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PARLIAMENTARY ASSEMBLY
OF THE
COUNCIL OF EUROPE
16 April 1987
Doc. 5717
REPORT
on parliamentary assessment in Europe
of scientific and technological choices'
(Rapporteu r : Mr BASSINET )
I. Draft recommendation
presented by the Committee on Science and Technology2
The Assembly,
1. Recalling its Recommendations 932 and
1028, on the 5th and 6th Parliamentary and Scien-
tifi c Conferences (Helsinki 1981 and Tokyo 1985),
and its Orders Nos. 400 and 427, on follow-u p ac-
tion thereto by its Committee on Science and
Technology ;
2. Having regard to its recent debates on
animal experiments, on radioactive waste man-
agement and on research involving the human
embryo ;
3. Considering that scientifi c progress and
technological choices are liable to cause deep rifts
in public opinion — whether on subjects such as
these or others such as genetic engineering, the
neurosciences, industrial chemistry and disposal of
wastes, or nuclear electricity ;
4. Noting that these rifts in opinion — which
arise from divergent views on matters such as med-
ical ethics, freedom and responsibility of the
researcher, the therapeutic aspects of research,
public health, safety of workers, technological
competitiveness, economic growth, the creation of
1. See Recommendation 1028 (1986) and Order No. 427
(1985).
2. a. Unanimously adopted by the committee on 14 Apri l
1987.
Members of the committee : Mr Pettersson (Chairman), Sir
John Osborn, MM. Aarts (Alternate: Worrell) (Vice-Chairmen),
Amaro, Antoni, Bassinet, Blenk, Bohl, Connolly, Crespo,
de Beer, De Bondt, Fiandrotti (Alternate: Mezzapesa), Fourré
Mrs Gjorv, MM. Hengel, Hoist, O. Johansson, K. Johannsson,
KJejdzinsk i (Alternate: Enders), Lenzer, Miller, Mitterdorfer,
Mrs Morf, Mrs Pack, MM. Papadogonas, Pécriaux, Rallis,
Reinhart, Robles Canibe, Roman, Sarioglu, Sen, Wilkinson,
Xuereb.
N.B. The names of those who took part in the vote are printed
in italics.
b. See 2nd Sitting, 5 May 1987 (adoption of the draf t
recommendation as amended), and Recommendation 1055.
ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE
DU
CONSEIL DE L'EUROPE
16 avril 1987
Doc. 5717
RAPPORT
sur l'évaluation parlementaire des choix scientifiques
et technologiques en Europe '
(Rapporteu r : M. BASSINET)
I. Projet de recommandation
présenté par la commission de la science et de la technologie2
L'Assemblée,
1. Rappelant ses Recommandations 932 et
1028, sur les 5e et 6e Conférences parlementaires et
scientifiques (Helsinki 1981 et Tokyo 1985), ainsi
que ses Directives nos 400 et 427, sur les suites à y
donner par sa commission de la science et de la
technologie ;
2. Compte tenu de ses récents débats sur
l'expérimentation animale, sur la gestion des
déchets radioactifs et sur la recherche impliquant
l'embryon humain ;
3. Considérant que les progrès scientifiques
et les choix technologiques sont susceptibles de
provoquer de profonds clivages d'opinion — qu'il
s'agisse de ces sujets ou d'autres tels que l'ingénie-
rie génétique, les neurosciences, la chimie indus-
trielle et le traitement des déchets, ou l'électronu-
cléaire ;
4. Constatant que ces clivages d'opinion
donnent lieu à de grands «débats de société» pour
lesquels les parlementaires sont constamment solli-
cités, car ils relèvent d'appréciations diverses sur,
par exemple, l'éthique médicale, la liberté et la res-
ponsabilité du chercheur, les aspects thérapeuti-
1. Voi r Recommandation 1028 (1986) et Directive n" 427
(1985).
2. a. Adopté à l'unanimité par la commission le 14 avril
1987.
Membres de la commission : M. Pettersson (Président), Sir
John Osborn, MM. Aarts (Remplaçant: Worrell) (Vice-Prési-
dents), Amaro, Antoni, Bassinet, Blenk, Bohl, Connolly, Crespo,
de Béer, De Bondt, Fiandrotti (Remplaçant: Mezzapesa),
Fourré, Mmc Gjorv. MM. Hengel, Hoist, O. Johansson,
K. Johannsson, KJejdzinsk i (Remplaçant : Enders), Lenzer, Mil-
ler, Mitterdorfer, M"1" Morf. Pack, MM. Papadogonas,
Pécriaux, Rallis, Reinhart, Robles Canibe, Roman, Sarioglu,
Sen. Wilkinson, Xuereb.
N.B. Les noms des membres qui ont pris part au vote sont
indiqués en italique.
b. Voir 2e séance, 5 mai 1987 (adoption du projet de
recommandation amendé), et Recommandation 1055.
Doc. 57] 7
Scientific and technological choices in Europe
jobs and the protection of the environment — give
rise to majo r public discussions on the nature of
society, to which parliamentarians are expected to
contribute ;
5. Observing that these rifts in opinion cut
across the major currents of political and social
thought and sensibility, which are expressed
through the political parties in systems of represen-
tative pluralist democracy ;
6. Considering, therefore, that parliamentary
institutions should provide the framewor k within
which elected representatives should have the
means and opportunities for becoming informed
on, for questioning, and for stating their views on
the orientations of science and on technological
choices at national and European levels ;
7. Welcoming some recent national experi-
ences and initiatives (French parliamentary office,
German Bundestag inquiry commission, motion
tabled in the British Parliament, etc.) and, in par-
ticular, the initiative of the European Parliament
in launching — for a trial period, for the benefi t of
its committees — a project for the assessment of
scientifi c and technological options (STOA) ;
8. Noting that these initiatives, in each coun-
try and at European level :
i. are complementary to others taken by
governments to strengthen, within the executive,
scientific and technological assessment capabili-
ties ;
ii. are therefore indispensable to sustain-
ing the independence and credibility of parliamen-
tary judgments of executive proposals and declar-
ations ;
iii. could only succeed through the setting
up and the activation of networks of high-level
consultation in scientific and technological circles,
and through the readiness of members to guaran-
tee the quality of the information and interpret-
ations of data (including uncertainties therein)
made available to the parliamentarians who would
bear responsibility for decisions ;
9. Having regard to the work of the Amster-
dam Congress on Technology organised by the
Netherlands authorities and the Commission of
the European Communities (2-4 February 1987),
which brought to light the many initiatives cur-
rentl y under way in Europe both in the public and
private sectors ;
10. Believin g that the Council of Europe, in
the context of these many initiatives, and as much
in its intergovernmental as in its parliamentary
work, should develop a stronger and more specifi c
role according to the values of its Statute — protec-
ques de la recherche, la santé publique, la sécurité
des travailleurs, la compétitivité technologique, la
croissance économique, la création d'emplois et la
protection de l'environnement ;
5. Observant que ces clivages d'opinion ne
correspondent que rarement aux grands courants
de pensée et de sensibilité politiques et sociales
auxquels, dans les démocraties représentatives et
pluralistes, les partis politiques donnent expres-
sion;
6. Considérant donc que c'est au sein des
institution s parlementaires que les élus doivent
trouver les moyens et les occasions de s'informer,
de s'interroger et de s'exprimer sur les orientations
scientifique s et les choix technologiques aux
niveau x national et européen ;
7. Saluant, à cet égard, un certain nombre
d'expériences et d'initiatives au plan national
(offic e parlementaire français, commission d'en-
quête du Bundestag allemand, proposition déposée
au Parlement britannique, etc.), ainsi que l'initia-
tive du Parlement européen de lancer, pour une
période d'essai, à l'intention de ses commissions,
un projet d'évaluation des options scientifiques et
technologiques (STOA) ;
8. Notant que ces initiatives, dans chaque
pays et au plan européen :
i. sont complémentaires à d'autres, prises
par des gouvernements pour renforcer au sein de
l'exécutif une capacité d'évaluation des choix
scientifique s et technologiques ;
ii. sont, de ce fait, indispensables pour
maintenir l'indépendance et la crédibilité des pri-
ses de position parlementaires vis-à-vis des propo-
sitions et déclarations de l'exécutif ;
iii. dépendraient, pour leur succès, de la
mise en place et de l'animation de réseaux de
consultation au plus haut niveau dans les milieux
scientifique s et technologiques, et de la volonté
dans ces milieu x d'assumer la responsabilité pour
la qualit é des informations et interprétations de
données (y compris la part de l'incertitude) présen-
tées aux parlementaires, à qui incombe la maîtrise
de la décision ;
9. Compte tenu des travaux du Congrès
d'Amsterdam sur l'évaluation technologique orga-
nisé par les autorités néerlandaises et la Commis-
sion des Communautés européennes (2-4 févrie r
1987), qui ont permis de fair e la synthèse des nom-
breuses initiative s actuellement en cours en
Europe, tant dans le secteur privé que dans le sec-
teur public ;
10. Persuadée que le Conseil de l'Europe,
dans le contexte de ces nombreuses initiatives sur
le plan tant intergouvernemental que parlemen-
taire, se doit de renforcer et rendre plus spécifique
son rôle, en continuant à s'inspirer des valeurs ins-
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
tion of the integrit y of the human personalit y and
of all aspects of the qualit y of the environmen t ;
11. Believin g that the progress of human
knowledg e and technologica l innovation, whic h
share today a common source in scientifi c
research, contribut e to the realisation of these val-
ues — provided that decisions as to their use and
diffusio n in society are taken realisticall y and care-
full y ;
12. Having regard :
i. to the orientations of the Counci l of
Europe's third medium-ter m plan (1987-91), and in
particula r to the work of the specialist committees
on the biomédical sciences and on the media ;
ii. to the work of the Scientifi c and Tech-
nologica l Policy Committee of OECD, and to its
coming meeting at ministerial level ;
iii. to the forthcomin g completion of the
"FAST' programme of the Commission of the
European Communitie s (forecasting and assess-
ment in science and technology), to the support
thus given to 200 research teams across Europe
(and to the organisation of the Amsterdam Con-
gress), to the consequent rethinking of priorities for
research and developmen t in the European Com-
munitie s and of criteria for the orientation of
nationa l scientifi c and technologica l policies (in
addition to those of technologica l competitivenes s
and economi c growth), and to the need for this
action to be sustained ;
iv. to the work of the European Science
Foundation, and to the significance for the assess-
ment of certain scientifi c and technologica l
options of its activities in human embryology, in
toxicology, in forest ecosystems and in the social
sciences ;
v. to the role of the Internationa l Counci l
of Scientifi c Unions (ICSU), indispensabl e for the
gathering and analysi s of data at global level, as
shown by its active collaboration in the first meet-
ing on the subject of radioactivit y (post-Cherno-
byl), of the Parliamentar y and Scientifi c Contact
Group of the Assembl y (Berne, 16 September
1986);
vi. to the work of the contact group's
second meeting (Strasbourg, 19 November 1986)
on parliamentar y assessment of scientifi c and tech-
nologica l options and the new initiativ e in thi s
field of the European Parliament ;
vii. to the forthcoming start of preparator y
work for the Counci l of Europe's 7th Parliamen-
tary and Scientifi c Conference, and to the timeli -
ness of making arrangement s for ensuring its con-
cordance with the medium-ter m orientations of the
Council of Europe as wel l as with those of OECD
crites dans son Statut — protection de la personne
humain e et de la qualit é de son environnemen t
dans tous ses aspects ;
11. Persuadé e que les progrès des connaissan-
ces humaine s et l'innovation technologique, qui
trouven t aujourd'hu i une source commune dans la
recherche scientifique, contribuent à la réalisation
de ces valeurs, sous réserve que les décisions quant
à leu r utilisation et diffusio n dans la société soient
empreintes de réalisme et de prudence ;
12. Compte tenu:
i. des orientations inscrites au troisième
plan à moyen terme du Conseil de l'Europe
(1987-1991), et notamment des travaux des comités
d'expert s sur les sciences biomédicale s et sur les
médias ;
ii. des travaux du Comité de politique
scientifiqu e et technologiqu e de l'OCDE, et de sa
prochaine réunion au niveau ministériel ;
iii. de l'achèvemen t prochain du pro-
gramme «FAST» (prospective et évaluation en
science et technologie ) de la Commission des
Communauté s européennes, du soutien ainsi
accordé à 200 équipes de recherche à travers
l'Europe (et à l'organisation du Congrès d'Amster -
dam), de la réévaluation en conséquence des prio-
rités pour la recherche et le développemen t dans
les Communauté s européenne s et des critères
d'orientation des politiques scientifique s et techno-
logique s nationales (en plus de ceux de la compé-
titivit é technologiqu e et de la croissance économi -
que), et de la nécessit é de mainteni r cette action ;
iv. des travaux de la Fondation euro-
péenne de la science, et de l'utilit é — pour l'éva-
luation des choix scientifique s et technologique s
— de certaines de ses activités, notamment en
embryologi e humaine, en toxicologie, en écologie
forestièr e et en sciences sociales ;
v. du rôle, indispensabl e à toute analyse
ou recuei l des données à l'échell e planétaire, du
Consei l internationa l des unions scientifique s
(ICSU), démontr é en outre par sa collaboration
active à la première réunion, consacrée à la radio-
activit é (post-Tchernobyl), du groupe de contact
parlementair e et scientifiqu e de l'Assemblé e
(Berne, 16 septembr e 1986);,
vi. des résultat s de la deuxième réunion
de ce groupe de contact (Strasbourg, 19 novembr e
1986), consacrée au thème de l'évaluation parle-
mentaire des choix scientifique s et technologique s
et à la nouvell e initiative dans ce domaine du Par-
lemen t européen ;
vii. du lancement prochai n des travaux
préparatoires de la 7e Conférence parlementair e et
scientifiqu e du Conseil de l'Europe, et de l'oppor-
tunit é de mettre en place un mécanisme permet -
tant de mieux assurer la résonance de ces travaux
avec les orientations à moyen terme tant du
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
and the Europea n Science Foundation, so as to
exploi t the conference's work more fruitfull y than
has been possible under the present system for the
two. preceding conference s ;
13. Wishin g to offe r the Europea n Parliamen t
its support, throughou t the trial period, for the pro-
ject for the assessmen t of scientifi c and technologi -
cal options ;
14. Declarin g its readiness, throug h the inter -
mediar y of its Committe e on Science and Technol -
ogy, to develop the role of its Parliamentar y and
Scientifi c Contac t Group in order :
a. to strengthe n workin g relation s wit h the
Europea n Parliamen t ;
b. to provid e for continuit y in the series of
parliamentar y and scientifi c conference s ; and
c. to make availabl e to all intereste d com-
mittees the means of access to a genuin e assess-
ment capabilit y for the scientifi c and technologica l
aspect s of their subject s ;
15. Proposin g to re-examine, in the ligh t of
the precedin g paragrap h and of paragrap h 17, the
means put at the disposa l of the contact group and
of the parliamentar y and scientifi c conference s ;
16. Callin g on the government s of membe r
states :
a. to recognis e the importan t role wit h
regard to publi c opinio n which parliamentar y insti -
tution s directl y or indirectl y need t o fulfi l i n re -
spect of major scientifi c orientation s and technol -
ogical choice s and thei r foreseeabl e or possibl e
consequence s ;
b. to take or facilitat e the measure s
require d to establis h or strengthen, in parliamen -
tar y institutions, independen t capabilitie s fo r
examining, commentin g on and assessin g these
orientation s and choices,
17. Recommend s that the Committe e of Min-
isters, i n seeing that the orientation s of the
medium-ter m plan are respected, provid e for con-
tinuin g exchange s of views on the specifi c role of
the Counci l of Europe in the medium-ter m assess-
men t of the direct and indirec t effect s in Europea n
societ y of its scientifi c orientation s and technologi -
cal choices, and establis h for this specifi c purpos e
a uni t for liaison wit h the Assembly.
II. Explanatory memorandum
by Mr BASSINE T
1. Wha t is the "assessmen t of scientifi c and
technologica l choices"? Why the renewa l of
interes t today in several of our membe r countrie s
and at Europea n level, particularl y withi n parlia -
Conseil de l'Europe que de l'OCDE et de la Fon-
dation européenn e de la science, en vue d'assure r
une meilleur e exploitatio n des travaux de la confé-
rence que ne l'a permis e jusqu'ic i pour les confé-
rences précédentes le système actuel ;
13. Soucieus e d'offri r son soutien au projet du
Parlemen t europée n pour l'évaluatio n des options
scientifique s et technologique s pendan t tout e la
durée de sa période d'essai ;
14. S'apprêtant, par l'intermédiair e de sa com-
missio n de la science et de la technologie, à conti -
nuer à faire évolue r le rôle du groupe de contac t
parlementair e et scientifiqu e en vue :
a. de renforce r les relation s de travai l avec
le Parlemen t europée n ;
b. d'assure r la continuit é dans ses confé-
rences parlementaire s et scientifique s ; et
c. de mettr e à la dispositio n de toutes les
commission s intéressée s les moyens d'accès à une
capacit é véritabl e d'évaluatio n des aspect s scienti -
fique s et technologique s des sujet s qu'elle s trai -
tent;
15. Se proposant de réexaminer, dans la pers-
pectiv e ci-dessu s et dans cell e du paragraph e 17,
les' moyen s mis à dispositio n du groupe de contact
et des conférence s parlementaire s et scientifique s ;
16. Faisan t appel aux gouvernement s des
Etat s membre s :
a. de reconnaîtr e le rôle importan t vis-à-
vi s de l'opinio n publiqu e que doiven t jouer direc-
temen t ou indirectemen t les institution s parlemen -
taire s à l'égar d des grande s orientation s scientifi -
ques et choi x technologique s et de leur s consé-
quence s prévisible s ou éventuelle s ;
b. de prendr e ou de facilite r la prise de
mesure s nécessaire s à la mise en place ou au ren-
forcement, auprès des institution s parlementaires,
de capacité s indépendante s d'examen, de com-
mentair e et d'évaluatio n de ces orientation s et
choix,
17. Recommand e au Comit é des Ministres,
en veillan t au respect des orientation s inscrite s au
plan à moye n terme, d'assure r une réflexio n per-
manent e sur le rôle spécifiqu e du Consei l de
l'Europ e dans l'évaluatio n à moye n terme des
effet s direct s et indirect s des orientation s scientifi -
ques et des choi x technologique s dans la sociét é
européenne, et de prévoi r à cet effe t une unit é de
liaiso n avec l'Assemblée.
IL Exposé des motifs
par M. BASSINET
1. Qu'est-c e que «l'évaluatio n des choi x
scientifique s et technologiques»? Pourquo i le
renouvea u d'intérê t aujourd'hu i dans plusieur s de
nos pays membre s et au nivea u européen, notam-
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
mentar y institutions? Has the time come for our
Parliamentar y Assembl y to take an initiat -
ive — such as the one outline d in the draf t recom-
mendatio n attached to this report ?
2. To check the state of current thinking in
Europe on the first of these questions, and to gain
information for answering the other two, the Com-
mittee on Science and Technolog y convene d a
meeting in Strasbourg, on 20 Novembe r 1986, of
its new Parliamentar y and Scientifi c Contact
Group (establishe d in accordance wit h Assembl y
Order No. 427).
3. Thre e event s (or series of events)
prompted us to ask ourselve s these questions :
— the announcemen t of a major congress
earl y in Februar y 1987 in Amsterdam, organise d
by the Dutch authoritie s and the "FAST' Group
of the Europea n Communitie s (I was able to
attend on behal f of the committee ) ;
— the Europea n Parliament's decision to
launc h its own project for the assessmen t of scien-
tifi c and technologica l choices, for a tria l period
fro m Januar y 1987 ;
— the unsatisfactor y experienc e of the
Assembly, fro m our committee's point of view, in
some recent debates which involve d an assessmen t
of the state of scientifi c knowledg e and its pros-
pects of industria l or therapeuti c applicatio n (see
paragraph 2 of the draf t recommendation).
4. Scientifi c and technologica l choices vary
fro m countr y to country, or fro m one group of
countrie s to another. Here are some example s
drawn fro m the work of our committe e :
— what shoul d be the structur e of an
energ y policy (shoul d it have a nuclear compo-
nent)?
— shoul d we have a space polic y (if so,
in what form ) ?
— shoul d a Channel tunnel be built in
liaiso n wit h a high-spee d train networ k ?
— shoul d we pursue research involvin g
the manipulatio n of human embryos ?
5. I n al l our countrie s the functionin g of
societ y rests on an infrastructur e of specialise d
knowledg e which is under constantl y increasin g
pressur e of change and adjustment. This entail s the
permanen t reassessmen t and updatin g of choices
already made or programmed : choices between
science-intensiv e lines of technologica l develop-
ment ; choices betwee n alternativ e line s of
research ; choices entailin g medium-ter m conse-
quence s for the organisatio n of society; choices
which, in their broad lines, woul d be difficul t to
reverse, etc.
ment de la part d'institution s parlementaires?
Serait-i l temps pour une initiative de la part de
notre Assemblé e — telle que celle esquissée dans
le projet de recommandatio n ci-dessus ?
2. Pou r fair e le point sur l'évolutio n de la
pensée actuell e en Europe sur la premièr e de ces
questions, et pour fourni r des élément s de réponse
aux deux suivantes, la commissio n de la science et
de la technologi e a convoqué une réunion de son
nouveau Groupe de contact parlementair e et
scientifiqu e (créé à la suite de la Directive n°427
de l'Assemblée ) le 20 novembr e 1986 à Strasbourg.
3. Trois événements (ou séries d'événements)
nous ont incités à nous poser ces questions :
— l'annonc e d'un grand congrès au
début de févrie r 1987 à Amsterdam, organis é par
les autorités néerlandaise s et le groupe «FAST»
des Communauté s européenne s (j'ai pu y assister
au nom de la commission ) ;
— la décision du Parlemen t europée n de
lancer pour une période d'essai à partir de janvier
1987 son propr e projet d'évaluatio n des choix
scientifique s et technologique s ;
— l'expérienc e peu satisfaisant e de
l'Assemblée, du point de vue de notre commission,
dans certains débat s récent s impliquan t une éva-
luatio n de l'état de la connaissanc e scientifiqu e et
de ses perspective s d'applicatio n industriell e ou
thérapeutiqu e (voir paragraph e 2 du projet de
recommandation).
4. Le s choix scientifique s et technologique s
varien t selon les pays ou les groupes de pays. En
voici quelque s exemple s tirés des travaux de notre
commissio n :
— quell e devrai t être la structur e d'une
politiqu e énergétiqu e (doit-ell e comporte r un com-
posant nucléaire ) ?
— aurons-nou s une politique spatial e (si
oui, sous quell e forme ) ?
— un tunnel sous la Manche doit-il être
construi t en liaison avec un réseau de trains à
grande vitesse ?
— poursuivrons-nou s des recherche s im-
pliquan t la manipulatio n des embryon s humain s ?
5. Dan s tous nos pays le fonctionnemen t de
nos sociétés repose sur une infrastructur e de con-
naissance s spécialisée s qui est soumis e à des évo-
lution s de plus en plus rapides. Cela entraîne en
permanenc e des réévaluation s et des ajustement s
de choix déjà fait s ou programmés : des choix
entre filières technologique s à haut e teneur scienti -
fique ; des choix entre filières de recherche ; des
choix entraînan t des conséquence s à moyen terme
pour l'organisatio n de nos sociétés ; des choix qui,
dans leurs grandes lignes, seraient difficilemen t
réversibles, etc.
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
6. I t is important, therefore, that decisions
taken shoul d have the broad suppor t of the general
public. The essential core of my argumen t comes
to this: this suppor t can no longer be "bought"
(through the media and publi c relations pro-
grammes ) but needs in a very concret e sense to be
"won", by making more transparen t the processes
of analysi s and assessmen t of availabl e choices,
whic h are — or ought to be — conducte d by the
competent authoritie s before decisions are taken.
One may furthe r observe — as is the purpos e of
paragraphs 3 and 4 of the draf t recommenda -
tion — that "... the question s at issue ofte n giv e rise
to divisions in societ y which cut across traditiona l
allegiance s to political parties (and) are ofte n those
which political parties do not wish to fac e for fea r
of being torn apart" (interventio n by Mr Philippe
Roqueplo at the meeting of the contact group on
20 Novembe r 1986).
7. Henc e the importanc e of strengthenin g
the roles of parliamentar y bodies and their own
independen t informatio n and assessmen t capabili -
ties.
8. A continuin g effor t in this direction is
made by our Assembl y through the organisatio n of
the parliamentar y and scientifi c conferences, of
whic h the contact group is a natural prolongatio n
(see Order No. 427). For its meeting on 20 Novem-
ber 1986 in Strasbourg, we invited several consult -
ant experts, some of whom were activel y engaged
in simila r directions in their own countries, others
having contribute d to our two previous confer -
ences. Here is an excerpt fro m an intervention, the
ful l text of whic h is in Appendi x I :
"Throughou t this quarter of a century, the
(Counci l of Europe's ) parliamentar y and scientifi c
conference s (...) provided a virtuall y unique foru m
for reflectin g on how to improve parliamentar y
decision-makin g on scientifi c and technologica l
issues and, more recently, on how best to integrat e
the new informatio n technologie s into the func -
tionin g of democrati c systems. There is (...) today a
threefol d awarenes s of : 1. the risks and interest s at
stake in the developmen t of science and technol -
ogy ; 2. the need for medium-ter m assessment s of
these risks and interest s ; and 3. the need to streng-
then the assessmen t capabilitie s of publi c institu -
tions."
9. Thi s excerpt present s the assessmen t in its
forward-lookin g aspect. From my own experienc e
as foundin g Chairma n (and current Vice-Chair -
man) of the French Parliamentar y Offic e for the
assessment of scientifi c and technologica l choices,
I woul d say that today's revival of interest in
Europe comes quit e as much fro m the hopes
which are placed in its preventiv e function, in the
light of our growing awarenes s of the negative
side-effect s of choices long-sinc e establishe d (for
example, acid rain) as fro m a series of major acci-
6. I l import e donc que les décisions prises
puissen t entraîne r une large adhésion de nos
citoyens. L'essentie l de mon propos tient en ceci :
cette adhésion n'est plus à acquéri r (à travers les
médias et les relations publiques ) mais à mériter en
rendant plus transparent s les processus d'analys e
et d'évaluatio n des choix qui sont ou devraient être
suivi s par les autorités publique s avant que les
décisions ne soient prises. On constat e par ailleur s
— et ceci fai t l'objet des paragraphe s 3 et 4 du pro-
jet de recommandatio n — que «... les questions en
jeu suscitent souvent des clivages dans la société
qui vont à rencontr e des rassemblement s tradition-
nel s au sein de partis politique s (et) sont souvent
celles auxquelle s les parti s politique s ne veulent
pas faire face de peur de ne pas y résister » (inter-
ventio n de M. Philippe Roquepl o à la réunion du
groupe de contact du 20 novembr e 1986).
7. D'où l'importanc e de renforce r les rôles —
et leur s propres capacités indépendante s d'infor -
mation et d'évaluatio n — des instances parlemen -
taires.
8. Une démarche permanent e dans ce sens a
été adoptée par notre Assemblé e en organisan t des
conférence s parlementaire s et scientifiques, dont le
groupe de contact constitue lui-mêm e un prolon-
gemen t (voir Directive n° 427). A sa réunion du 20
novembr e 1986 à Strasbour g nous avons invit é un
certai n nombr e d'experts-consultants, certains
étant engagés activemen t dans de telles démarche s
dans leurs propres pays, d'autres ayant participé à
nos deux conférence s précédentes. Voic i l'extrai t
d'une interventio n dont l'annexe I fourni t le cadre
plu s général :
«Pendan t ce même quart de siècl e les
conférence s parlementaire s et scientifique s (du
Consei l de l'Europe)... ont fourn i un forum prati -
quemen t unique pour réfléchi r aux moyens d'amé-
liore r la prise de décision parlementair e sur des
question s scientifique s et technologique s et, plus
récemment, sur le meilleur moyen d'intégre r les
nouvelle s technologie s de l'informatio n dans le
fonctionnemen t des systèmes démocratiques. Il y a
(...) aujourd'hu i une tripl e conscience: 1. des ris -
ques et intérêt s en jeu dans le développemen t de la
scienc e et de la technologie; 2. de la nécessit é
d'évaluatio n à moyen terme de ces risque s et inté-
rêts ; et 3. de la nécessit é de renforce r les capacités
d'évaluatio n des institution s publiques. »
9. Cet extrai t présent e l'évaluatio n sous son
aspect prospectif. De ma propr e expérienc e
comme présiden t fondateu r (et vice-présiden t
actuel) de l'Office parlementair e françai s pour
l'évaluatio n des choix scientifique s et technologi -
ques, je dirai s que le renouvea u d'intérê t
aujourd'hu i en Europe provient égalemen t des
espoirs qui sont placés dans sa fonction préven-
tive, à la suite notammen t de notre prise de cons-
cience des effet s pervers de certains choix effectué s
depui s longtemp s (par exempl e les pluies acides),
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
dents (Amoco Cadiz, Seveso, Three Mil e Island,
Bhopal, Chernobyl, Sandoz-Basle, Zeebrugge,
etc.).
10. Major accidents always bring reassess-
ments of the technological choices which they
embody. Sometimes they bring rejection of these
choices. Governments and public authorities have
the responsibility of meeting the consequences of
the accident, of finding its causes and determining
its real dimensions, and of restoring a realistic out-
look among the public in the face of hasty reac-
tions which are amplifie d by the media and could,
if parliamentarians are ill-informed, bring ill-con-
sidered rejections of technology.
11. Therein lies — for those of us who have
confidenc e in the democratic process — a weight y
argument for parliamentary bodies to develop or
establish their own information, analysis and
assessment capabilities. Moreover, some European
governments (according to the work of the Amster-
dam Congress) already seem to perceive that they
share an interest in such developments. This is the
reasoning which underlies paragraph 16 of the
draf t recommendation.
12. To present the reasoning behind the other
paragraphs, I shall have recourse to substantial
excerpts, for the most part appended fro m the
record of the contact group's meeting in Stras-
bourg on 20 November 1986.
Paragraphs 1 too of the draft recommendation
13. Appendix I presents some furthe r obser-
vations on what is meant by "assessment of scien-
tifi c and technological choices" and its historical
and cultural perspectives.
Paragraphs 7 and 8
14. Appendix II presents an overview of the
initiatives mentioned in paragraph 7, in particular
of the European Parliament's project as it appears
from the statement made by its representative to
our meeting of 20 November 1986, Dr Gordon
Adam, who is Vice-Chairman of the Committee
on Energy, Research and Technology. In illus -
tration moreover of the excellent working re-
lations which we have with this committee,
Dr Adam has accepted one of the two parliamen-
tary vice-chairmanships of the contact group, one
part of whose remit is to strengthen these relations
(see paragraph 17 below). Paragraph 8 is based on
the followin g observations :
i. "Science and technology are themselves
major components in many of the lobbies and
pressures to which parliamentarians are subjected."
(Professor Lourenco Fernandes, Lisbon)
et d'une série d'accidents majeurs (Amoco Cadiz,
Seveso, Three Mile Island, Bhopal, Tchernobyl,
Sandoz-Bâle, Zeebrugge, etc.).
10. Les accidents majeurs entraînent toujours
des réévaluations des choix technologiques dont ils
relèvent. Parfois ils peuvent entraîner leur rejet. La
responsabilité des gouvernements et des autorités
publique s doit être de faire face aux conséquences
de l'accident, de trouver ses causes et de cerner ses
dimensions réelles, et de rétablir dans l'opinion
publiqu e des perspectives réalistes devant des réac-
tions intempestives amplifiées par les médias et
pouvant, dans un milieu parlementaire mal
informé, entraîner des rejets inconsidérés.
11. Il y a là — pour ceux d'entre nous qui ont
confiance dans le processus démocratique — un
argumen t de poids pour que les institutions parle-
mentaires développent ou créent leurs propres
capacités d'information, d'analyse et d'évaluation.
D'ailleurs certains gouvernements européens
(d'après les travaux du Congrès d'Amsterdam)
paraissent déjà y percevoir leur intérêt. Ce sont des
considérations de cet ordre qui justifient le para-
graphe 16 de notre projet de recommandation.
12. Pour la justification des autres para-
graphes j'aurai recours à de larges extraits, pour la
plupart reproduits en annexe, du compte rendu de
la réunion du groupe de contact à Strasbourg le 20
novembre 1986.
Paragraphes 1 à 6 du projet de recommandation
13. L'annexe I présente des observations
complémentaires sur ce qu'est «l'évaluation des
choix scientifiques et technologiques» et sur ses
perspectives historiques et culturelles.
Paragraphes 7 et 8
14. L'annexe II présente un aperçu des initia-
tives mentionnées au paragraphe 7, notamment
du projet du Parlement européen tel qu'il ressort
de la déclaration du représentant du Parlement à
notre réunion du 20 novembre 1986, Dr Gordon
Adam, qui est vice-président de la Commission de
l'énergie, de la recherche et de la technologie. Illus-
trant d'ailleurs les excellentes relations de travail
que nous entretenons avec cette commission, le
DrAdam a accepté l'une des deux vice-présiden-
ces parlementaires du groupe de contact, dont le
rôle même est d'approfondir ces relations (voir
paragraphe 17 ci-dessous). Le paragraphe 8 prend
appui sur les observations suivantes :
i. «La science et la technologie elles-
mêmes sont des composantes majeures dans nom-
bre de lobbies et de pressions auxquels les parle-
mentaires sont soumis.» (Professeur Lourenco Fer-
nandes, Lisbonne)
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
ii. "Dr Adam has referre d to the sense of
isolation fel t by parliamentarian s when confronte d
wit h decision s of high scientifi c and technologica l
content. The futur e probabl y lies in having a
hybri d institutiona l formul a which helps parlia-
mentarian s better to understan d the dynamic s of
science and technolog y and makes scientist s full y
responsibl e for the qualit y of the data which are
brought into the parliamentar y decision process.
This howeve r does not mean reducin g the de-
cisiona l responsibilit y of parliamentarian s : it
means giving them the best possibl e informationa l
basis for thei r decisions, and it is then for them to
decide whethe r or not certai n consequence s flow -
ing fro m particula r technologica l choice s are
acceptable." (Professo r Meinhol f Dierkes, Berlin)
iii. "There is a need to buil d intermediar y
structure s betwee n three differen t and fragmente d
communitie s : decision-maker s (of the executiv e
and the legislativ e branche s of government), scien-
tist s (who can no longer speak wit h a singl e voice
and have thei r own problems of interna l communi -
cation), and the 'attentive public' compose d of
representative s of various social movement s and of
industr y and of promoter s of specifi c scientifi c and
technologica l developments. At present, each of
these communitie s has a differen t understandin g
of what each of the other s is trying to say." (Profes -
sor Helga Nowotny, Vienna )
iv. "Ther e is a clear need to engage first -
rate scientist s and technologist s in suppor t of the
wor k of parliamentarians. Bu t such peopl e wil l
onl y giv e thei r time if they see thei r contributio n
being used effectively. This is the core of the insti -
tutiona l problem." (Professo r Lourenco Fernandes,
Lisbon )
Paragraphs 9 to 12.i
15. The Amsterda m Congres s gave an over-
vie w of the many initiative s now unde r way in
Europe, in the privat e and publi c sectors, and
nationall y as wel l as at Europea n level. In this lat-
ter regard, I returne d convince d that our Organis -
ation mus t continu e to uphol d its positio n — and if
possibl e develo p it in the directio n and on the
modes t scal e indicate d i n the draf t recommen -
dation — as much in its intergovernmenta l as in its
parliamentar y work. The followin g analysi s of Pro-
fessor Vincen t McBriert y (Dublin), which he ad-
vanced at the contac t group's meetin g in Stras-
bourg on 20 November 1986, woul d seem to be
perfectl y justifie d :
"The Commission's existin g assessmen t
procedure s tend to be addressed to specifi c ques-
tions. A typica l questio n — on, for example, the
ESPRI T programme — might be : 'does a particula r
proposa l have the scientifi c meri t necessar y to give
ii. «Le Dr Adam a évoqué le sentimen t
d'isolemen t ressent i par les parlementaire s
lorsqu'il s sont confronté s à des décision s à haut e
teneur scientifiqu e et technologique. L'aveni r
réside probablemen t dans une formul e institution -
nell e hybrid e qui aide les parlementaire s à mieux
comprendr e la dynamiqu e de la science et de la
technologi e et rende les scientifique s pleinemen t
responsables de la qualit é des données qui sont
introduite s dans le processus de décision parle-
mentaire. Toutefoi s cela ne signifi e pas diminue r la
responsabilit é décisionnell e des parlementaires,
mai s leur donne r la meilleur e base possibl e
d'informatio n pour leurs décisions. A eux ensuit e
de décide r si certaine s conséquence s découlan t de
tels ou tels choi x technologique s sont ou non
acceptables.» (Professeu r Meinhol f Dierkes, Ber-
lin )
iii. «11 fau t construir e de s structure s inter -
médiaire s entre trois milieu x différent s et fragmen -
tés : décideur s (qu'il s appartiennen t au pouvoi r
exécuti f ou au pouvoi r législatif), scientifique s (qui
ne peuven t plus parler d'une seul e voi x et qui ont
leur s propre s problème s de communicatio n
interne), et le «publi c attentif » compos é de repré-
sentant s de diver s mouvement s sociau x et de
l'industri e et de promoteur s de développement s
scientifique s et technologique s spécifiques. Actuel -
lemen t chacun de ces milieu x compren d différem -
ment ce que chacu n des autres essai e de dire.»
(Professeu r Helga Nowotny, Vienne )
iv. «I l es t manifestemen t nécessair e
d'engage r des scientifique s et des technologue s de
premie r plan pour souteni r les travaux des parle-
mentaires. Mai s ces personne s ne donneron t leur
temps que si elles voient que leurs contribution s
sont efficacemen t utilisées. Voic i le cœur du pro-
blème institutionnel.» (Professeu r Lourenc o Fer-
nandes, Lisbonne )
Paragraphes 9 à 12.i
15. Le Congrès d'Amsterda m a permi s de
fair e la synthès e des nombreuse s initiative s actuel -
lemen t en cours en Europe, tant dans le secteur
privé que dans le secteur public, tant au plan
nationa l qu'au plan européen. A ce dernier égard,
j'en sui s revenu convainc u que notre Organisatio n
doit continue r à teni r son rôle — et, si possible, le
développe r dans le sens et dans la mesur e très
modest e de notre projet de recommandatio n —
dans son doubl e aspect intergouvernementa l et
parlementaire. Les propos suivant s du Professeu r
Vincen t McBriert y (Dublin ) à la réunio n du
groupe de contact (Strasbourg, 20 novembre 1986)
se sont révélés parfaitemen t justifié s :
«Les procédure s d'évaluatio n actuelle s de
la Commissio n des Communauté s européenne s
concernen t souven t des question s spécifiques. Une
questio n typiqu e — concernan t par exempl e le
programme ESPRI T — pourrai t être: «tell e ou
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
a proper return on an investment made with a
view to materially advancing a particular technol-
ogy on specifi c lines?' But this question is quite
differen t fro m : 'what wil l be the impact on society
if a particular line is followe d ?' This second type
of question is not adequately addressed in the
Communit y framework. On the one hand, there is
the Community with its emphasis on scientifi c
judgments, on the other hand, there is the Council
of Europe wit h a 25-year continually-changing
focus on the general impacts of science and tech-
nology on society and the citizen."
Paragraphs 12.U to 12.v
16. The work of the OECD Committee for
Scientifi c and Technological Policy is wel l known
to the Assembly through the opinions which our
committee contributes to the annual debates on
OECD activities (Rapporteur: Mr Fourré). OECD
studies address long-term issues but, as remarked
by the OECD representative at the contact group's
meeting, "... not always in a manner accessible
to non-specialist parliamentarians". Hence the
interest of the partnership which we have estab-
lished wit h the OECD Secretariat for our parlia-
mentary and scientifi c conferences. The FAST pro-
gramme of the European Communities is de-
scribed in Appendix III. The work of the Euro-
pean Science Foundation and of the International
Council of Scientific Unions wil l be covered in the
report which I am preparing on scientifi c and tech-
nological co-operation in Europe, furthe r to the
one I presented in January 1986 (see Assembly
Recommendation 1029).
Paragraphs 12.vi to 15
17. Our contact group was established, in
accordance with Assembly Order No. 427, not
only to strengthen working relations with the Euro-
pean Parliament's Committee on Energy, Research
and Technology, but (as our Chairman, Sir John
Osborn, reminded us at the start of its meeting of
20 November 1986) in order "... to help our Sub-
Committee on Science Policy bring greater depth
and continuity to preparations for the parliamen-
tary and scientific conferences". Implementation
of Assembly Order No. 427 has already committed
us to the strengthening of one such "intermediary
structure" as those referred to by Professor Helga
Nowotny in sub-paragraph 14.ii i above. The time-
liness of such action is shown by its coincidence
with the initiative of the European Parliament (see
Appendix II). But our committee wil l hardly find
it possible to sustain this action — not to mention
the eventuality of developing it (which would be
tell e proposition a-t-elle l'intérêt scientifique néces-
saire pour assurer une bonne rémunération d'un
investissemen t effectué en vue de faire progresser
matériellement une technologie donnée dans une
direction spécifique?» Mais cette question diffèr e
totalement de celle-ci : «si une direction particu-
lière est suivie, quel sera l'impact sur la société ?» Il
n'est pas répondu de façon satisfaisante à ce deu-
xième type de question dans le cadre communau-
taire. D'une part, il y a la Communauté avec son
accent sur les jugements scientifiques, d'autre part,
il y a le Conseil de l'Europe, qui, depuis vingt-cinq
ans s'est intéressé à tel ou tel impact d'ordre géné-
ral de la science et de la technologie sur la société
et le citoyen.»
Paragraphes 12.iià 12.v
16. Les travaux du Comité de politique scien-
tifiqu e et technologique de l'OCDE sont bien
connus à l'Assemblée grâce aux avis que notre
commission présente aux débats annuels sur les
activités de l'OCDE (rapporteur: M. Fourré). Les
études de l'OCDE sont consacrées à des questions
à long terme mais, selon la remarque de son repré-
sentant à la réunion du groupe de contact,
«... d'une façon qui n'est pas toujours accessible aux
parlementaires non spécialisés». D'où l'intérêt du
«partenariat» que nous avons établ i avec le Secré-
tariat de l'OCDE pour nos «conférences parlemen-
taires et scientifiques». Le programme FAST des
Communautés européennes est décrit en annexe
III. Les travaux de la Fondation européenne de la
science et du Conseil international des unions
scientifique s seront commentés dans le rapport
que je prépare sur la coopération scientifique et
technologique en Europe, faisant suite à celui que
j'ai présenté en janvier 1986 (voir Recommanda-
tion 1029 de l'Assemblée).
Paragraphes 12.via 15
17. Notre groupe de contact a été créé, con-
formément à la Directive n° 427 de l'Assemblée,
non seulement pour renforcer nos relations de tra-
vail avec la Commission de l'énergie, de la recher-
che et de la technologie du Parlement européen,
mais (comme l'a rappelé notre président, Sir John
Osborn, au début de notre réunion du 20 novem-
bre 1986) pour «... aider notre sous-commission de
la politique scientifique à préparer de façon plus
approfondie et plus continue les «conférences par-
lementaires et scientifiques». La mise en œuvre de
la Directive n° 427 nous a déjà engagés dans le ren-
forcement de l'une des «structures intermédiaires»
auxquelle s fai t référence le Professeur Helga
Nowotny dans le sous-paragraphe 14.iii ci-dessus.
L'opportunité de cette action est démontrée par sa
coïncidence avec l'initiative du Parlement euro-
péen (voir annexe II). Mais il ne sera guère possi-
ble à notre commission de maintenir cette action
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
highl y desirable: see paragraph 2 of the draf t
recommendation) for the benefit of other Assem-
bly committees — without some modest increase in
resources, notably in respect of staff, furthe r to
some readjustment of the structuring of attri-
butions among the staff currently in the service of
the Assembly. Paragraph 15 is designed to allow
the Assembly to express its position in thi s regard.
Paragraphs 16 and 17
18. Th e reasoning behind paragraph 16 is pre-
sented in paragraphs 9 to 1 1 above. The justifi -
cation for paragraph 17 lies in the fac t that parlia-
mentar y action in the Council of Europe naturally
aims to enrich and influence the thinking and ac-
tion of the Committee of Ministers and its expert
committees. The conclusions and recommen-
dations of our first parliamentar y and scientifi c
conference s perhaps enriched the work of OECD
more than that of the Council of Europe. For
those of the 5th Conference (Helsinki 1981), the
Committe e of Ministers agreed to our proposal (in
Recommendatio n 932) for the convening of a
meeting of the two liaison committees OECD/
Council of Europe, with the European Science
Foundation as observer. For lack of means and
adequate preparation, the constructive spiri t whic h
prevaile d at the meeting never led to even the start
of any real dialogue wit h the Assembly. As for the
conclusions and recommendations of the 6th Con-
ferenc e (Tokyo, 1985), the Committee of Minister s
informs us that the same liaison committees are
"... invite d to place Recommendation 1028 on the
agenda for their next meeting" (see Appendi x IV
for the ful l text of the reply). But the use of Coun-
cil of Europe resources to organise such a meeting
onl y makes sense if it is properly prepared in terms
of substance as wel l as in terms of procedure, and
if the Assembly's views are examined in terms of
the Council of Europe's medium-ter m plan and
wit h reference to the roles already played, albeit on
an ad hoc basis, by some expert committees (for
example, on progress in the biomédical sciences)
in the assessment of scientific and technological
choices. Such a meeting — or, rather, a series of
such meetings — cannot be improvised or hastil y
prepared. Hence our proposal that the Committee
of Ministers establish specific functions of liaison
with the work of the Assembly in this field, wit h a
view also to accentuating complementaritie s of
approach between our Organisation and the insti-
tutions of the European Communities.
— sans parler de la renforcer (ce qui serait haute-
ment souhaitable : voir paragraphe 2 du projet de
recommandation) au profit des autres commis-
sions de l'Assemblée — sans quelque modeste
supplémen t de ressources, notamment dans le
domaine du personnel, moyennant quelque réa-
ménagement de la structure des effectif s actuelle-
ment au service de l'Assemblée et de leurs attribu-
tions. Le paragraphe 15 est conçu pour que
l'Assemblée puisse exprimer ou non sa volonté à
cet égard.
Paragraphes 16 et 17
18. La justification du paragraphe 16 se
trouve aux paragraphes 9 à 1 1 ci-dessus. Le para-
graphe 1 7 trouve sa raison d'être dans le fai t qu'au
Conseil de l'Europe l'action parlementair e vise
naturellement à enrichir et éventuellement à inflé -
chir la pensée et l'action du Comité des Ministres
et de ses comités d'experts. Les conclusions et
recommandations de nos premières conférences
parlementaire s et scientifiques ont peut-être enrichi
davantage les travaux de l'OCDE que ceux du
Consei l de l'Europe. S'agissant de celles de la
5e Conférence (Helsinki, 1981), le Comité des
Ministre s a accepté à la suite de notre proposition
(Recommandation 932) que soi t convoquée une
réunion des deux comités de liaison OCDE/
Consei l de l'Europe, avec la Fondation euro-
péenne de la science en qualité d'observateur.
Faute de moyens et de préparation adéquate,
l'ambiance constructive de cette réunion ne s'est
pas traduite en amorce de dialogue véritable avec
l'Assemblée. En ce qui concerne les conclusions
de la 6e Conférence (Tokyo, 1985), le Comité des
Ministres nous fai t savoir que ces mêmes comités
de liaiso n sont invités «à mettre l'examen de la
Recommandation 1028 à l'ordre du jour de leur
prochaine réunion» (voir annexe IV pour le texte
complet de la réponse). Mais l'utilisation des res-
sources du Conseil de l'Europe pour l'organisation
d'une tell e réunion n'a de sens que si celle-ci est
préparée convenablement autant pour le fond que
pour la forme, et si les idées de l'Assemblée sont
examinées dans la perspective du plan à moyen
terme du Conseil de l'Europe et par rapport au
rôle que jouent déjà, quoique ponctuellement, cer-
tains de ses comités d'experts (par exemple, celui
sur les progrès des sciences biomédicales) dans
l'évaluation des choix scientifiques et technologi -
ques. Une telle réunion — ou, plutôt, une série de
telle s réunions — ne peut pas être improvisée ou
préparée hâtivement. D'où notre proposition que
des fonctions spécifiques de liaison avec les tra-
vau x de l'Assemblée dans ce domaine soient
créées par le Comité des Ministres, dans la pers-
pective aussi d'une accentuation de la complémen-
tarité des travaux du Conseil de l'Europe et des
institution s des Communauté s européennes sur
certaine s grandes questions d'actualité.
10
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
APPENDI X I
Assessment of scientific and technological choices :
historical, cultural and analytical perspectives —
from statements made at the contact group meeting
(Strasbourg, 20 November 1986)
1. 'Technology assessment originate d 25 years
ago wit h a NASA study on peacefu l spin-off s fro m
space technolog y programmes. Four years later, in 1966,
the Scienc e and Aeronautic s Committe e of the Unite d
States Hous e of Representative s called for muc h
broader and longer-ter m criteri a to be taken into accoun t
in cost-benefi t studies of technolog y programmes. This
was the start of a trend which led to the setting-u p of the
Congressiona l Offic e of Technolog y Assessmen t in
1972. Also in the earl y 1970s, OECD publishe d an
influentia l repor t on Science, growth and society, and
technolog y assessmen t structure s began to emerge in
variou s countries, attache d either to the legislatur e or the
executive. In 1979, the Commissio n of the Europea n
Communitie s set up the programm e Forecastin g and
assessmen t in science and technology, known as 'FAST,
and, in 1982, a major symposiu m wa s hel d in Bonn. In
1985 the Committe e on Energy, Researc h and Technol -
ogy of the Europea n Parliamen t secured approva l for
the setting-u p of a 'scientifi c and technologica l options
assessmen t office' (STOA) for an eighteen-mont h tria l
period. In Februar y 1987, ther e wil l be a major stock-
takin g congres s in Amsterdam, jointl y organise d by the
'FAST programme of the Commissio n of the Europea n
Communitie s and the Netherland s Organisatio n for
Applie d Scientifi c Reseach (TNO). Throughou t thi s
quarte r of a century, the Parliamentar y Assembl y of the
Counci l of Europe has organise d a series of parliamen -
tar y and scientifi c conferences, the last of whic h wa s
hel d in Tokyo in 1985. They have provide d a virtuall y
uniqu e foru m for reflectin g on how to improv e parlia-
mentar y decision-makin g on scientifi c and technologica l
issue s and, more recently, on how best to integrat e the
new informatio n technologie s into the functionin g of
democrati c systems. There is accordingl y today a three-
fol d awarenes s of: l.'th e risks and interest s at stake i n
the developmen t of science and technolog y ; 2. the need
for medium-ter m assessment s of these risks and inter -
ests ; and 3. the need to strengthe n the assessmen t capa-
bilitie s of publi c institutions. Sharpe r publi c vigilanc e in
regar d to technologica l innovatio n and diffusio n has
give n rise to new concepts and methods. One of these
concept s is the need for 'constructive' technolog y assess-
men t in which the needs and aspiration s of the eventua l
users are integrate d into the design of a new technolog y
(and its applications ) as far in advanc e as possibl e of its
introduction. The key issue in the institutionalisatio n of
technolog y assessmen t is how close it shoul d lie to the
Executiv e and/or parliament. Whateve r formul a is cho-
sen in thi s regard, it is clear that the new institution s
shoul d be open as far as possibl e to accommodat e
extensiv e publi c consultation s and shoul d be able to rel y
on broad network s of expertis e havin g a Europea n
dimension." (Dr François e Warrant, Researc h Centr e for
Informatic s and Law, Universit y of Namur )
ANNEX E I
Evaluatio n des choix scientifiques et technologiques :
perspectives historiques, culturelles et analytiques —
Extraits des intervention s à la réunion du groupe de contact
(Strasbourg, 20 novembre 1986)
1. « L'évaluatio n technologiqu e a vu le jour il y a
vingt-cin q ans avec une étude de la NASA sur les
retombée s pacifique s des programme s de technologi e
spatiale. Quatr e années plus tard, en 1966, le Science and
Aeronautics Committee (Commissio n de la science et de
l'aéronautique ) de la Chambr e des Représentant s des
Etats-Uni s demandai t que des critères bien plus vastes et
à plus long terme soient pris en considératio n dans les
études coût-bénéfic e des programme s technologiques.
Cela marqu a le début d'une tendance qui abouti t à la
création en 197 2 du Congressional Office o f Technology
Assessment. C'est égalemen t au début des années 70 que
l'OCDE publi a un rappor t influen t sur Science, crois-
sance et société et que des structure s d'évaluatio n techno -
logiqu e rattachée s au pouvoi r législati f ou au pouvoi r
exécuti f commencèren t à apparaîtr e dans diver s pays.
En 1979, la Commissio n des Communauté s européen -
nes créa le programme Prévisio n et évaluatio n dans le
domain e de la science et de la technologi e connu sous le
nom de «FAST » et, en 1982, un importan t symposiu m
eut lie u à Bonn. En 1985 la Commissio n de l'énergie, de
la recherch e et de la technologi e du Parlemen t europée n
fit approuve r la création d'une Unit é d'évaluatio n des
choi x scientifique s et technologique s (STOA) pour une
période expérimental e de dix-hui t mois. En févrie r 1987
se tiendr a à Amsterda m un importan t congrès d'évalua -
tion organis é conjointemen t par l e programme FAST de
la Commissio n des Communauté s européenne s et
l'Organisatio n néerlandais e pour la recherch e scientifi -
que appliqué e (TNO). Pendan t ce même quart de siècle,
l'Assemblé e parlementair e du Consei l de l'Europ e orga-
nisa plusieur s conférence s parlementaire s et scientifi -
ques, la dernièr e ayant eu lie u à Tokyo en 1985. Ces
conférence s ont fourn i un forum pratiquemen t uniqu e
pour réfléchi r aux moyen s d'améliore r la prise de déci-
sion parlementair e sur des question s scientifique s et
technologique s et, plus récemment, sur le meilleu r
moye n d'intégre r les nouvelle s technologie s de l'infor -
mation dans le fonctionnemen t des système s démocrati -
ques. Il y a donc aujourd'hu i une tripl e conscienc e : 1.
des risques et intérêt s en jeu dans le développemen t de
la scienc e et de la technologi e ; 2. de la nécessit é d'éva-
luatio n à moye n terme de ces risques et intérêt s ; et 3. de
la nécessit é de renforce r les capacité s d'évaluatio n des
institution s publiques. Une plus grande vigilanc e publi -
que à l'égar d de l'innovatio n et de la diffusio n technolo -
gique s a donné lie u à de nouveau x concepts et métho-
des. Un de ces concept s est la nécessit é d'une évaluatio n
technologiqu e «constructive » où les besoins et les aspi-
ration s des utilisateur s éventuel s sont intégré s dans la
conceptio n d'une technologi e nouvell e (et de ses appli -
cations ) le plu s longtemp s possibl e avant son introduc -
tion. La questio n clé dans l'institutionnalisatio n de l'éva-
luatio n technologiqu e est de savoi r si elle doit être étroi -
temen t rattaché e à l'exécuti f et/ou au parlemen t et
jusqu'à quel point. Quell e que soit la formul e choisi e à
ce propos, il est éviden t que les institution s nouvelle s
devron t être aussi ouverte s que possibl e pour permettr e
de larges consultation s par le publi c et devron t pouvoi r
compte r sur de vastes réseaux d'assistanc e techniqu e de
dimensio n européenne.» (Dr François e Warrant, Centr e
de recherche s «Informatiqu e et droit», Universit é de
Namur )
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
2. 'Technology assessmen t shoul d not be re-
garded by parliamentarian s as a 'black box', but as
requirin g thei r active participatio n in choosin g areas of
study, taking part in the process and implementin g the
results. There is a tendenc y in Europe to take the Unite d
States Offic e of Technolog y Assessmen t as a model. But
neithe r in France, nor in the Netherlands, nor in Ger-
many, nor in Austria, nor in Denmar k have enthusiasti c
reactions to thi s mode l led to the creation of anythin g
resemblin g a copy. The reason is that Europea n parlia -
mentar y systems are very different. The Unite d States
Congress was abl e to set up an offic e when it fel t it was
needed. This contrast s wit h the situatio n in the 1970s in
France when an initiativ e wit h broad parliamentar y sup-
port was blocke d by the government. Moreover, the
United States Congressma n (or woman ) identifie s more
strongl y wit h Congres s as an institutio n than wit h his or
her politica l part y : Congres s ofte n finds itsel f in con-
frontatio n wit h the Executive. In Europea n systems, par-
liament s tend to divide in suppor t for and agains t the
Executive. This is part of the reason why it has taken ten
years' discussio n in the Germa n Bundestag befor e an
initiativ e was agreed on. The forces behind the setting-
up of the Unite d States Offic e of Technolog y Assess-
ment in the earl y 1970s ar e differen t fro m the forces
behind the new wave of institutionalisatio n of technol -
ogy assessmen t whic h travers e Europ e today. In the
earl y 1970s, the Unite d States Congres s was concerne d
to strengthen its position vis-à-vis the Executive, par-
ticularl y followin g the bombin g of Cambodia. Ther e
was no similarl y strong impuls e in Europ e during thi s
period. Nor was ther e the parliamentar y capabilit y to
take decision s of this kind independentl y of the Execu-
tive. In the firs t instance, technolog y assessmen t was
reactive in characte r — to provide an early-warnin g sys-
tem agains t technologica l disasters, to monito r new
development s and to initiat e discussio n generall y in
society. The influenc e of the Unite d States exampl e on
Europe in the 1970s led to an 'active' concept of tech-
nology assessment, but too short-ter m in its orientations.
The need today is to initiat e discussion on the medium-
term technologica l orientation s of our societies. Technol -
ogy assessmen t mus t not be limite d to providin g parlia-
ment s wit h short-ter m basi c technica l data." (Ruu d
Smits, Centr e for Technolog y and Policy Studies, Neth-
erland s Organisatio n for Applie d Scientifi c Researc h
(TNO) )
3. "The methodology of the United States Offic e
of Technology Assessmen t cannot be transpose d to the
Europea n setting. Moreover, notwithstandin g the qualit y
of the studies, the conclusion s (set fort h in the for m of
possibl e options and thei r respectiv e consequences ) are
ofte n disappointing. The parliamentar y experienc e is
quit e differen t fro m one country to another, accordin g to
whethe r the principa l antagonism s lie betwee n the Exec-
utive and the legislatur e or betwee n the minorit y and
majorit y parties. No doubt, all parliament s coul d do
wit h better technolog y assessmen t capabilities. But the
two key question s are : wil l such bodies work in co-oper -
ation or in competitio n wit h governmenta l bodies for
technolog y assessment? What in fact shoul d be thei r
practical focus ? No proper assessment s have been done
in the speaker's own country, nor, so far as he knows, in
any other signator y country, prior to the signing of the
Rhine pollutio n conventio n ; nor have studie s on the
2. «Le s parlementaire s ne doiven t pas considére r
l'évaluatio n technologiqu e comme une «boît e noire»,
mai s comme exigean t leur participatio n active au choi x
des domaines d'étude, au processus de réalisatio n et à la
mise en œuvr e des résultats. On a tendanc e en Europe à
prendr e l'Offic e o f Technology Assessment américai n
pour modèle. Mai s ni en France, ni aux Pays-Bas, ni en
Allemagne, ni en Autriche, ni au Danemark, les réac-
tions enthousiaste s à ce modèl e n'ont entraîn é la créa-
tion de quelqu e chose ressemblan t à une copie. La rai-
son en est que les système s parlementaire s européen s
sont très différents. Le Congrè s des Etats-Uni s a pu créer
un offic e lorsqu'i l a estimé qu'i l était nécessaire. Cela
contrast e avec la situatio n existant en France au cours
des année s 70, époque à laquell e une initiativ e bénéfi -
ciant d'un large soutie n parlementair e a été bloqué e par
le gouvernement. De plus, le membr e du Congrè s des
Etats-Uni s s'identifi e plus fortemen t avec le Congrè s en
tant qu'institutio n qu'ave c son part i politique. Le
Congrès se trouve souven t en oppositio n avec le pou-
voi r exécutif. Dans les système s européens, les parle-
ment s sont souven t partagés entr e les partisan s et les
adversaire s de l'exécutif. Cela expliqu e en parti e pour -
quoi il a fall u di x ans de discussio n au Bundestag alle-
mand pour parveni r à un accor d sur une initiative. Les
force s à l'origin e de la création de l'Offic e of Technology
Assessment américai n au début des année s 70 diffèren t
des forces qui animen t la nouvell e vague d'institution -
nalisatio n de l'évaluation technologique que connaît
actuellemen t l'Europe. Au début des année s 70, le
Congrès américai n étai t soucieu x de renforce r sa position
vis-à-vi s du pouvoi r exécutif, notammen t après le bom-
bardemen t du Cambodge. Il n'y a eu aucune impulsio n
auss i fort e en Europe pendan t cette période. Il n'y avai t
pas non plus la capacit é parlementair e de prendr e des
décision s de ce genre indépendammen t du pouvoi r exé-
cutif. L'évaluatio n technologiqu e a tout d'abord eu un
caractèr e de réaction — fourni r un système d'alert e
avancé e contr e les désastres technologiques, contrôle r les
développement s nouveau x et suscite r une discussio n
dans la sociét é en général. L'influenc e de l'exempl e
américai n sur l'Europ e au cours des années 70 a about i
à une conceptio n «active » de l'évaluatio n technologiqu e
mai s ses orientation s étaient à trop cour t terme.
Aujourd'hui, il fau t lancer des discussion s sur les orien-
tations technologique s à moye n terme de nos sociétés.
L'évaluatio n technologiqu e ne doit pas se ramene r à
fourni r aux parlement s une base de donnée s technique s
avec des horizon s temporel s à cour t terme.» (Ruud
Smits, Centr e d'études «Technologi e et politique», Orga-
nisatio n néerlandais e pour la recherch e scientifiqu e
appliqué e (TNO))
3. «L a méthodologie de VOffice of Technology
Assessment des Etats-Uni s ne peut être transposé e au
cadre européen. De plus, nonobstan t la qualit é des étu-
des, les conclusion s (formulée s sous la forme d'option s
possible s et de leurs conséquence s respectives ) sont sou-
vent décevantes. La pratiqu e parlementair e diffèr e beau-
coup d'un pays à l'autr e suivan t que les principau x
antagonisme s résiden t entr e le pouvoi r exécuti f et le
pouvoi r législati f ou entre les parti s de la minorit é et de
la majorité. Certes, tous les parlement s auraien t bien
besoi n d'une meilleur e capacité d'évaluatio n technologi -
que. Mai s les deux question s clés sont : ces organisme s
travailleront-il s en coopération ou en concurrenc e avec
les organisme s gouvernementau x d'évaluatio n technolo -
gique? En fait, quell e doit être leur convergenc e prati -
que ? Aucun e évaluatio n satisfaisant e n'a été fait e dans
le pays de l'orateu r ni, à sa connaissance, dans un autre
pays signatair e avant la signatur e de la conventio n sur la
12
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
social and medica l consequence s of introducin g summe r
time been conducte d ; nor for decision s on permissibl e
level s of alcohol in the blood for driver s ; nor for ending
smallpo x vaccinations, wher e a recommendatio n of the
Worl d Healt h Organisatio n was put int o effec t withou t
furthe r expertis e being drawn on. Do those who argue
so strongl y for technolog y assessmen t not in a way call
into questio n the principle s of representativ e democ -
racy? Are they not simpl y looking for an additiona l
platfor m fro m which to make themselve s heard ? In the
French politica l decision process, there shoul d surel y
have been — but has not been — a debat e on the conse-
quences for societ y of highl y centralise d nuclea r elec-
tricit y production. Similarly, in any debat e on acid rain,
the effec t of possibl e solution s on differen t nationa l
automobil e industrie s must be considered. There seems
to be agreemen t that technolog y assessmen t shoul d be
develope d generall y in society. Ther e is also agreemen t
that it shoul d be an instrumen t for parliaments. In this
latter respect, differen t countrie s wil l us e it quit e differ -
ently. A new instrumen t at the disposa l of parliament s
mus t not be presente d as some kind of panace a for the
ill s of representativ e democracy. If some parliament s in
certai n countrie s are relativel y colourles s and apathetic,
the solutio n lies in redressin g the balanc e of power wit h
the Executive. Unde r the Constitutio n whic h prevaile d
in France befor e Apri l 1958, parliamen t was the centre
of politica l lif e and decision-making. Today, the centr e
is the government, which has its own substantia l array of
bodies for assessmen t and evaluation." (Philipp e Bassi -
net, Vice-Chairman, French Parliamentar y Offic e for the
Assessmen t of Scientifi c and Technologica l Choices )
4. "Parliamentar y initiative s reflec t an increasin g
wish on the part of society to assume responsibilit y for
its major technologica l orientations, by penetratin g in
the first instanc e the obscurit y of the administrativ e deci-
sion process and the scientifi c and technologica l infor -
mation underlyin g it. Technology assessmen t orientate d
towards the taking of decision s is already widel y prac-
tised in France. Technolog y assessmen t orientate d
towards the preparatio n and scrutiny of decision s
scarcel y exist s ; and yet it is essential, if a societ y is not
to come to fee l entirel y passive and powerles s in regard
to decision s taken by administrator s and experts. The
introductio n of parliamentar y technolog y assessmen t in
France is the right move toward s a more democrati c
society. Its essence consist s in developin g better infor -
mation on the motivation s and the interest s which lie
behind major technologica l choices, and in developin g a
consensu s around these choices ; it wil l not necessaril y
carry much weight in the taking of decisions." (Philipp e
Roqueplo, CNRS,Paris)
5. "Wh y is the institutionalisatio n of technolog y
assessmen t taking so long in Europe compare d with the
Unite d States ? One needs to see the process in terms of
the nineteent h centur y industria l revolution, of its social
impacts, and of the time taken to come up wit h ad-
equat e institutiona l response s — such as social securit y
systems. Althoug h parliamentarian s have to wor k on a
four - to five-yea r time-scal e becaus e of elections, it is
importan t to realise that they too in this regard are actors
in a long-ter m historica l process of learning how to cope
responsibl y wit h technology. Difficultie s in the institu-
tionalisatio n of technolog y assessmen t spring both fro m
science itself and fro m the current social context. One
pollutio n du Rhin. Il n'y a pas eu non plus d'étude sur
les conséquence s sociales et médicale s de l'introductio n
de l'heur e d'été ni en ce qui concerne les décision s sur le
degré permissibl e d'alcool dans le sang pour les conduc -
teurs, ou l'arrêt des vaccination s contre la variol e où l'on
a appliqu é une recommandatio n de l'Organisatio n mon-
dial e de la sant é sans fair e appel à d'autres avis spéciali -
sés. Ceux qui se déclaren t si énergiquemen t partisan s de
l'évaluatio n technologiqu e ne remettent-il s pas en quel -
que sorte en questio n les principe s de la démocrati e
représentative? Ne recherchent-il s pas simplemen t une
tribune supplémentaire d'où se faire entendr e ? Dans le
processu s de décisio n politiqu e françai s il y aurai t certai -
nement dû y avoi r — mai s il n'y a pas eu — un débat
sur les conséquence s pour la sociét é de la productio n
d'électricit é nucléaire hautemen t centralisée. De même,
dans tout débat sur les pluies acides, l'effe t des solution s
possible s sur les différente s industrie s automobile s natio-
nales doit être pris en considération. Il sembl e que l'on
soit d'accord pour que l'évaluatio n technologiqu e soit
généralemen t mise en place dans la société. Il y a égale-
ment accord pour qu'ell e serve d'instrumen t au parle-
ment. A cet égard, les différent s pays l'utiliseron t de
façon très différente. Un nouve l instrumen t à la disposi -
tion du parlemen t ne doit pas être présent é comme une
sorte de panacé e pour les maux de la démocrati e repré-
sentative. Si certains parlement s dans certains pays sont
relativemen t ternes et apathiques, la solutio n consist e à
rétabli r l'équilibr e du pouvoi r avec l'exécutif. Conformé -
ment à la Constitutio n en vigueu r en France avant avril
1958, le parlemen t était le centre de la vie politiqu e et de
la prise de décisions. Aujourd'hui, le centre c'est le gou-
vernemen t qui possède un nombr e substantie l d'organes
d'appréciatio n et d'évaluation.» (Philipp e Bassinet,
vice-présiden t de l'Offic e parlementair e françai s pour
l'évaluatio n des choi x scientifique s et technologiques )
4. «Le s initiative s parlementaire s reflèten t un
désir grandissan t de la part de la sociét é d'assume r la
responsabilit é de ses grande s orientation s technologi -
ques, en perçant en premie r lieu le mystèr e du processu s
de décisio n administrati f et l'informatio n scientifiqu e et
technologiqu e qui le sous-tend. L'évaluatio n technologi -
que orienté e vers la prise de décision est déjà largemen t
pratiqué e en France. L'évaluatio n technologiqu e orien-
tée vers la préparatio n et l'exame n minutieu x des déci-
sions n'exist e guère et pourtan t ell e est essentiell e si l'on
ne veut pas que la sociét é devienn e entièremen t passive
et impuissant e à l'égar d des décision s prises par des
administrateur s et des spécialistes. L'introductio n de
l'évaluatio n technologiqu e parlementair e en France est
le premie r pas vers une sociét é plus démocratique. Ell e
consist e essentiellemen t à mettr e au point une meilleur e
informatio n sur les motivation s et les intérêt s qui sont à
la base des grands choi x technologique s et à parveni r à
un consensu s sur ces choix. Elle n'aur a pas nécessaire -
ment beaucou p de poids dans la prise de décision.»
(Philipp e Roqueplo, CNRS, (Paris))
5. «Pourquo i l'institutionnalisatio n de l'évalua -
tion technologiqu e prend-ell e tellemen t de temps en
Europe par rappor t aux Etats-Uni s ? Il fau t rapproche r
le processu s de celui de la révolutio n industriell e du
dix-neuvièm e siècle, avec ses répercussion s sociale s et
avec le temps qu'i l a fall u pour parveni r à des réponse s
institutionnelle s appropriée s — telles que les système s
de sécurit é sociale. Quoiqu e les parlementaire s doiven t
travaille r sur une base de temps de quatr e à cinq ans en
raison des élections, il import e de réaliser qu'à cet égard
ils sont aussi des acteur s dans le processus historiqu e à
long terme consistan t à apprendr e commen t faire face
de façon responsabl e à la technologie. Les difficulté s de
13
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
can distinguis h three difficultie s arising fro m science.
First is the sheer growt h of knowledge. Second is the
growin g tension fel t by scientist s betwee n the way they
perceive thei r activitie s and the way these activitie s are
perceive d by the public. The publi c is schizophreni c in
its attitude, taking for granted the magi c of science and
technolog y (throug h all the machine s and gadget s we
are ready to use), yet projectin g the futur e of science and
technolog y as a giant screen for fear s about unemploy -
ment and environmenta l catastrophes. There is a cultura l
rift whic h cannot easil y be bridged, neithe r by educatio n
nor by publi c relations. Third is the uncertaint y of scien-
tist s about the actual impac t of development s in science
and technology. Uncertaint y is inheren t in the way sci-
ence make s progress, but it become s a burde n when
decision s have to be taken on the basi s of uncertai n
scientifi c evidence. The social and politica l context is
marked by the rise of protes t movement s and by
demand s for new forms of participatio n in, and of
accountability for, technological decisions. At the same
time there is pressur e towards régionalisatio n and more
local initiatives. Bot h these trends have repercussion s on
how parliament s are performing, and they lead to dis-
cussions of what the role of parliamen t shoul d be as a
lin k betwee n the state and its citizens : parliamentarians,
whethe r they lik e it or not, and regardles s of specifi c
nationa l traditions, are unavoidabl y drawn int o these
discussions." (Professo r Helga Nowotny, Chairman,
Standin g Committe e for the Social Sciences, Europea n
Science Foundation )
6. "The Counci l of Europe's 6th Parliamentar y
and Scientifi c Conferenc e (Tokyo, June 1985) has ana-
lysed many of the problems the group is dealing wit h :
tensions betwee n legislatur e and executive, and between
majorit y and minorit y parties in parliament; confron -
tation withi n science and withi n technolog y as an ines -
capable factor of scientifi c and technologica l progress,
and misinterpretation s withi n societ y of the natur e of
these confrontations; political pressures arising fro m
groups having a vested interes t in particula r areas of sci-
ence and technology. These problems are compounde d
by the way the medi a can focus publi c interes t on
minorit y viewpoint s — a phenomeno n whic h cannot be
effectivel y offse t by broade r informatio n and educatio n
programmes. In education, it is now time to redress the
balance in favou r of the humanitie s : thei r decline in
recent years has led to a decline of that moderatin g
influenc e in societ y which helped to ensur e that the right
kinds of science and technolog y had reached the mar-
ket. The Tokyo Conferenc e has also shown that the
Japanese have not onl y got it technologicall y right, but
probabl y also psychologically right in terms of intro-
ducing science and technolog y into the very earl y stages
of education. The tensions analyse d in Tokyo and dis-
cussed agai n at the present meeting arise fro m compet -
ing routes of influenc e betwee n parliamen t and science
in society. In judging the relative significanc e of technol -
ogy assessment for parliamentary institutions, three
things shoul d be remembered. First, powerfu l irrationa l
influence s can suddenl y emerge in publi c opinion, over-
riding al l reasonabl e argument. Secondly, there are sharp
difference s betwee n parliamentar y and scientifi c per-
spective s and language s : the legalisti c ethos and adver -
sarial style of most parliament s do not blend easil y wit h
l'institutionnalisatio n de l'évaluation technologique
découlen t à la foi s de la science elle-même et du
context e social actuel. On peut distingue r trois difficulté s
dues à la science. Il y a tout d'abor d le développemen t
des connaissances. Ensuit e il y a la tension grandissant e
ressenti e par les scientifique s entre la façon dont ils per-
çoivent leurs activité s et la façon dont ces activité s sont
perçues par le public. Le publi c a une attitude schizo-
phrène en tenant pour acquis e la magi e de la science et
de la technologi e (en raison des nombreu x appareil s et
gadget s que nous somme s déjà prêts à utiliser ) tout en
craignan t qu'elle s n'engendren t à l'aveni r chômag e et
catastrophe s écologiques. Il exist e une lacune culturell e
qui ne peut être facilemen t comblé e ni par l'éducation ni
par les relation s publiques. Troisièmement, il y a l'incer -
titud e des scientifique s quant à l'impac t effecti f des
développement s en science et en technologie. L'incerti -
tude est inhérent e à la façon dont la science progresse,
mai s ell e devien t un fardea u lorsqu'i l fau t prendr e des
décisions sur la base d'éléments scientifique s incertains.
Le context e social et politiqu e est marqué par l'augmen -
tation des mouvement s de protestatio n et par la
demand e de nouvelle s formes de participatio n aux déci-
sions technologique s et de responsabilit é de ces déci-
sions. En même temps, il y a des pression s en faveu r
d'une régionalisatio n et d'un accroissemen t des initiati -
ves locales. Ces deux tendance s ont des répercussion s
sur la façon dont les parlement s remplissen t leur tâche et
entraînen t des discussion s sur le rôle que le parlemen t
devrai t jouer en tant que lie n entre l'Etat et ses citoyens.
Les parlementaires, que cela leur plaise ou non et indé-
pendammen t des tradition s nationale s spécifiques, sont
inévitablemen t mêlés à ces discussions.» (Professeu r
Helga Nowotny, présiden t du Comit é permanen t pour
les science s sociales, Fondatio n européenn e de la
science)
6. «L a 6e Conférenc e parlementair e et scientifi -
que du Consei l de l'Europ e (Tokyo, jui n 1985) a analys é
nombr e des problème s sur lesquel s se penche le groupe :
les tension s entre le pouvoi r législati f et le pouvoi r exé-
cuti f et entre les parti s majoritaire s et minoritaire s au
parlemen t ; la confrontatio n au sein de la science et de
la technologi e en tant qu'élémen t inévitabl e du progrès
scientifiqu e et technologiqu e et les interprétation s erro-
nées dans la société de la natur e de cette confrontatio n ;
les pression s politique s provenan t de groupe s ayant des
droits acqui s dans te l ou tel domain e de la science et de
la technologie. A ces problème s s'ajout e la façon dont
les médias peuven t attirer l'attentio n du publi c sur les
point s de vue de la minorit é — phénomèn e qui peut ne
pas être efficacemen t compens é par une informatio n
plus étendue et des programme s d'éducation. En ce qui
concerne l'éducation, le momen t est maintenan t venu de
rétabli r l'équilibr e en faveu r des lettres, dont le décli n ces
dernière s année s a entraîn é un décli n de l'influenc e
modératric e dans la société, qui avai t aidé à assure r
l'arrivé e sur le marché des types approprié s de science et
de technologie. La Conférenc e de Tokyo a également
montr é que les Japonai s non seulemen t ont eu raison
technologiquement, mai s probablemen t aussi psycholo -
giquement, d'introduire la science et la technologi e dès
les premier s stades de l'enseignement. Les tension s ana-
lysées à Tokyo et étudiée s une nouvell e foi s au cours de
la présent e réunio n découlen t des réseaux concurrent s
d'influenc e entre le parlemen t et la science dans la
société. Lorsqu e l'on juge de l'importanc e relative de
l'évaluatio n technologiqu e pour les institution s parle-
mentaires, il convien t de se rappeler trois choses. Pre-
mièrement, il peut soudai n apparaîtr e dans l'opinio n
publiqu e des influence s irrationnelle s puissante s qui
14
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
the delicat e disengagemen t of consensu s view s fro m
scientist s and technologists, who have thei r own quit e
differen t style s of debat e and confrontation. Thirdly,
parliamentarian s have to blend many differen t input s in
takin g decision s : science and technolog y are among
these inputs, but social, fiscal, economic, institutiona l
and politica l input s also need to be taken int o accoun t
— input s to which scientist s and technologist s are ofte n
insensitive. Today, action is clearl y needed to suppor t
parliamentar y technolog y assessment. The renewa l and
the exchang e of peopl e providin g advice through open
networks is a most promisin g aspect of the approach
bein g considere d by the Germa n Bundestag. On a num-
ber of point s there seems to be genera l agreemen t : the
need to regard technolog y assessmen t as a process rather
tha n an analytica l techniqu e ; its value for the better pre-
paratio n of parliamentar y decision s ; the networ k con-
cept for having recourse to scientifi c and technologica l
expertis e ; selectivit y in the choice of areas to examin e ;
the qualit y of the consensua l opinio n disengage d fro m
scientifi c and technologica l input s as being more impor -
tan t than sheer quantit y of informatio n ; the need to take
account of nationa l specificitie s ; disparitie s in tim e hori -
zons and pressure s as betwee n parliamentarian s and the
scientifi c and technologica l community; the rol e of
learne d societie s as independen t sources of advice ; the
need to engage top-fligh t scientist s and technologist s in
the assessmen t process and to show that thei r input s are
effectiv e ; the ris k of the 'forward-looking' functio n
bein g sacrifice d to the 'analysi s of catastrophes'. On thi s
latte r point, some catastrophe s migh t never have hap-
pened if effectiv e prior technolog y assessment s had
been made. Moreover, better transnationa l assessment s
migh t wel l preven t some catastrophe s fro m occurring."
(Professo r Vincen t Mcbrierty, Trinit y College, Dublin )
7. "Underlyin g al l the discussio n hithert o is the
immens e cultura l problem of the raison d'être of science
in society. What is the real meanin g of the scientifi c
phenomeno n and the technologica l phenomeno n in our
societies? Scientist s have less and less credibilit y in
society, particularl y in what they have to say about the
pursui t and experienc e of science. Here lies a great cul-
tural challenge. Europe needs a permanen t forum for
reflectio n on the science/societ y interface, which is as
integra l to the Europea n consciousnes s as anxiet y about
industria l pollutio n fro m science-base d technology."
(Philipp e Roqueplo, CNRS, Paris)
APPENDIX II
National and Europea n initiative s
1. The French experience — Statement by Mr Philippe
Bassinet
"The French experienc e is not entirel y satisfac-
tory. Inspiratio n has been drawn fro m the Unite d States
l'emporten t sur tous les argument s raisonnables. Deuxiè -
mement, il y a des différence s nettes entre les perspecti -
ves et les langage s parlementaire s et scientifiques.
L'ethos légalist e et le styl e contradictoire de la plupar t
des parlement s ne se mélangen t pas facilemen t avec
le processus délicat de détermination des limites du
consensu s parmi les scientifique s et les technologue s qui
ont des styles très différent s de discussio n et de confron -
tation. Troisièmement, les parlementaire s doiven t amal -
gamer de nombreu x élément s différent s en prenant leurs
décisions. La science et la technologi e figuren t parmi ces
éléments, mai s il faut également tenir compte des élé-
ment s sociaux, fiscaux, économiques, institutionnel s et
politique s auxquel s les scientifique s et les technologue s
sont souven t insensibles. Aujourd'hui, des mesure s de
soutie n de l'évaluatio n technologiqu e parlementair e sont
manifestemen t nécessaires. Le renouvellemen t et
l'échange de conseiller s par des réseaux ouvert s sont un
aspect très prometteu r de l'approch e envisagé e par le
Bundestag allemand. Il sembl e y avoir un accord général
sur plusieur s point s : la nécessit é de considére r l'évalua -
tion technologiqu e comme un processu s plutôt que
comme une techniqu e analytiqu e ; son utilit é pour une
meilleur e préparatio n des décision s parlementaire s ; le
concept de réseaux pour le recour s à l'expertis e scientifi -
que et technologiqu e ; la sélectivit é dans le choi x des
domaine s à examiner; la qualit é de l'opinio n consen -
suell e dégagé e des apport s scientifique s et technologi -
ques prime sur la quantit é d'information s ; la nécessité
de teni r compt e des spécificité s nationale s ; les disparité s
dans les horizon s temporel s et les pression s entre les par-
lementaire s et la communaut é scientifiqu e et technologi -
que; le rôle des sociétés savante s en tant que sources
d'avi s indépendante s ; la nécessit é d'associe r d'éminent s
scientifique s et technologues au processus d'évaluation
et de montre r que leurs apport s sont efficace s ; le risque
de sacrifie r la fonctio n «prospective » au profi t de «l'ana -
lyse des catastrophes». En ce qui concern e ce dernie r
point, certaine s catastrophe s ne seraient peut-êtr e jamai s
arrivée s si l'on avai t procédé à des évaluation s technolo -
giques préalables efficaces. De plus, de meilleure s éva-
luation s transnationale s pourraien t bien empêche r que
certaine s catastrophe s ne se produisent.» (Professeu r
Vincen t McBrierty, Trinit y College, Dublin )
7. « A la base de la discussio n qui s'est tenue
jusqu'à présent se trouve l'immens e problème culture l
de la raison d'être de la science dans la société. Quell e
est la significatio n réell e du phénomèn e scientifiqu e et
du phénomèn e technologiqu e dans nos sociétés? Les
scientifique s jouissen t de moins en moins de crédibilit é
dans la société, notammen t pour ce qu'il s ont à dire au
sujet de la poursuite et de la pratique de la science. Il
s'agit là d'un vaste déf i culturel. L'Europ e a besoi n d'un
foru m permanen t pour réfléchi r à l'interfac e science/
sociét é qui fai t autan t parti e de la conscienc e euro-
péenne que l'inquiétud e au suje t de la pollutio n indus -
triell e due à la technologi e fondé e sur la science.» (Phi -
lippe Roqueplo, CNRS, Paris)
ANNEX E II
Initiative s nationale s et européenne s
1. L'expérience française — Exposé de M. Philippe Bassi-
net
«L'expérienc e français e n'est pas entièrement
satisfaisante. On s'est inspir é de l'Office of Technology
15
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
Congressiona l Offic e of Technolog y Assessment. The
latter, however, though having an importan t and author -
itative evaluatio n capability, involve s parliamentarian s
ver y littl e — accordin g to its Director, for fiv e minute s to
one hour per month. The extent of its independenc e
vis-à-vis Congres s is not transposable to the French par-
liamentar y tradition. Accordingly, the French initiativ e
takes the for m of a 'parliamentary delegation' consistin g
of eight deputie s and eight senators, which assume s re-
sponsibilit y for the choice of a rapporteu r for each study
and for the conduc t of studies havin g recours e to out -
side expertise. Thi s recours e — and the openin g it
involve s toward s the worl d of universitie s and
research — is the real innovatio n in terms of French par-
liamentar y tradition. It has taken a long time to establis h
the Office, becaus e of differin g majoritie s in the Assem-
bl y and in the Senat e and becaus e of the lack of any tra-
dition of workin g togethe r betwee n the two bodies : it
migh t have been better to set up two separat e offices.
The annua l budge t is adequat e : it has never been com-
pletel y spent. A scientifi c counci l of fiftee n members,
across the spectru m of scientifi c disciplines, has also
been establishe d : but, precisel y becaus e of the eminenc e
of its members, there is a need for recours e to younge r
scientist s in order to prepar e specifi c studies. Represen -
tation of trade union s and other movement s has been
contemplate d but rejected, on the ground tha t it is the
role of parliamentarian s to speak on behal f of the publi c
interest. Proposal s for studie s canno t be self-gener -
ated — notwithstandin g the influenc e which can, clearly,
be exercise d by the Offic e itsel f — but need to be pro-
posed by committee s of the Senat e or the Assembly. The
Government, supported by the majorit y in the Assem-
bly, naturall y has assessmen t capabilitie s of its own, and
there has always been reluctanc e to see any increas e in
the capacit y of the oppositio n for well-informe d criti -
cism of governmen t proposals. Parliamentarian s tend to
be too modes t in thei r relationship s wit h scientist s : they
naturall y have a tendenc y to vie w any proble m in al l its
aspects, and they are unde r pressur e to mak e publi c
statement s wherea s scientist s can usuall y wai t unti l thei r
wor k is completed. Accordingly, there has been a ten-
dency for the Offic e to develo p into an 'offic e of catas-
trophes' (Chernobyl, acid rain, etc.) at the expens e of its
'forward-looking' and 'early-warning' vocations. The set-
ting-u p of a French ethica l committe e for the lif e sci-
ences (artificia l procreation, etc.) has also tende d to re-
strict its areas of concern. But the principa l difficultie s
confronte d reside in the existenc e of two bodies, the
Assembl y and the Senate, without any tradition of work-
ing together. Moreover, the French Parliamen t is not in
comman d of its own agenda which is establishe d by the
Governmen t wit h the suppor t of the majority. Thi s is in
contras t to the situatio n in Congress, wher e the Hous e
of Representative s or the Senate can awai t the comple -
tion of studie s by the Offic e of Technolog y Assessmen t
befor e decidin g to inscribe an issue for debate. Parlia-
mentar y membershi p of the French Offic e has been
renewe d followin g the recent elections. The mai n con-
cern is to provid e good advic e to parliamen -
tarians. The Offic e has the meri t of existing and of fur-
nishin g a certai n evaluatio n capabilit y distinc t fro m that
of the Governmen t and of certai n great corporation s
such as Electricité de France."
Assessment du Congrè s des Etats-Unis. Toutefois, bien
que l'OTA ait une capacité d'évaluatio n important e et
digne de foi, les parlementaire s n'y participen t guère —
selon son directeu r ils y passent entre cinq et soixant e
minute s par mois. Son degré d'indépendance vis-à-vi s
du Congrè s ne peut être transpos é à la traditio n parle-
mentair e française. En conséquence, l'initiativ e français e
revêt la forme d'une «délégatio n parlementaire » compo-
sée de hui t députés et de hui t sénateur s qui assumen t la
responsabilit é du choi x d'un rapporteu r pour chaque
étude et de la conduit e des études pour lesquelle s il est
fai t appel à des spécialiste s extérieurs. Cet appel — et
l'ouvertur e qu'i l impliqu e à l'égar d du monde de l'uni -
versit é et de la recherch e — est la véritabl e innovatio n
en matièr e de traditio n parlementair e française. La créa-
tion de l'Offic e a pris longtemp s en raison des différen -
tes majorité s à l'Assemblé e et au Sénat et de l'absenc e
de tout e traditio n de travai l commu n entre les deux
organes : il aurai t peut-êtr e été préférabl e de créer deux
office s séparés. Le budge t annue l est suffisant: il n'a
jamai s été complètemen t dépensé. Un consei l scientifi -
que de quinz e membres, choisi s dans le spectr e des dis-
cipline s scientifiques, a égalemen t été instauré. Mais, en
raison précisémen t de la position éminent e de ses mem-
bres, il fau t recouri r à de jeunes scientifique s pour effec -
tuer des études spécifiques. La représentatio n des syndi -
cats et d'autre s mouvement s a été envisagé e mai s écartée
pour le moti f que c'est aux parlementaire s qu'i l incomb e
de s'exprime r au nom de l'intérê t public. Il ne peut y
avoir de génératio n spontané e des proposition s d'étude
— en dépi t de l'influenc e que l'Offic e lui-même peut
exerce r — il fau t que ce soit les commission s du Sénat
ou de l'Assemblé e qui les présentent. Le Gouvernement,
souten u par la majorit é à l'Assemblée, possède naturelle -
ment ses propre s capacité s d'évaluatio n et a toujour s
hésit é devan t le fai t que la capacit é de l'oppositio n de
critique r de façon bien informé e les proposition s gouver -
nementale s augmente. Les parlementaire s sont souven t
trop modeste s dans leur s relation s avec les scientifiques.
Il s ont naturellemen t tendanc e à considére r un problème
sous tous ses aspect s et on exige d'eux qu'il s fassent des
déclaration s publiques, alors que les scientifique s peu-
ven t habituellemen t attendr e jusqu'à ce que leur s tra-
vau x soient achevés. En conséquence, l'Offic e a eu ten-
dance à deveni r un «offic e des catastrophes » (Tcherno -
byl, pluies acides, etc.) au détrimen t de ses vocation s de
«prospective » et de «prévision s avancées». La création
d'un comit é éthique françai s pour les science s de la vie
(procréatio n artificielle, etc.) a égalemen t contribu é à res-
treindr e ses domaines d'intérêt. Mais les principales dif-
ficulté s rencontrée s tiennen t à l'existenc e de deux orga-
nes, l'Assemblé e et le Sénat, qui n'ont pas l'habitud e de
travaille r ensemble. De plus, le Parlemen t françai s ne
maîtris e pas son propr e ordre du jour qui est établ i par le
Gouvernemen t avec l'appui de la majorité, ce qui con-
traste avec la situatio n au Congrè s où la Chambr e des
Représentant s ou le Sénat peuven t attendr e l'achève -
men t de s études effectuée s pa r 1''Offic e o f Technology
Assessment avant de décider d'inscrir e une questio n aux
fins de discussion. La compositio n parlementair e de
l'Offic e françai s a été renouvelé e après les récente s élec-
tions. Aucun e solutio n n'a encore été trouvé e au pro-
blème du fonctionnemen t sous l'autorité de deux assem-
blées distincte s ni à celui de la protectio n de la fonctio n
«prospective » contr e la tendanc e à deveni r un «offic e
des catastrophes». Toutefois, le principa l souci est de
fourni r de bons conseil s aux parlementaires. L'Offic e a
le mérit e d'existe r et de fourni r une certain e capacit é
d'évaluatio n distinct e de celle du Gouvernemen t et de
certaine s grande s société s telles qu'Electricit é de
France.»
16
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
2. The German initiative — Statement by Professor Mein-
holfDierkes, Wissenschaftzentrum, Berlin
"The Germa n Bundestag initiativ e has trav-
ersed three periods. 1973-85 was a period of discussion.
1985-86 was a period of investigatio n : on 14 March
1985 the Bundestag set up a parliamentar y committe e of
inquir y of nine member s (fro m its various committees )
and eight expert s (from industry, the universities, etc.)
whose repor t shal l be availabl e as of end-1986. The third
period wil l depend on decision s taken by the newly-
elected llt h Bundestag in 1987. The remi t given to the
committe e of inquir y is to study how to improv e the
informatio n and knowledg e made availabl e to the Bun-
destag on technologica l development s which are likel y
to requir e politica l and parliamentar y decisions. The
committe e has decided to regard itsel f as the nucleu s of
a possibl e permanen t futur e uni t of technolog y assess-
ment, and to this end has launche d three experimenta l
processe s : on exper t systems, on agricultura l policy and
renewabl e sources of energy, and on alternativ e agricul -
tura l policy scenario s for German y and Europe. These
three processe s have enable d the testing of variou s
organisationa l concept s for designin g a technolog y
assessmen t uni t for the Bundestag. The other task of the
committe e is to advis e the Bundestag on whic h areas
shoul d be regarde d as a priorit y for parliamentar y tech-
nology assessment. On 14 Jul y 1986, the committe e
reported in favou r of a permanen t unit, designe d in con-
formit y wit h the politica l cultur e of the Federa l Republi c
and to thi s extent differin g fro m the Unite d States
model. The design concep t provide s for a 'technolog y
assessment board' composed both of parliamentarian s
and of outside experts. It is fel t strongl y that the choice
of areas for parliamentar y technolog y assessment, the
organisin g of processes of scientifi c inquiry, and the
organisin g of the communicatio n proces s back int o the
parliamentar y arena, are responsibilitie s which need to
be shared betwee n parliamentarian s and experts. Parlia-
mentarian s mus t learn through the experienc e of taking
part in the inquir y process, and scientifi c expert s must
stake thei r reputatio n on getting the highes t qualit y data
possibl e int o parliamentar y discussion — without, how-
ever, intervenin g in politica l decisions. It wa s recom-
mende d that there shoul d be a build-u p over fou r years
to a staf f of fiftee n permanen t and fiftee n non-tenure d
scientist s and a budge t of 10 million DM. This shoul d
be sufficien t to lin k up wit h network s of research insti -
tutions, bot h in German y and elsewhere, so as to take
advantage of the best knowledge available. The scien-
tifi c reputatio n of the uni t wil l be vita l : hence the
recommendatio n to concentrat e on fou r or fiv e areas,
and not to respon d to each and every parliamentar y
concern. The three argument s advance d for establishin g
a permanen t technolog y assessmen t uni t are : 1. to
improve decision-makin g in the Bundestag through the
provisio n of a better data base ; 2. to provide an 'early-
warning system' in regard to the medium-ter m and indi -
rect effect s of technologica l change (along the lines of
the FAST project as originall y envisioned ) ; 3. to enabl e
the Bundestag to play a more importan t and visibl e role
in publi c discussio n on scientifi c and technologica l
development s (and thei r positive and negativ e impli -
cations for society, the economy and the environ -
ment ) — a role not fille t adequatel y in recent years, it is
fel t — and to strengthe n its authorit y vis-à-vis the Execu-
tive. The emphasi s is on technolog y assessmen t as a pro-
cess : for each of fou r or five programme areas there wil l
be specifi c advisor y panel s mixin g politica l and scien-
tifi c expertise, to the better mutua l understandin g of
those involved. In Novembe r 1986, the Bundestag
2. L'initiative allemande — Exposé du Professeur Mein-
holfDierkes, Wissenschaftzentrum, Berlin
« L'initiativ e du Bundestag a travers é trois pha-
ses : 1973-198 5 a été une phase de discussio n ; 1985-198 6
a été une période d'enquête. Le 14 mars 1985, le Bundes-
tag a créé une commissio n parlementair e d'enquêt e de
neuf membre s (choisi s parmi ses diverses commissions )
et hui t expert s (venan t de l'industrie, des universités,
etc.), dont le rappor t doit être disponibl e à la fin de
1986. La troisième phase sera fonctio n des décision s pri-
ses par le 11e Bundestag qui sera élu en 1987. La com-
missio n d'enquêt e a pour manda t d'étudie r commen t
améliore r les information s et les connaissance s mises à
la dispositio n du Bundestag sur les développement s
technologique s susceptible s d'appeler des décision s poli -
tiques et parlementaires. La commissio n a décidé de se
considére r comme le noya u d'une éventuell e unit é
futur e permanent e d'évaluatio n technologiqu e et, à cette
fin, a lancé trois opération s expérimentale s : sur les systè-
mes experts, sur la politiqu e agricol e et les source s
d'énergi e renouvelable s et sur des scénarios de politiqu e
agricol e de rechang e pour l'Allemagn e et l'Europe. Ces
trois opération s ont permi s de tester diver s concepts
organisationnel s pour la conceptio n d'une unit é d'éva-
luatio n technologiqu e à l'intentio n du Bundestag.
L'autr e tâche de la commissio n est de conseille r le Bun-
destag sur les domaine s qui doiven t être considéré s
comme prioritaire s pour l'évaluatio n technologiqu e par-
lementaire. Le 14 juille t 1986, la commissio n s'est pro-
noncée en faveur d'une unit é permanent e conçue con-
formémen t à la cultur e politiqu e de la Républiqu e fédé-
rale et, dans cette mesure, différan t du modèl e améri -
cain. Les plans prévoien t un «servic e d'évaluatio n tech-
nologique » compos é à la foi s de parlementaire s et
d'expert s de l'extérieur. De l'avi s de la commission, le
choi x des domaine s d'évaluatio n technologiqu e parle-
mentaire, l'organisatio n des processu s d'enquêt e scienti -
fiqu e et l'organisatio n du processu s de communicatio n
de retour dans l'arène parlementair e sont des responsa-
bilité s qui doiven t être partagée s entre les parlementaire s
et les experts. Les parlementaire s doiven t tirer un ensei -
gnemen t de leur participatio n au processu s d'enquêt e et
les expert s scientifique s doivent mettr e en jeu leur répu-
tation en apportan t les donnée s de la plus haut e qualit é
possibl e dans la discussio n parlementaire, sans toutefoi s
interveni r dans les décision s politiques. Il a été recom-
mandé de parveni r en quatr e ans à doter l'unit é d'un
personne l de quinz e scientifique s permanent s et de
quinze scientifique s sur des postes non permanent s et
d'un budge t de 10 million s de DM. Cela devrai t suffir e
pour établi r la liaison avec les réseaux d'institution s de
recherche, en Allemagn e et ailleurs, de manièr e à tirer
profi t des meilleure s connaissance s disponibles. La
réputatio n scientifiqu e de l'unit é sera vitale, aussi est-il
recommand é de se concentre r sur quatr e ou cinq domai -
nes et non pas de répondr e à chaque préoccupatio n par-
lementaire. Les trois argument s suivant s sont avancés en
faveu r de la création d'une unit é d'évaluatio n technolo -
gique permanente, à savoi r : 1. améliore r la prise de déci-
sion au Bundestag grâce à la fournitur e d'une meilleur e
base de donnée s ; 2. constitue r un «système de prévisio n
avancée » en ce qui concern e les effet s indirect s et à
moye n terme de l'évolutio n technologiqu e (sur le
modèl e du projet FAST tel qu'initialemen t conçu) ; 3.
permettr e au Bundestag de jouer un rôle plus importan t
et visibl e dans la discussio n publiqu e des développe -
ment s scientifique s et technologique s (et de leurs inci -
dences positive s et négative s sur la société, l'économi e et
l'environnement ) — rôle qui, de l'avi s général, n'a pas
été bien rempl i ces dernière s années — et de renforce r
17
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
referred the report and recommendations of the com-
mittee of inquiry to its Ways and Means Committee and
its Science and Technology Committee. It is hoped that,
soon afte r the constitution of the 11t h Bundestag early in
1987, both these committees wil l report positively, so
that a decision can be taken to establish a uni t for an
experimental period of eight years."
3. Motion tabled in the British House of Commons
by Sir Trevor Skeet, Sir Gerard Vaughan, Sir Ian Lloyd,
Dr Jeremy Bray, Mrs Renée Short, Mr Paddy Ashdown
Advice on technology for parliamentarians of
both Houses
"That thi s House,
Whil e recognising the support and assistance
granted to the United States Congress and Senate
during the past thirteen years by the Offic e of Technol-
ogy Assessment ;
Acknowledging that a similar approach is cur-
rentl y being considered for establishment in France, the
Federal Republic of Germany, the Netherlands, Austria
and Australia to obtain well-informe d and objective
assessment ;
Considering the rapid growth of technology in
the past decade and its impact on economic develop-
ment, health, environment and so forth,
Feels that, where the need arises, ther e should
be a body at Westminster to advise parliamentarians of
both Houses upon the implications and impact of scien-
tifi c innovation, the identification of commercially
exploitable areas of science, the correct evaluation of
conflictin g technical data, the collation of informatio n
secured fro m abroad, and the rational use of national
resources ; and
Urges the House of Commons Commission or
relevant authority to establish a body withi n the pre-
cincts of Westminster to research, prepare reports and
advise parliamentarians on scientifi c matters indepen-
dentl y of the Executive, while at all times subscribing to
three crucial elements, namely, that it wil l accord with
Britis h parliamentary traditions, be funded in part by the
House of Commons Commission, and evolve out of the
existin g structure of the Parliamentary and Scientifi c
Committee."
4. The STOA project of the European Parliament — Sta-
tement by Dr Gordon Adam
"Committees of the European Parliament have
to give opinions on proposals made by the Commission
as to the policies which the Community should pursue.
Their role is therefore primarily consultative. This is dif-
ficult on subjects with a high scientifi c or technological
son autorité vis-à-vi s de l'exécutif. L'accent est mis sur
l'évaluation technologique en tant que processus : pour
chacun des quatre ou cinq domaines de programme
il y aura des groupes consultatifs spécifiques associant
compétences politique et scientifiqu e pour la meilleure
compréhension mutuelle des intéressés. En novembre
1986, le Bundestag a renvoyé le rapport et les recom-
mandations de la commission d'enquête à sa Commis-
sion des finances et à sa Commission de la science et de
la technologie. On espère que, peu après la constitution
du 11 e Bundestag au début de 1987, ces deux commis-
sions feron t un rapport positif, afi n que la décision
d'établir une unité pour une période expérimentale de
hui t ans puisse être prise.»
3. Proposition déposée à la Chambre des communes bri-
tannique par Sir Trevor Skeet, Sir Gérard- Vaughan,
Sir Ian Lloyd, Dr Jeremy Bray, Mme Renée Short,
M. Paddy Ashdown
Conseils en matière de technologie à l'intention
des parlementaires des deux Chambres
« La présente Chambre,
Reconnaissant l'appui et l'assistance apportés
au Congrès et au Sénat des Etats-Unis au cours des
treize dernières années par l'Offic e of Technology Assess-
ment (Service d'évaluation technologique) ;
Relevant que le recours à une méthode analo-
gue est actuellement envisagé en France, en République
Fédérale d'Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en
Australi e pour obtenir des évaluations fondées sur des
renseignement s de bonne source et objectifs ;
Considérant l'évolution rapide de la technolo-
gie au cours de cette dernière décennie et l'impact
qu'elle exerce sur le développement économique, la
santé, l'environnement, etc.,
Estime que, le cas échéant, un organe devrait
être institu é à Westminster pour conseiller les parlemen-
taires des deux Chambres sur les incidences et l'impact
de l'innovation scientifique, l'identificatio n des domai-
nes de la science exploitables sur le plan commercial,
l'évaluation correcte de données techniques contradic-
toires, la confrontation de renseignements parvenus de
l'étranger et l'utilisation rationnelle des ressources natio-
nales ; et
Invit e instamment la Commission de la
Chambre des communes ou l'autorité pertinente à créer
dans l'enceinte de Westminster un organe chargé de
fair e des recherches, de préparer des rapports et de con-
seille r les parlementaires sur les questions scientifiques
indépendammen t de l'exécutif, tout en tenant constam-
ment compte de trois éléments capitaux, à savoir que
l'organe en question sera conforme aux traditions parle-
mentaire s britanniques, qu'i l sera partiellement financ é
par la Commission de la Chambre des communes et
qu'i l fonctionnera en dehors de la structure existante de
la Commission parlementaire et scientifique.»
4. Le projet STOA du Parlement européen — Exposé de
Dr Gordon Adam
« Les commissions du Parlement européen doi-
ven t donner des avis sur les propositions faite s par la
Commissio n des Communautés européennes quant aux
politique s que la CEE doit poursuivre. Elles ont donc
un rôle principalement consultatif. Cela est difficil e pour
18
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
content on which member s as a rule have no specialised
knowledge. In reporting on Communit y energy objec-
tives, fres h informatio n caused me to change my mind
several times as to the state-of-the-ar t of fluidise d bed
combustio n technolog y for cleaner coal burning. And
yet politician s need to fee l confiden t about the scientifi c
and technologica l groundin g of their informatio n when
decisions have to be taken whether to suppor t or not
particula r programme-budgets. My committe e also has
to provide opinions on the work of the Commissio n in
biotechnology, informatio n technology, data-processin g
(ESPRIT) and telecommunication s (RACE). The docu-
ment s put forwar d by the Commissio n ar e difficul t for
parliamentarian s to cope with. And yet research is the
one part of the overal l Communit y budget on which a
committe e of the Europea n Parliamen t can exert direct
influence. The Europea n Parliamen t has its own re-
search and documentatio n department s but this is not
remotel y comparabl e to the suppor t given to Congres s
by the United States Offic e of Technolog y Assessment.
My committe e very much depends, in its opinions, on
the expertis e brought to bear by individua l rapporteur s
through whatever contacts they happen to have with
universitie s and research institutes. This is a hit-or-mis s
approach which can hardl y be regarded as satisfactory.
And yet the pressur e on the committe e is growing. The
number of consultations requested is increasing, and there
is a shif t in content fro m the energ y side towards re-
search and technology. The Commissio n present s many
of its proposal s as urgent — wit h a need for opinions to
be drawn up quickly, in a matter of weeks not months.
To remedy this situation, the committe e can have
recourse to a system of 'own-initiative' reports, which
deal wit h longer-ter m policy issues. But the pressures
work against this, and there is as an increasingl y wide
feelin g that the committee's approach to drawing up
opinion s is too superficial. At the same time, member s
are more sharpl y aware of disenchantmen t in society
wit h science and technology, and of strong negative
publi c reaction to some Commissio n proposals. The
existenc e of the FAST programme is clearl y a positive
factor. But it is essentiall y part of the Commission, no
longe r has as high a profil e as in its earlier days, nor the
same degree of suppor t fro m the Commission. Insofa r
as its reports clearly originat e fro m withi n the Executive
branch, my committe e feel s the need to question their
assumptions, just as it woul d with report s fro m 'Green-
peace' or British Nuclear Fuels. Such, then, is the back-
ground to the Linkohr report on a 'science and technol -
ogy options assessmen t office' for the Europea n Parlia-
ment, proposed followin g a visi t to the United States
Congress Offic e of Technolog y Assessmen t in
198 5 — though without any illusions as to the scale of
huma n and financia l resources which might be made
availabl e withi n the Parliamen t as compare d to those
availabl e to the United States Office. The report has
reviewe d all sources and channel s of expertis e and
informatio n currentl y availabl e withi n the Communit y
(it s research centres, the Commissio n itself, the Euro-
pean Parliamen t research and documentatio n depart -
ment, the Europea n Universit y Institut e in Florence,
and institute s for vocationa l training and the improve-
ment of livin g and working conditions, and also FAST
itself) - However, although some of these bodies operate
more freel y than others, all are essentiall y part of the
officia l set-up. Hence the decision of the Europea n Par-
liamen t to set up, for an eighteen-mont h tria l period
starting in 1987, its own science and technology options
assessment uni t (STOA). My own committe e wil l con-
tinue to provide most of the driving forc e (wit h five of
its member s on the Governin g Board) but all commit -
des sujets à haut e teneur scientifiqu e ou technologiqu e
sur lesquel s les parlementaire s n'ont en général pas de
connaissance s spécialisées. Les nouvelle s information s
reçues par l'orateur faisan t rappor t sur les objectif s com-
munautaire s en matièr e d'énergi e l'ont fai t changer plu-
sieur s foi s d'avi s quant à l'état de la technologi e de la
combustio n en li t fluidis é pour une combustio n plus
propre du charbon. Et pourtant les hommes politique s
ont besoi n d'avoi r confianc e dans la base scientifiqu e et
technologiqu e de leurs information s lorsqu'il s doivent
décider de souteni r ou non tel ou tel budget-programme.
La commissio n de l'orateur doit également donner des
avis sur les travaux de la Commissio n des Communau -
tés européenne s en matièr e de biotechnologie, de tech-
nologi e de l'information, de traitemen t des donnée s
(ESPRIT) et de télécommunication s (RACE). Il est diffi -
cile aux parlementaire s d'être à la hauteur des docu-
ment s présenté s par la Commission. Et pourtant la
recherche est un des élément s du budget global de la
Communaut é sur lesquel s une commissio n du Parle-
ment européen peut exercer une influenc e directe. Le
Parlemen t possède ses propres services de recherche et
de documentatio n mais cela n'a absolumen t rien de
comparabl e avec le soutien donné par l'Office of Techno-
logy Assessment au Congrès américain. La commissio n
de l'orateur dépend beaucou p pour ses avis de l'assis-
tance technique que peuvent se procurer les rapporteurs
par leurs éventuel s contact s avec des université s ou des
institut s de recherche. C'est là une approche hasardeus e
qui ne saurai t être tenue pour satisfaisante. Et pourtant
sa commissio n est soumise à des pressions grandissan -
tes. Ell e est saisie de plus en plus de demande s d'avis et
ses activités relatives à l'énergi e diminuen t au profi t des
activité s de recherche et de technologie. La Commissio n
des Communauté s européenne s présent e une grande
partie de ses proposition s comme urgentes — d'où la
nécessit é d'élabore r rapidemen t les avis en quelque s
semaines et non pas en quelques mois. Pour remédier à
cette situation, la commissio n de l'orateur peut avoir
recours à un système de rapport s établi s «de sa propre
initiative » qui traitent de questions de politique à plus
long terme. Mais les pressions s'y opposent et l'on a de
plus en plus le sentimen t que la démarche de la com-
missio n en matièr e d'élaboratio n d'avis est trop superfi -
cielle. En même temps, les membre s de la commissio n
ont davantag e conscienc e de la désaffectio n de la
société à l'égard de la science et de la technologi e et
d'une fort e réaction négative du publi c à certaines pro-
positions de la Commissio n des Communauté s euro-
péennes. L'existenc e du programme FAST est certaine-
ment un élément positif. Mais il fai t essentiellemen t par-
tie de la Commissio n des Communauté s européenne s et
ne jouit plus de la forte image de marque qu'il avait à
ses début s ni du même degré de soutien de la part de la
Commissio n des Communauté s européennes. Dans la
mesur e où les rapport s du programme FAST provien-
nent manifestemen t de l'exécutif, la commissio n de
l'orateur éprouve le besoi n de mettre en question les
hypothèse s de ce dernier, comme elle le ferai t avec des
rapport s provenan t de Greenpeace ou des British Nuclear
Fuels. Tel est donc le context e dans lequel s'inscri t le
rapport Linkohr sur «La création d'un offic e d'évalua -
tion des choix scientifique s et technologiques » pour le
Parlement européen, proposé à la suite d'une visite en
198 5 de l'Office of Technology Assessment du Congrès
des Etats-Uni s — quoiqu e sans illusio n quant à
l'ampleu r des ressources humaine s et financière s suscep-
tibles d'être mises à la disposition du Parlement par rap-
port à celles dont bénéfici e l'Offic e américain. Le rap-
port a analys é toutes les sources et tous les réseaux
d'assistanc e techniqu e et d'informatio n actuellemen t
19
Doc. 5717
Scientific and technological choices in Europe
tees of the Europea n Parliamen t wil l be able to addres s
request s to it. Three types of consultatio n are envisage d :
first, majo r studie s by outsid e consultant s — such as, for
example, the next stage of the nuclea r fusio n project or a
revie w of the framewor k programme ; secondly, interme -
diat e studies involvin g up to 18 000 ECUs (a sum which
can be allocate d fairl y quickl y withou t having to go
through a ful l tenderin g procedure ) ; thirdly, 'mini-con -
sultations'—whic h are request s for informatio n and
advice on specifi c issues directed to severa l individua l
expert s or institute s (as, for example, telecommunica -
tions) with a view to providin g extra guidanc e and infor -
matio n for the rapporteu r and the committee. The first
step is to set up an open networ k of all parties intereste d
in contributin g (universit y and industria l laboratories,
learned societies, privat e sector institutes, individua l
consultants, etc.). The networ k shoul d be as wide as
possibl e and cover all Communit y countries. To become
a networ k member, it wil l be enoug h to agree to be
availabl e for the 'mini-consultations', with the implica -
tion that one is therefor e putting onesel f in the marke t
for intermediat e and major studies. A networ k bulletin,
possibl y computerised, wil l be launche d in order to keep
all parties informed. The essentia l purpos e is to break
out of the closed circui t of informatio n recyclin g which
has tended to become a habi t in the Communit y frame -
work. At the moment, a committe e rapporteur's first
reaction on being appointe d is to contact the Commis -
sion officia l wh o has drafte d the proposa l in the firs t
place, and get confirmatio n fro m thi s officia l that the
proposa l in questio n is more or less the last word on the
subject. At the moment, one never knows what the next
proposa l of the Commissio n wil l be. But the situatio n
migh t improv e wit h the coming int o force of the Singl e
Europea n Act and the establishmen t of a framewor k
programme for researc h and technology. This shoul d
enabl e advanc e warnin g to be given as to which compo-
nent programme s wil l be coming up for review. Through
the STOA unit my committee might even envisage con-
ductin g its own review of the framewor k programme as
a whole, in paralle l to, and preferabl y in advanc e of,
Commissio n thinking. This new initiativ e shoul d also
make a contributio n toward s overcomin g publi c fears,
distrus t and disenchantmen t wit h science and technol -
ogy, and perhap s also toward s removin g the fals e idea
that we are movin g into a post-industria l society. There
shoul d also be some satisfyin g 'spin-offs' for scientist s
and technologists, who fai l generall y to understan d the
natur e of the politica l proces s and the kinds of intens e
lobbyin g pressure s to whic h parliamentarian s are
directl y subjected. I recal l the astonishmen t of Britis h
Nuclea r Fuel s when the Europea n Parliamen t criticise d
Sellafield. The operatio n of scientifi c and technologica l
advisor y networks such as envisaged under the STOA
project might help to alleviat e the pressure s whic h are at
the momen t being exerte d directl y by certai n lobbies
and interes t groups on parliamentarians."
disponible s au sein de la Communaut é (ses centres de
recherche, la Commissio n des Communauté s européen -
nes elle-même, le service de recherch e et de documenta -
tion du Parlemen t européen, l'Institu t universitair e euro-
péen de Florenc e et les institut s de formatio n profes -
sionnell e et d'amélioratio n des condition s de vie et de
travai l ainsi que le programme FAST lui-même). Toute-
fois, quoiqu e certains de ces organes fonctionnen t plus
libremen t que d'autres, ils fon t tous essentiellemen t par-
tie de l'organisatio n officielle. D'où la décision du Parle-
men t europée n de créer, pour une période d'essai de
dix-hui t mois débutant en 1987, sa propre Unit é d'éva-
luatio n des choi x scientifique s et technologique s
(STOA). La commissio n de l'orateu r continuer a à don-
ner la majeur e parti e de l'impulsio n (cinq de ses mem-
bres siégean t au consei l de direction), mai s toutes les
commission s du Parlemen t europée n pourron t lui adres-
ser des requêtes. Trois types de consultatio n sont envisa -
gés : premièrement, d'importante s études par des expert s
consultants de l'extérieur — comme par exemple, l'étape
suivant e du projet relati f à la fusio n nucléair e ou une
étude du programme-cadr e ; deuxièmement, des études
intermédiaire s ne coûtant pas plus de 1800 0 ECU
(somme qui peut être alloué e assez rapidemen t sans
devoi r passer par tout e la procédur e d'adjudication ) ;
troisièmement, des «mini-consultations » — c'est-à-dir e
des demande s d'informatio n et d'avi s sur des question s
précises adressées à plusieur s expert s ou institut s (par
exemple, les télécommunications ) en vue de fourni r des
conseil s et des information s supplémentaire s au rappor -
teur et à la commission. Il convien t dans un premie r
temps de créer un réseau ouver t de toutes les parties sou-
haitan t contribue r (laboratoire s universitaire s et indus -
triels, sociétés savantes, instituts du secteur privé, consul -
tant s individuels, etc.). Le réseau devr a être aussi vaste
que possibl e et couvri r tous les pays de la Communauté.
Pour deveni r membr e du réseau il suffir a d'accepter de
se tenir à sa dispositio n pour des «mini-consultations»,
avec pour conséquence que l'on se place sur le marché
pour les études intermédiaire s et majeures. Un bulleti n
du réseau, éventuellemen t informatisé, sera lancé afi n de
teni r toutes les parties informées. Le but principa l est de
rompr e le circui t fermé de recyclag e de l'informatio n qui
a tendanc e à deveni r une habitud e dans le cadre de la
Communauté. A l'heur e actuelle, la premièr e réaction
d'un rapporteu r de commissio n après sa nominatio n est
de contacte r le responsabl e de la commissio n qui a
rédigé la propositio n d'origin e et d'en obteni r confirma -
tion que la propositio n représent e plus ou moins le der-
nier état de la question. Actuellement, on ne sait jamai s
quell e sera la propositio n suivant e de la Commissio n
des Communauté s européennes. Mai s la situatio n pour -
rai t s'améliore r avec l'entrée en vigueu r de l'Act e uniqu e
européen et l'instauratio n d'un programme-cadr e pour
la recherch e et la technologie. Cela devrai t permettr e de
savoi r à l'avanc e quel s programme s constitutif s feront
l'objet d'un bilan. Grâce à l'unit é STOA, la Commissio n
de l'énergie, de la recherch e et de la technologi e pourr a
envisage r d'effectue r son propre bilan de l'ensembl e du
programme-cadr e parallèlemen t et de préférenc e préala-
blemen t aux réflexion s de la commission. Cett e initia-
tiv e nouvell e devrai t égalemen t permettr e de surmonte r
les craintes, les méfiance s et les désillusion s du publi c à
l'égard de la science et de la technologi e et peut-êtr e
aussi de corriger l'idée fauss e selon laquell e nous nous
acheminon s vers une société post-industrielle. Il devrai t
égalemen t y avoi r des «retombées » satisfaisante s pour
les scientifique s et les technologues qui ne comprennen t
généralemen t pas la natur e du processus politiqu e et les
énorme s pression s auxquelle s les parlementaire s sont
directemen t soumis. L'orateur rappell e Fétonnemen t des
20
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
5. TJie position of the Council of Europe
by Professor Vincent McBrierty (Dublin)
Statement
"There is no doubt that action is needed. But
action of what style? Existing technology assessment
procedures withi n the Commission of the European
Communities can no doubt be refined. But wil l this
alleviat e the time pressures on committees of the Euro-
pean Parliament, which are given far too short delays for
producing their opinions ? Wil l it help to break out of
the 'closed circuit of information recycling' withi n the
Community, to which Dr Adam has referred ? The Com-
mission's existing assessment procedures tend to be
addressed to specific questions. A typical question — on,
for example, the ESPRIT programme - — might be : 'does
a particular proposal have the scientific merit necessary
to give a proper return on an investment made wit h a
view to materially advancing a particular technology on
specific lines ?' But this question is quite different from :
'what wil l be the impact on society if a par-
ticular line is followed ?' This second type of question
is not adequately addressed in the Community frame -
work. On the one hand, there is the Community wit h its
emphasis on scientific judgments, on the other hand,
there is the Council of Europe with a twenty-five-yea r
continually-changing focus on the general impacts of
science and technology on society and the citizen. The
two bodies must work much closer together, not least at
parliamentary level. The Council of Europe has proved
to be a superb mechanism for distillin g inputs fro m
OECD, the European Science Foundation, the Club of
Rome, etc. On general issues of science and technology
policy, through its parliamentary and scientifi c confer-
ences, it has long put into practice the concept of
broad-based policy-oriented consultative networks. Its
Committee on Science and Technology must continue
to play a role in this regard."
APPENDIX III
The FAST programme 1984-87
FAST is a research programme conducted by
the Directorate-General for Science, Research and
Development (DO XII) of the Commission of the Euro-
pean Communities.
1. A twofold ai m
The main aim of FAST is to analyse scientifi c
and technical changes in their many dimen-
sions — economic, social and political — in order to iden-
British Nuclear Fuels lorsque le Parlement européen a
critiqué Sellafield. Le fonctionnement de réseaux con-
sultatif s en matière de science et de technologie tels que
ceux envisagés dans le cadre du projet STOA pourrait
aider à alléger les pressions directes que certains lobbies
et groupes d'intérêt exercent actuellement sur les parle-
mentaires.»
5. La position du Conseil de l'Europe — Exposé du Pro-
fesseur Vincent McBrierty (Dublin)
«I I ne fai t aucun doute qu'une action
s'impose. Mais quel genre d'action? Les procédures
d'évaluation technologique existant actuellement à la
Commission des Communautés européennes peuvent
indubitablement être affinées. Mais cela allégera-t-il les
pressions temporelles exercées sur les commissions du
Parlement européen qui doivent produire leurs avis dans
des délais bien trop courts? Cela aidera-t-il à sortir du
«circuit fermé de recyclage de l'information » au sein de
la Communauté évoqué par le Dr Adam ? Les procédu-
res d'évaluation actuelles de la Commission des Com-
munautés européennes concernent souvent des ques-
tions spécifiques. Une question typique — concernant
par exemple le programme ESPRIT — pourrait être :
«tell e ou telle proposition a-t-elle l'intérêt scientifique
nécessaire pour assurer une bonne rémunération d'un
investissement effectu é en vue de faire progresser maté-
riellement une technologie donnée dans une direction
spécifique?» Mais cette question diffèr e totalement de
celle-ci : «si une direction particulière est suivie, quel
sera l'impact sur la société?» Il n'est pas répondu de
façon satisfaisante à ce deuxième type de question dans
le cadre communautaire. D'une part, il y a la Commu-
nauté avec son accent sur les jugements scientifiques,
d'autre part, il y a le Conseil de l'Europe, qui, durant
vingt-cinq ans s'est intéressé à tel ou tel impact d'ordre
général de la science et de la technologie sur la société et
le citoyen. Les deux organes doivent coopérer bien plus
étroitement, surtout à l'échelon parlementaire. Le
Conseil de l'Europe s'est révélé être un mécanisme fan-
tastique pour propager les contributions de l'OCDE, de
la Fondation européenne de la science, du Club de
Rome, etc. S'agissant des questions générales de politi -
que scientifique et technologique, il met depuis long-
temps en pratique, par l'intermédiaire de ses conférences
parlementaires et scientifiques, le concept de vastes
réseaux consultatifs à orientation politique. Sa commis-
sion de la science et de la technologie doit continuer à
jouer un rôle à cet égard.»
ANNEXE III
Le programme FAST 1984-1987
Le programme FAST est un programme de
recherche prospective. Il est mené par la Direction géné-
rale de la science, de la recherche et du développement
(DG XII) de la Commission des Communautés euro-
péennes.
1. Un e double mission
La tâche principale de FAST est l'analyse des
changements scientifiques et techniques dans leurs mul-
tiples dimensions — économique, sociale et politique —
21
Doc. 57'17
Scientific and technological choices in Europe
tif y new priorities for a common R. & D. policy and for
long-term action of the Community.
A second aim of FAST is to strengthen the
base for prospective thinking in Europe by encouraging
the formation of ad hoc European co-operative networks
between researchers and potential users.
2. Th e research portfolio
Present FAST research activities are focused
on five problem areas which are crucial for economi c
growth and social developmen t :
1. The relationships between technology, work
and employment (TWEprogramme) :
analysi s of existing options for the utilisation
of new technologie s wit h a vie w to the managemen t of
employmen t and reorganisatio n of work better geared to
the Community's economi c and social objectives ;
2. Service activities and the new technologies
(SER V programme) :
analysis of futur e development s in service
activitie s around the new technologies, highlightin g of
the lines to be followe d in Communit y policies to
ensure that Europe can benefi t to the maximum fro m
thi s change in order to adapt and improve its production
system ;
3. The new strategic industrial system of com-
munication (COM programme) :
identificatio n of the long-ter m economic,
industria l and social issues involved in the developmen t
of the "communicatio n function" and its mastery by
European society ;
4. The future of the food system (A LI M pro-
gramme) :
analysis of current and futur e trends in the
European food system as regards both its agro-industria l
aspect and its relations wit h the consumer and his
health ;
5. Integrated development of renewable natural
resources (RES programme) :
analysis of the prospects offered by recent
scientifi c and technologica l breakthroughs, especiall y in
environmenta l monitoring, modelling and biotechnol -
ogy, with a view to the coherent managemen t of the sys-
tem of natural resources "in Europe and the integration
of the relevant policies (CAP, environment, forestry,
etc.).
Each of these five sub-programme s is based on
a series of research activities (contract research, confer-
ences, network activities, etc.). They are described in
document s similar to this one.
3. The European system of co-operation
The FAST programme has established and
developed a European system of co-operation designed
pour identifier de nouvelles priorités pour une politique
de recherche et développemen t commune et pour
l'action à long terme de la Communauté.
FAST a aussi comme objectif de renforcer les
bases de la réflexion prospective européenne en valori-
sant les travaux de recherches à long terme entrepri s
dans les Etats membres, et en stimulant la formation de
réseaux ad hoc de coopération entre chercheur s et utili-
sateurs potentiels.
2. Le portefeuille de recherche
Les recherches actuelles du programme FAST
portent sur cinq domaines cruciaux pour la croissance
économique et le développemen t social, à savoir :
1. Le s relations technologie-emploi-travail (pro-
gramme TET):
analyse des options existantes pour la mise en
valeu r des nouvelles technologies, en vue d'une gestion
de l'emploi et d'une réorganisatio n du travail répondant
mieu x aux objectifs économique s et sociaux de la Com-
munaut é ;
2. Les activités de service et les nouvelles techno-
logies (programme SER V) :
analyse prospective du développemen t des
activité s de service autour des nouvelles technologies,
mis e en évidence des orientations à donner aux poli-
tiques communautaire s pour que l'Europe puisse tirer le
meilleu r parti de cette mutation de son système produc-
tif;
3. Le nouveau système industriel stratégique de
la communication (programme COM) :
repérage des enjeux économiques, industriel s
et sociaux liés au développemen t à long terme de la
fonctio n «communication » et de sa maîtrise par les
sociétés européenne s ;
4. L'avenir de l'alimentation (programme
ALI M):
analyse des évolutions en cours et à venir du
système alimentair e européen tant dans ses aspects
agro-industriel s que dans ses relations avec le consom-
mateur et sa santé ;
5. Le développement intégré des ressources
naturelles renouvelables (programme RES) :
analyse des perspectives offerte s par des per-
cées scientifique s et technologique s récentes, dans les
domaines du monitoring environnemental, de la modéli -
sation et des biotechnologie s notamment, en vue d'une
gestion cohérent e du système des ressources naturelles
en Europe et de l'intégration des politiques correspon-
dantes (PAC, environnement, forêts, etc.).
Chacun de ces cinq sous-programme s s'appuie
sur une série d'activités de recherche (travaux sous
contrat, conférences, activités de réseau, etc.). Une des-
cription succinct e en est donnée dans des document s
analogues à celui-ci.
3. Le système européen de coopération
Le programme FAST a mis sur pied et déve-
loppe un système européen de coopération qui devrait
22
Choix scientifiques et technologiques en Europe
Doc. 5717
to contribute to the emergence of a European concept
and application of prospective research.
The system is based upon :
— the sixty-fiv e research teams, under con-
tract to carry out a large part of the research activities
mentioned above ;
— the "10 + 1" network, a research and com-
munication tool, linking FAST with ten national
research units designated by the member states. These
unit s play a role in their respective countries in the ana-
lysi s of the long-term implications of technical change ;
— informa l ad hoc networks set up around
individua l research activities, and bringing together
experts fro m academic, socio-professional and public
sectors.
4. Resources
The programme has a total budget of 8,5 mil-
lion ECUs for the period 1983-87. These fund s are used
for:
— the staf f costs for the FAST team of six
researchers and six technical and administrative staff;
— the financing (50%) of contract research
commissioned fro m outside afte r a public call for ten-
der;
— the financing of network research activi -
ties;
— operational expenditure (missions, meet-
ings of experts, publications, administration) ;
— costs associated with the secondment of
scientifi c fellows to the FAST programme by the mem-
ber states.
APPENDIX IV
Recommendation 1028(1986)
on scientific and technological exchanges
between Europe and Japan —
Follow-up to the 6th Parliamentary and Scientific Conference
(Tokyo/Tsukuba, 3-6 June 1985)'
Reply by the Committee of Ministers 2
contribuer à faire émerger une conception et une prati-
que européennes de la recherche prospective.
Ce système se base sur :
— les soixante-cinq équipes de recherche, réa-
lisant sous contrat une large partie des activités de
recherche évoquées plus haut ;
— le réseau « 10 + 1 », outil de recherche et de
communication, associant FAST et dix unités nationales
désignées par les Etats membres et jouant un rôle dans
l'analyse des implications du changement technique à
long terme ;
— des réseaux informels ad hoc constitués
autour de telle ou telle activité de recherche, et regrou-
pant des personnes concernées des milieux académi-
ques, socio-professionnels et publics.
4. Les moyens d'action
Le programme dispose d'une enveloppe finan-
cière globale de 8,5 millions d'ECU pour la période
1983-1987. Ces ressources sont utilisées pour :
— les frai s de personnel de l'équipe FAST
composée de douze agents, dont six chercheurs et six
agents techniques et administratifs ;
— le financement (à 50%) de travaux de
recherche sous contrat commissionnés à l'extérieur sur
base d'un appel d'offres public ;
— le financement des activités de recherche
en réseaux ;
— des dépenses opérationnelles (mission, réu-
nions d'experts, publications, fonctionnement) ;
— des frai s associés au détachement auprès
du programme FAST par les Etats membres de visiteurs
scientifiques.
ANNEXE F V
Recommandation 1028(1986)
relative aux échanges scientifiques et technologiques
entre l'Europe et le Japon —
Suites données à la 6e Conférence parlementaire et scientifique
(Tokyo-Tsukuba, 3-6 juin 1985)'
Réponse du Comité des Ministres 2
1. This text is published separately. It can be obtained on
request fro m the Distribution Service, Council of Europe,
F-67006 Strasbourg Cedex.
2. See Doc. 5550, addendum.
1. Ce texte a été publié séparément. Il est disponible sur
demande adressée au Service de la Distribution, Conseil de
l'Europe, F-67006 Strasbourg Cedex.
2. Voir Doc. 5550, addendum.
23