05.34.45.61.80.

Ertzscheid Olivier



Doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication


Chargé d’Etude pour la sociét
é TRIVIUM


o.ertzscheid@voila.fr



tél

: 05.34.45.61.80.


1.

INTRODUCTION

La question de la production et de l’accès à l’information scientifique et technique est au cœur des sciences de l’informatio
n
et de la

communication. Nous nous intéressons particulièrement aux rapports entretenus par l’information, la connaissance, les
savoirs et le rapport au monde qu’ils instaurent, ainsi qu’aux rapports entre mémoire humaine et mémoires documentaires, à
l’évolution de
s pratiques et des usages

en tant qu’étapes de l’externalisation de la connaissance qui a vu la séparation progressive
de la mémoire et du corps. Actuellement le rapport de l’homme

au savoir se définit plus que jamais comme une relation de co
-
spécification
, où intention, action et mémoire

humaine jouent un rôle fondamental.

M.Buckland

[Buckland 91] distingue l’information en tant que processus, en tant que connaissance (dans l’esprit des
individus) et les objets informatifs (documents) qui circulent dans n
otre environnement et que l’on inscrit dans des systèmes. Le
stockage des savoirs, des traces, pose la question de la relation du document à la mémoire, de la matérialisation de ces obje
ts dans
des mémoires externes et de l’usage que nous en faisons pour a
gir, apprendre, résoudre des problèmes, décider. Toutes les formes
d’inscription, d’enregistrement servent de mémoire externe. Quel est le statut des mémoires documentaires

? Elles ne sont pas du
côté des choses en soi (au sens de B. Latour), mais plutôt d
u côté des choses fabriquées par l’homme. Qu’en est
-
il à l’heure des
réseaux

, alors que le champ de la documentation est traversé par des processus socio
-
techniques importants reflétant l’histoire de
l’évolution des pratiques intellectuelles ou sociales a
insi que l’évolution des supports

?

Au cœur de l’espace documentaire, se trouvent les activités de «

représentation

» au sens large. Cette question interpelle avec
force et acuité les chercheurs en sciences de l’information et de la communication. Nous pr
oposons de réconcilier les diverses
approches en présentant FORSIC
1
, qui est un dispositif de gestion collective des connaissances de formateurs à la recherche
documentaire, accessible sur le Web dans un premier temps aux seuls formateurs experts et débuta
nts, puis progressivement au
étudiants des campus. FORSIC doit également rendre sensible et plus facilement manipulable (d’un point de vue pragmatique et
cognitif) les nouvelles modalités de l’intertextualité telle qu’elle apparaît à travers le filtre néce
ssaire de l’organisation
hypertextuelle, grâce d’une part, à des niveaux variés et complémentaires d’interaction et d’autre part, par le biais de tech
niques de
représentation innovantes et structurantes pour l’individu comme pour le collectif dans lequel i
l s’inscrit en interrogeant la manière
dont une communauté spécifique (en l'
occurrence

des formateurs) face à un outil de capitalisation, peut formaliser un cadre de
recueil de connaissances et avec quel(s) effet(s) ?

Dans une première partie, nous donner
ons une vision globale du projet FORSIC en décrivant son architecture
fonctionnelle, organisée autour de trois technologies innovantes et encore jamais rassemblées, qui doivent permettre d’organi
ser,
de traiter et de produire des «

documents

» dans une per
spective dynamique de gestion des connaissances qu’impose le nouvel
environnement numérique dans lequel se déploie la recherche documentaire.

Nous nous attacherons ensuite à décrire précisément le contexte théorique dans lequel ce projet a vu le jour, et n
ous
verrons en quoi ces bases théoriques, si elles s’appliquent parfaitement au champ de la recherche documentaire, doivent perme
ttre
d’élargir et d’inscrire plus en profondeur le projet dans le champ des sciences de l’information et de la communication.

A
près avoir fait état des résultats attendus, nous détaillerons les principales contraintes méthodologiques qui ont guidé la
conduite de projet ainsi que les premières conclusions et/ou observations auxquelles nous sommes arrivés. Nous verrons commen
t
créer

les conditions permettant l’échange de savoirs (index des compétences), comment finaliser cet échange (en fonction de
niveaux de formation) et comment le rendre le plus ouvert et le plus constructif possible (en multipliant les interactions).

Nous conclur
ons par une indication des directions de recherche dans lesquelles s’inscrit ce projet et par les perspectives
qu’il ouvre, du fait de son articulation profonde avec différents champs scientifiques, tissant de nouvelles relations
d’interdisciplinarité au s
ein des sciences de l’information et de la communication.


2.

VUE GLOBALE DE FORSIC

Le
problème des environnements classiques de collaboration

est que l’on y travaille avec de plus en plus de gens, sans
disposer de modèles opératoires rendant compte de la glo
balité des échanges qui peuvent s’y produire. Forsic est un dispositif
innovant destiné à la formation de masse des usagers de campus, qui repose sur le couplage de trois solutions logicielles iss
ues de
champs scientifiques différents. Le domaine de format
ion choisi est celui de la recherche documentaire. Ces technologies
travaillent en complémentarité avec comme objectif partagé d’offrir aux
formateurs

:

-

une meilleure perception de leur place dans le collectif en fonction de leurs compétences (création d’
un référentiel
professionnel et pédagogique des formateurs à la recherche documentaire),

-

un inventaire de leurs sources d’information préférées,

-

une aide dans la rédaction de leurs ressources.

Il devra également permettre aux
étudiants

:

-

de mieux identifi
er leurs manques et leurs besoins en fonction de niveaux de formation définis.

-

de récupérer des ressources de formation adaptées à leurs besoins individuels.

Enfin, les
organismes ou les institutions

qui choisiront d’utiliser cet outil pourrront ainsi

:




1

FORSIC

: FOrma
tion et Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication.

-

gérer collectivement et dynamiquement les compétences et les ressources (créées ou utilisées) dans ce champ,

-

favoriser les collaborations entre les différents intervenants,

-

mettre en place ou ajuster une politique cohérente de formation.

Pour atteindre ces

objectifs, selon le schéma de l’architecture fonctionnelle reproduit en annexe 1,
FORSIC
s’organise en
trois temps principaux.


2.1. SEE
-
K

: gérer et capitaliser des connaissances

Le premier temps est celui de la collecte des compétences et des ressource
s en formation, pour permettre à tous les
acteurs de disposer de représentations communes et de se les approprier. Cette première tâche est réalisée par le logiciel qu
i sert
aussi de plateforme web au projet

: SEE
-
K
2
. Les informations sont collectées dans
plusieurs bases Lotus et SEE
-
K se charge de
produire des représentations arborescentes dynamiques et évolutives de cette masse de données, représentations fondées sur le

concept d’Arbre de connaissances (
ADC
) [Authier, Lévy 93].


2.2. Produire des ressourc
es adaptées

: ré
-
ingénierie documentaire.

Le deuxième temps concerne la production de ressources pédagogiques personnalisées à l’aide d’un module auteur
développé par un étudiant du LIHS
3
.

Les ressources d’interactions et les connaissances du domaine à en
seigner sont saisies par un
“enseignant
-
auteur” à l’aide d’un certain nombre d’éditeurs spécifiques à chaque partie de la formation. Tous ces éditeurs
composent l’éditeur de contenu (éditeur de leçons, éditeur d’exemples, éditeur d’exercices, etc …). L’édi
teur de plan
d’enseignement utilise un langage pour écrire les règles ou conditions de passage d’une ressource à une autre, ce qui donnera
, à la
fin, des plans d’enseignement du cours introduit. Un administrateur de ressources communique avec un éditeur de

règles logiques
selon un langage choisi par le concepteur afin de spécifier les règles d’enseignement et donc, de tracer des plans de déroule
ment
du cours. L’auteur peut reprendre ce processus jusqu’à la fin des phases de création du didacticiel.
Bien qu’
encore en phase de
développement, cette application bénéficie de la dynamique du contexte de l’EAO
4
.


2.3. L’architecture multi
-
agent

: favoriser l’auto
-
organisation.

Dans un troisième temps, intervient la technologie multi
-
agent qui fonctionne sur la base

de réseaux de croyances et qui
permettra de faire émerger des ressources aussi bien que des compétences, sur le mode de l’auto
-
organisation. Plusieurs types
d’agents sont impliqués dans cette architecture

: les agents de transaction (TA) qui disposent de

croyances sur les autres agents

;
leur but est de les mettre en rapport en fonction de ce qu’il savent d’eux pour les faire collaborer. Les agents de médiation

(MA)
disposent d’une représentation plus globale du système issue de l’évaluation (par les util
isateurs) des transactions déjà effectuées
5
.


Les échanges qui naissent des questionnements liés au couplage de ces trois technologies autour d’un domaine représentatif
des S.I.C. qui est le théâtre d’une transition décisive entre la recherche documentaire

et la gestion des connaissances, sont féconds
et réciproques pour tous les intervenants du projet. Les activités de formation qui constituent la finalité commune des ces t
rois
dispositifs occupent, de fait, une place considérable dans l’économie de la con
naissance qui se dessine aujourd’hui.


3.

CONTEXTE THEORIQUE


3.1.

La représentation de l’information

et les modèles descendants.

Ce sont les premiers moyens utilisés pour mettre en ordre, regrouper, organiser, représenter, catégoriser l’information
documentaire.

Les systèmes informatisés utilisent le modèle représentationaliste et le traitement de l’information est
computationnel, sémantique, séquentiel. Les modèles cognitifs associés sont rationnels et formels. L’activité à réaliser est
découpée en tâches et sou
s
-
tâches

: tout se passe à un niveau conceptuel, formel, statique.


3.2.

Algorithmes et modèles

: comment faire émerger du sens

La scientométrie et la sociologie de la traduction ont permis de mieux saisir la dynamique du changement et la place de
l’individu

dans le processus de recherche d’information et d’acquisition des connaissances en établissant des liens et en mettant en
relation divers
éléments

d’information par l’application de logiciels statistiques à de larges corpus de données. L’information est
p
résentée sous une forme dynamique, synthétique, graphique (cartes ou tableaux). On fait émerger des indicateurs permettant d’

interpréter des situations, de faire des prévisions et d’appréhender le futur par le biais de représentations dynamiques mie
ux
ad
aptées à la nature processuelle de la pensée tout en mettant en évidence des liens et des relations entre des individus, des

groupes, des objets, des itinéraires .

Diverses modélisations orientées action [Ndiaye & Link
95
] ont permis d’ appréhender
des tem
poralités et des subjectivités
différenciées, de p
rendre en considération la dimension psycho
-
cognitive, stratégique et intentionnelle de l’action. Ces
modélisations sont allées jusqu’à inclure l’expérience, la pratique, l’intention de l’acteur afin de pre
ndre en compte les différents
dimensions, critères et scénarios nécessaires à la compréhension de l’action en cours. Les notions de contingence, de couplag
e, de
multidimension sont à l’
œuvre

( extension dans le temps), mais il est difficile de prévoir et
de décrire à l’avance le comportement
d’un système dans un espace caractérisé par la conversion constante de la connaissance (chez les individus) et de l’informati
on
(dans les systèmes).





2

le logiciel SEE
-
K est utilisé dans de nombreuses applications industrielles et commerciales.

3

LIHS

: Laboratoire d’Interactions Homme
-
Système.

4

EAO

: Enseignement Assisté par Ordina
teur.

5

L’architecture multi
-
agent ABROSE, est utilisée dans des applications destinées au commerce électronique.

3.3.

Le paradigme de l’émergence.

Varela [Varela et al. 93] parle du modè
le cognitif humain en termes d’action incarnée, située dans un contexte dans lequel la
sélection d’information se fait de manière continue

à travers un processus
appelé

couplage structurel. De fait, nous passons de la
vision d’un système fermé à celle d’u
n système ouvert, au
fonctionnement a
-
centré en milieu ouvert et par là même, nous sommes
amenés à
prendre en compte l’organisationnel, le cognitif et le social, à admettre la co
-
spécification du sujet et de l’objet, la
circularité constructive et l’émerge
nce de la signification individuelle et collective. Le comportement d’un système est atteint à
travers des interactions locales, la globalité du système émerge des connexions internes et des couplages avec l’environnemen
t.

Soyons clairs: il n’y a plus de
théorie formelle, unifiée des propriétés émergentes, il n’y a plus unité et identité unique du système.
Nous ne parlons plus ici de transcendance ou de contrôle global. Nous parlons de structure distribuée, de capacités auto
-
organisatrices, de connexions q
ui se transforment au cours de l’expérience, d’une configuration souple correspondant à un
agencement collectif

où alternent ordre et désordre, clôture et ouverture, sens, absence de sens et émergence du sens à travers la
pratique continue de la recherche
d’un fonctionnement adéquat dans un espace en constante métamorphose,
où la connaissance est
convertie en permanence.




3.4.

La mise en réseau.


La mise en réseau des ressources informatique propage cette perspective aux systèmes d’information et aux mémoires
documentaires créant un environnement improbable dont personne désormais ne peut percevoir la globalité. La
connectivité

fortement liée à l’émergence et à l’associationnisme et les modèles conceptuels qui l’accompagnent modifient
essentiellement les techni
ques de stockage, de normalisation, d’indexation en cours et, par là même, les relations que nous
entretenons avec l’activité mentale, la connaissance, le savoir et leur organisation. La signification émerge d’agencements
collectifs d’énonciation, la conna
issance se propage et émerge à travers la coopération et l’interaction dans un univers hybride
[Turner, W] de réseaux humains et réseaux technologiques avec leurs capacités respectives à produire de l'information, à
communiquer et à coordonner en temps ré
el des intelligences distribuées dans un flux constant d’informations nouvelles.

Paradoxalement et heureusement, au cœur de ce dispositif collectif hybride, il y a l’individu en tant que site de la
connaissance (
locus of knowledge)

à partir duquel peuven
t se propager différents états de représentation. Hutchins [Hutchins

91,
95] propose le concept de
cognition distribuée
dans le cadre de l’étude de tâches réelles complexes. La cognition et les
connaissances n’existent pas dans la «

tête

» des individus ma
is sont situées au niveau des interactions entre des membres d’une
communauté devant effectuer une tâche ou interagir dans un environnement donné. Tout se passe par apprentissage, adaptation,
communication certes mais surtout à partir de ce qu’on sait déjà
, à partir de l’inscription corporelle des connaissances. Dès lors, la
communication n’est plus un simple processus de transfert de connaissance d’un individu à un autre, mais renvoie à la créatio
n
d’une nouvelle connaissance collective que ne possède pas
en totalité chaque membre du groupe (systèmes de connaissances
socialement distribués).


3.5. Forsic

: gestion des connaissances d’un collectif (héritage et émergence).

Aboutissement concret de ce contexte théorique, FORSIC permet de travailler dans un en
vironnement réseau, de décrire
les connaissances et les compétences, de les mettre en relation, de les représenter au moyen de cartographies. Il se fonde su
r les
modèles

de représentation et de traitement de l’information pour définir un niveau culturel mi
nimal de connaissance (en fonction
d’entités fondamentales qui doivent être transmises à l’étudiant et qui sont propagées dans des environnements de plus en plu
s
précis pour des usages d’information de plus en plus complexes). Il permet d’utiliser l’aspect

ontologique de la modélisation pour
définir des modèles de domaines, différents scénarios d’utilisation, des
bibliothèques

de cas. Pour finir, la technologie multi
-
agent
permet d’ animer le collectif au niveau de l’

«

intelligence collective

» [Lévy 97] et

par effet de retour, de créer ces connaissances
individualisées qui viennent enrichir la connaissance collective.

Le cours d’action [Theureau

92] émerge de l’interaction à travers l’activité d’un ou plusieurs acteurs engagés dans une
situation et des éch
anges

qui dépendent principalement des circonstances matérielles et sociales [Lave & Wenger 91]
[Suchman

87]. L’action n’est pas abstraite de son contexte et de ses circonstances: la compréhension de la communication et du
savoir mutuel implique la compré
hension de l’interaction avec son environnement (enjeu humain important, engagement éthique).
L’analyse des échanges s’articule autour des notions de

:



réflexivité

: qui permet de retrouver la capacité à penser les situations enfouie dans les savoirs, les

pratiques, les habitudes,
reconstruire la situation par la description des échanges, des procédures et des méthodes

(discours sur l’action)

;



descriptibilité

: qui désigne la concordance entre l’action et le discours à propos des pratiques, lien organisa
tionnel avec
l’environnement (physique, culturel, social)

;



indexicalité (le langage)

Dès lors la réalité qui se pose comme objet des S.I.C. n’est plus celle du «

savoir

» telle que la comprenaient les
encyclopédistes, mais celle, plus profondément réticu
lée de la «

connaissance

». La réalité numérique

nous permet d’associer
formalismes, l’émergence et le socius et d’en examiner les conséquences sur l’organisation du travail intellectuel. Pour enco
re
mieux cerner ce domaine, il s’agit de transformer le dua
lisme des référents en dualisme des substances (mental et corporel, corps
vécu en tant que partie du monde et du corps par lequel je vois le monde). La confrontation de l’ histoire individuelle à la
mémoire
collective permet de saisir le cours de la consti
tution de celle
-
ci à travers le récit et la description des héritages culturels et
expérienciels qui permettent la compréhension commune, le partage et la réutilisation de l’information sous une forme
coopérative grâce à l’interaction (systèmes, personne
s, organisations).






4.

METHODOLOGIE ET OBSERVATIONS


4.1. Créer les conditions de l’échange de savoirs

: indexer les compétences.


4.1.1. L
es objectifs de l’indexation.

Il apparaît aujourd’hui clairement que le savoir se décline en entités complexes et hé
térogènes (individus, textes, images,
compétences …) amenant à s’interroger sur la nature de «

l’objet documentaire

». Le public auquel il s’adresse, le type de support
sur lequel il sera publié, le format dans lequel il le sera, les connaissances requises

pour une compréhension optimale, sont autant
d’éléments non
-
exhaustifs qui vont déterminer son style, l’étendue de son lexique, sa longueur, son ton, etc … Chaque élément de
cette chaîne peut à tout moment influer de manière déterminante et parfaitement r
éciproque sur un autre élément de la chaîne. Un
objet documentaire est donc constitué du régime de causalités réciproques internes qui le fondent. Ces entités continuent
cependant de s’organiser en «

informations

» qui sont rendues disponibles sous des for
mes encore traditionnelles bien que
numériques.

A travers la mise en place d’un modèle de représentation des connaissances dans FORSIC, nous postulons

que le futur de
l’indexation comme technique (tant conceptuelle que structurelle), passera nécessairemen
t par la transversalité des technologies et
des méthodologies liées, puisque cette transversalité est la composante essentielle et originelle des objets qu’elle prétend
désormais étudier.


4.1.2. L
a méthode «

quatre cinquième

»

: fondements méthodologiques
.

La méthodologie (
fournie par l’outil logiciel qui permettra de traiter l’indexation des compétences

: SEE
-
K)
qui permet
d’établir une liste de compétence sur lesquelles pourront se positioner les acteurs du système s’organise selon quatre catégo
ries
les
quelles contiennent chacune cinq sous
-
catégories. Celles
-
ci s’inspirent des
des quatre causalités aristotéliciennes

:

-

«

causalité efficiente

: quoi faire

?

»

C’est la catégorie de l’action, qui sert à déterminer d’où part le mouvement.

-

«

causalité matéri
elle

: avec quoi

?

»

Cette catégorie a trait à l’environnement, c’est à dire à la condition de l’action,
ce sans quoi je ne peux pas agir.

-

«

causalité finale

: pour qui

?

»

Il s’agit ici de la finalité subjective qui vise à identifier le bénéficiaire de l’
action de
formation entreprise.

-

«

causalité formelle

: pour quoi

?

»

Cette finalité objective doit permettre d’identifier un résultat concret et finalisé
sous la forme, par exemple, d’un support de cours.

Pour chacune de ces quatre catégories, une liste de

cinq items a été définie, au sortir d’un long travail de
décontextualisation visant à désambigüiser chacun d’entre eux. Une feuille de calcul Excel a ensuite été utilisée pour permet
tre de
croiser les items de chaque catégorie, donnant ainsi une liste de
625 compétences documentaires.
Les contraintes d’élaboration
retenues pour la formalisation de cette ontologie sont les suivantes :

-

Dans une même dimension, chaque terme est indépendant des autres et doit être différent pour permettre de
distinguer les co
mpétences.

-

Les termes d’une dimension doivent être indépendants entre eux et avec ceux des autres dimensions.

Il s’agit d’
identifier les compétences et de les distinguer, sans les décrire

. Elles doivent être génériques et
décontextualisées pour permettre
de distinguer le repérage de la compétence et sa description (
ce qui permet une gestion de l’
incertitude forte et autorise la comparaison de structures différentes dans un même espace de représentation).


Le rôle joué par cet
index des compétences dans le
projet FORSIC est primordial puisqu’il constitue le langage commun entre les différents types
d’acteurs.


4.2. Finaliser l’échange de savoirs.


4.2.1. La recherche documentaire en tant que discipline.

Nous avons déterminé trois niveaux de formation autour
d’un modèle culturel minimal de formation, à partir duquel
l’usager va développer des usages de plus en plus précis et personnalisés de recherche d’information pour affiner ses
connaissances. Comme le souligne [Lévy 90] à propos de l’ingénierie des connais
sances, l’objectif premier de cette modélisation
est de «

déterminer les espaces de représentation centraux d’un domaine de connaissance, en fonction des objectifs et des intérêts
des utilisateurs.

»


4.2.2. Le modèle culturel minimal.

Il correspond à l’in
itiation à l’usage de différents outils d’information (
O
PAC
, cédéroms, banques de données, Internet
…). Du point de vue de leur conception, tous ces outils correspondent à des architectures de traitement de l’information
(approches théoriques et informatiq
ues) basées sur des modèles rationnels, hiérarchiques et formels, des classifications, avec des
spécificités de contenu et de structuration que l’usager doit comprendre et maîtriser. Le but de la formation, à ce premier n
iveau,
est de présenter le contexte

du campus, la production scientifique du champ disciplinaire étudié et les sources d’information utiles
selon le niveau et le domaine d’étude pour que l’étudiant construise une vision de son contexte d’étude.

Les modèles basés sur la représentation de l’i
nformation sont très utiles

car ils permettent de définir les invariants de la
recherche d’information, de présenter les outils et les principes du traitement de l’information de façon relativement simple
, ainsi
que quelques règles générales d’utilisation.



D’un point de vue pédagogique, nous considérons que l’apprentissage de la recherche documentaire liée à la définition de
l’action planifiée [Davis

84], intentionnelle, située (contexte culturel) permet de jeter les bases de la recherche d’information en

milieu universitaire. Elle la divise en tâches et sous
-
tâches qui doivent être réalisées dans un certain ordre, planifiées pour atteindre
un certain objectif. La recherche est présentée de façon séquentielle en s’appuyant sur les étapes du traitement de l
’information, ce
qui permet de présenter les principes fondamentaux sur lesquels repose le projet. Ainsi l’usager peut comprendre le
fonctionnement du système, acquérir les modèles opératoires de base

: il dispose ainsi des clés d’interprétation de son
env
ironnement (culture et de situations conceptuelles), à partir duquel il pourra construire des connaissances plus fines. Les
objectifs pédagogiques de ce niveau comprennent les étapes suivantes

:

-

Montrer les aspects de traitement de l’information tels que l
a structure d’une banque de données ou les langages
utilisés,

-

Apprendre les procédures d’interrogation

-

Apprendre quelques types d’usage de recherche d’information (scénarios simples) pour établir des critères de
pertinence.


Processus d’interrogation

Les c
aractéristiques de l’outil

Niveau cognitif de l’utilisateur

Question initiale


Intention de l’utilisateur

m污l楦楣慴楯n

䙯êmu污瑩tn

噯捡bu污楲敳

C污lsif楣慴楯n

佰慴敵ês bçç泩敮s

Cêç楳emen琠t敳⁣çn捥éts

bî慬aa瑩tn


噩sua汩l慴楯n

o散h敲ch攠d敳⁳ynçnyme
s

qêçn捡瑵êe

Limites et restrictions (champs, …)

b瑡t汩爠汥猠捲楴敳⁤攠é敲瑩t敮捥

o敦çêmu污瑩tn


䡩e瑯ê楱ue

o散h敲ch攠d敳⁳ynçnym敳

qêçn捡瑵êe

Limites et restrictions (champs…)

Modification du plan d’action


C泴瑵êe

fméê敳e楯n

卡pî敧慲de



Planificati
on et recherche d'information pour un modèle culturel minimum


4.2.3. L’enrichissement du modèle minimum.

Les aspects contextuels et culturels de la situation de formation sont importants. L’étudiant doit approfondir le
comportement planifié de recherche d
’information et effectuer des recherches d’informations plus spécifiques, associées à la
réalisation d’une tâche particulière dans une discipline donnée. Le modèle culturel qu’il a acquis est propagé dans un
environnement culturel plus précis et différents

scénarios de recherche peuvent être abordés. Parmi les types de recherches les plus
courants on peut citer

: état des lieux, recherche thématique, recherche auteur, réponse à une question précise, vérification de
références ou recherche de mise à jour.

E
n enseignant à l’étudiant à penser aux différentes variables qu’il doit prendre en compte de façon presque concomitante,
on développe son aptitude à s’adapter à plusieurs modes de travail, à plusieurs outils, à des contextes

disparates. Les compétences
pri
ncipales à acquérir pour ce niveau sont celles permettant de parcourir l’information obtenue pour repérer les auteurs, les
descripteurs, les thématiques, il acquiert une méthode de travail, il apprend à déterminer les critères de réussite et de per
tinence
d’une recherche en tant que processus finalisé (valeur de l’information dans un contexte particulier). Il se dirige vers un n
iveau
moins explicite et vers un champ de connaissances moins large, en apprenant l’utilisation de manière riche et critique d’outi
ls plus
ciblés (qui concernent un public particulier pour des usages plus précis et plus spécialisés) et à analyser les résultats obt
enus

: tris,
comparaisons, corrélations.


4.2.4. La formation à l’information émergente.

Il s’agit de faire émerger dans d
es masses d’information importantes des niveaux de
connaissances contingentes par
agrégation et recoupement
. Dans ce contexte, la connaissance émerge d’une co
-
spécification entre la création individuelle et la
dimension socio
-
cognitive de la recherche d’in
formation. Les techniques mathématiques et statistiques sont utilisées pour “

faire
parler

” l’information contenue dans de larges corpus de données spécialisées. Ces techniques donnent une représentation
synthétique de l’information sous des formes graphi
quement lisibles comme des tableaux, des cartes, des tris. Ces outils
permettent de
faire émerger l’information invisible

à l’œil nu à partir d’informations hétérogènes, information dont
l’interprétation nécessite
une connaissance profonde du domaine
. Les
analyses infométriques et les visualisations associées
(clusters, agrégation, réseau, relations dynamiques …) occupent une également une place importante pour les tâches à maîtrise
r à
ce niveau de formation dont quelques exemples d’objectifs sont

de

:

-

tro
uver des modes de mise en œuvre des critères de réussite et d’évaluation d’une recherche (aspects quantitatifs,
qualitatifs),

-

de représenter un espace de savoir et ses constituants (acteurs
-
réseaux, fronts de recherche),

-

de comprendre comment se constitu
ent les savoirs et leurs mémoires,

-

de se projeter dans le futur,

-

etc …



Nous disposons actuellement d’un nombre certain de ressources documentaires venant alimenter le projet FORSIC,
ressources que nous confrontons aux concepts définis dans notre modèle

de domaine, afin de déterminer des écarts et des
concordances qui nous permettront de stabiliser les ontologies ainsi produites. A l’issue d’une première phase d’expérimentat
ion,
la masse du projet augmentant de manière proportionnelle à son rendement, no
us utiliserons les apports de la technologie agent
afin de continuer à valider et à évaluer les ressources introduites selon des règles s’articulant autour de la notion de rése
au de
croyances. Le modèle de domaine ainsi défini comprend des concepts corresp
ondant à des contenus de formation et se trouve
enrichi par des relations qui s’appliquent aux formations délivrées par niveau («

est composé séquentiellement de », «

nécessite la
connaissance de

», «

peut être aidé par la connaissance de »). Il est complé
té par un modèle de tâche (scénarios de recherche
documentaire reprenant les trois niveaux précédemment décrits) devant permettre de faciliter et d’organiser la sélection, la
création et la présentation des contenus de formation.


4.3. Ouvrir l’échange à t
ous les acteurs de la connaissance

: multiplier les possibilités d’interactions

FORSIC se veut un dispositif fonctionnel d’ingénierie de la connaissance dont l’indexation constitue le noyau dur autour
duquel gravitent des ressources (textes, images …), des

compétences, et des individus, trois maillons essentiels de la chaîne du
savoir qui doivent permettre d’esquisser les lignes de force d’une pragmatique de la connaissance.

Divers angles d’approches sont possibles pour rendre compte des interactions qui pr
ennent place dans FORSIC

: elles
peuvent être décrites selon une combinatoire qui associe deux à deux les neuf «

entités

» qui le composent
6
. Leur point commun
[Ertzscheid, Lacombe, Link 00] est de contribuer à rendre fonctionnel


en même temps qu’elles l
es constituent


les niveaux de
formation décrits ci
-
dessus
7
. Deux constantes peuvent être dégagées à l’issu
e

d’une première expérimentation

: ces interactions
sont soit de l’ordre de la «

confrontation

»


on confronte deux systèmes, deux représentations,
deux catégories de personnes et
l’on implémente (par des routines informatiques) les résultats obtenus


soit de l’ordre de la «

génération

»


les confrontations
ont eu lieu, elles ont produit des données et des représentations associées, et sur cette ba
se vont se mettre en place des mécanismes
émergents de génération (nouveaux documents en fonction des attentes, nouvelles compétences en fonction de celles établies ou

le plus sollicitées, nouvelles représentations liées à ces nouvelles compétences ou à c
es nouveaux documents)

. Les interactions
de «

confrontation

» précèdent diachroniquement celles de «

génération

» qui une fois stabilisées, sont à nouveau itérées
(notamment grâce au multi
-
agent) de manière émergente certes, mais surtout cohérente. La mu
ltiplication de ces interactions n’est
pas fortuite mais construite dans l’optique de [Lave J. & Wenger E. 1991] pour qui il est essentiel de ne jamais «

fragmenter la
périphérie sociale

» sur laquelle se positionnent formateurs et étudiants pour entrer da
ns le dispositif, et depuis laquelle ils vont
l’investir en demande ou en offre de formations. «

Any decomposition of the task must be done with an eye not to the task or the
user in isolation, but to the learner's need to situate the decomposed task in th
e context of the overall social practice. The presence
of the full context gives the learner the chance to "steal" whatever he or she finds most appropriate.

», légitimant ainsi cette
participation périphérique qui bénéficie des itérations successives des
interactions antérieures qui la rendent pérenne.


5.

AUTRES DIRECTIONS DE RECHERCHE

Par la richesse de ses composantes technologiques, par la multiplicité et l’hétérogénéité des acteurs impliqués (étudiants et

formateurs), par la place qu’il accorde à l’auto
-
organisation et à l’émergence, FORSIC est un projet de recherche à la croisée de
plusieurs champs scientifiques.


5.1. Recherche documentaire et S.I.C.


En travaillant sur la formation de masse des usagers de l’information à la recherche documentaire, la

réflexion menée sur
les choix d’indexation à mettre en œuvre prend simultanément en compte les aspects décisionnels (aide à la décision et traite
ment
des connaissances quelles que soient leurs formes) et problématiques (résolution de problèmes et recherch
e d’informations) de
l’information.


Les modèles d’indexation choisis bénéficient des progrès effectués dans le traitement du langage naturel (indexation
automatique) et s’appliquent aussi bien aux technologies utilisées en S.I.C. (information brokers, Ve
ille Technologique, Data
Mining …) qu’à la gestion des ressources humaines au sens large (DRH, intelligence économique, Knowledge Management …)


5.2. Interactions homme
-
machine


Le travail d’interfaçage du dispositif finalisé est un travail essentiel qui t
rouve ses fondements et ses applications dans les
domaines concernant les environnements d’apprentissag
e au sens large (et plus partic
ulièrement ceux qui concernent les
technologies éducatives, IES
8
, ITS
9
) ainsi que tous les domaines ayant trait à la modé
lisation cognitive et à la prise en compte des
profils ou modèles d’utilisateurs (CBL
10
, CAC
11
, psychologie développementale …)


5.3. Intelligence collective

L’indexation est en passe de devenir le champ le plus sensible et le plus stratégique de l’économie
du savoir qui se met en
place.

Qu’il s’agisse de développer l’algorithmie de la dernière génération des moteurs de recherche (projet CLEVER, moteur
Google), de faire le choix de l’humain sur le technologique (moteur Guidebeam


terminologies contrôlées


,

outils de signets
partagés


terminologies de domaine

, moteurs humains fonctionnant sur un réseau d’experts


aide à la coopération


…) sans
oublier les ontologies du plus populaire des moteurs (Yahoo), les recherches en cours ont toutes comme point co
mmun d’essayer
de comprendre, de mettre à jour et de s’approprier les mécanismes qui font de
l’organisation hypertextuelle du savoir le cœur



6

Collectif de formateurs, base de compétences, See
-
K, Ressources personalisées, Multi
-
agent, utilisateurs finaux, animation du
collectif.

7

Ainsi, les utilisateurs finaux peuvent maîtriser leur champ disciplinaire grâce aux ressources
personnalisées
, en utilisant See
-
K ils
apprennent

à traiter l’information émergente

; en alimentant la base de compétence, le collectif de formateurs constitue
pro
gressivement le modèle culturel commun qui servira de base aux représentations générées

; etc ...

8

IES

:
Intelligent Educational System

9

ITS

:
Intelligent Tutoring System

10

CBL

:
Computer Based Learning

11

CAC

:
Computer Aided Cognition

de l’intelligence collective.
C’est à travers elle que se mettent en place les nouvelles modalités du travail coopé
ratif (dans les
domaines de l’éducation, de la technologie et de l’entreprise) dans des environnements toujours plus distribués où la gestion

des
connaissances devient la préoccupation majeure du documentaliste comme de l’entrepreneur.

La place de l’indivi
du dans le
collectif, la gestion de l’émotionnel et de l’implication, sont les interrogations qui guident cette mise en place.


6.

CONCLUSION(S)


Qu’il s’agisse de l’échange de savoirs avec des pairs (disposant d’un niveau d’expertise variable selon le domain
e ou la
formation choisis) ou avec des “candides”, FORSIC permettra, à l’issu
e

de sa phase de prototypage et d’expérimentation, de
prendre en compte l’ensemble des situation de communication qui permettent l’échange et le partage de connaissances. Cet
échan
ge est rendu possible et optimal par l’implication simultanée de l’ensemble des acteurs d’un champ disciplinaire

(experts et
non
-
experts, enseignants et étudiants …).


Depuis le lancement de ce projet, fortement inscrit dans la communauté documentaire, nou
s nous sommes efforcés de
valider et d’enrichir les modèles traditionnels de ce champ dans un souci de continuité qui nous semble nécessaire à la mise
en
place de modèles plus émergents en adéquation avec les attitudes et les pratiques des acteurs de ce ch
amp. Nous continuons
actuellement de travailler autour de quatre directions de recherche

:

-

La définition d’un
modèle de domaine
, qui est celui de la recherche documentaire et qui doit pouvoir être généralisé
et ouvert aux sciences de l’information et de l
a communication.

-

La constitution et la mise à jour de
bases de données
, tournant sous Lotus
-
Notes et constituant le matériau sur lequel
travaille SEE
-
K pour produire des représentations (base des compétences, la base des formateurs, base de ressources
et d
ifférentes bases de liens).

-

La détermination de
bases de modèles

(modèles de document et modèles de l’utilisateur) pour permettre à l’outil
-
auteur de créer de nouvelles ressources en fonction des besoins.

-

La spécification de
modèles de tâches
, sous la form
e de scenarii regroupant les cas d’utilisation, organisés en trois
niveaux (modèle culturel minimal, maîtrise d’un champ disciplinaire, formation à l’information émergente) .

Ces quatre directions se trouvent enrichies par l’apport de l’émergence telle qu’
elle est décrite dans le dispositif (c’est à
dire reposant sur les modalités d’auto
-
organisation autorisées par le multi
-
agent). Grâce à l’augmentation des ressources du
système et au bout d’une phase d’expérimentation, nous espérons être en mesure d’isole
r un certain nombre d’invariants
permettant de parler
d’universaux d’actes de formation
et nous approcher davantage de la nature si particulière de l’information
dans la perspective définie par [Bateson 65]
12
.



BIBLIOGRAPHIE

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IJCAI, ACM SIGIR, n°5, Cambridge, 1984.


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ème

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L’inscription corporelle de l’esprit

: sciences c
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. Paris, Seuil, «

La couleur
des idées

».


Site du projet FORSIC
http://www.urfist.cict.fr/forsic

Plateforme web du projet

:
http://forsic.univ
-
tlse1.fr


Site de l’URFIST de Toulouse
http://www.urfist.cict.fr

Site de la société TRIVIUM
http://www.trivium.fr


Ce projet fait l
’objet d
’un financement du Ministère de l
’Education
, de la R
echerche et de la T
echnologie sous le numéro de
contrat 99


K


6403


Nous tenons à remerc
ier
ici
le collectif de formateurs impliqués dans le projet, Elisabeth Lacombe

(Urfist)
, ainsi que Al
-
Tawki
Yahya et Saïd Tazi du LIH
S (ressources
personnalisées
),
Pierre Glizes et Marie
-
Pierre Gleizes de l

IRIT (multi
-
agent).




12

«

Une unité d’i
nformation peut se définir comme une différence qui produit une autre différence

».

ANNEXE 1