LA FRONTIERE AMERICANO MEXICAINE : RUPTURES ET ECHANGES ...

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19 Ιουν 2012 (πριν από 4 χρόνια και 10 μήνες)

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LA FRONTIERE AMERICANO MEXICAINE : RUPTURES ET ECHANGES

SEANCE 2: Identifier et mesurer des contrastes qui font de la frontière une zone de rupture(s)
et SEANCE 2 BIS les éléments qui en font aussi une zone d’échanges.

Ouvrir Google Earth
I- La Frontière une zone de rupture(s)

A-Contrastes urbains.
Coloriez les superficies urbaines de Calexico et Mexicali. Que constatez-vous ? Pouvez-vous
l’expliquer ?
Pour colorier
Ouvrir la fonction polygone soit par l’icône, soit dans le
menu déroulant principal
Mettre un titre puis dans l’onglet couleur, choisir la
couleur et la transparence.

Surtout ne pas fermer cette fenêtre (la déplacer si elle
gêne).
Se placer sur la zone à colorier et la contourner p oint
par point à la souris.
On remarquera que les calques apparaissent dans la
barre à gauche (on peut les décocher pour voir
apparaître la carte sans les polygones)

B- Contrastes agricoles.
Le territoire de part et d’autre de la frontière es t-il favorable à l’agriculture ? (Prenez de la
hauteur…)

Analysez le parcellaire de part et d’autre de la frontière ?
Quelles sont les traces d’une agriculture irriguée ?
C- Analyse d’une photo.

Resituez cette zone de la frontière américano-
mexicaine ?

Pour voir en haute définition/////////
http://www.californiacoastline.org/cgi-
bin/image.cgi?image=200605041&mode=seq
uential&flags=0&year=2006


Quelles sont les traces d’une discontinuité de
l’espace
D- Des contrastes de développement ?
http://planetevivante.files.wordpress.com/2008/04/idh_monde_pnud.png
////IDH 2008
http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/BJacquet/cartographie/IDH/index.htm
/////pour
évolution
Pour aller plus vite voici les chiffres du PNUD : RAPPORT SUR LE DÉ VELOPPEMENT
HUMAIN 2007/2008 (les chiffres concernent l’année 2005 )
http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2007-2008/chapters/french/


rang IDH Espérance de vie

Indicateur d’éducation PIB/hab
EUA 12 0.951 77.9 0.971 41890
MEXIQUE

52 0.829 75.6 0.863 10751


Définissez IDH
Caractérisez l’IDH et son évolution pour les deux p ays frontaliers
• Les EUA :
• Le Mexique :




SEANCE 2 BIS
II- La frontière : une zone d’échanges ?
A- Les hommes
Ouvrir :
hispaniques.ptt

Les mexicains constituent-ils l’essentiel des minorités hispaniques aux Etats-Unis ?
Combien représentent-ils en valeur absolue ?
En valeur relative ?
Comment se répartissent les hispaniques sur le terr itoire américain en 1990 ?
en 2006 ?
La langue espagnole traverse-t-elle la frontière ?
DOC 1 : En Arizona, la tour Big Brother en deuxième ligne
C’est le dernier avatar du mur. Le mur "virtuel". Il est invisible, fait de caméras, radars,
liaisons satellite et détecteurs de mouvements. Les premiers éléments sont en train de sortir de
terre dans la région de Sasabe, dans l’Arizona, sou s la forme de neuf tours de surveillance.
C’est l’avant-garde d’une série de 70 édifices dont la construction est prévue dans les
prochaines années dans le cadre du projet Security Border Initiative-Network (SBI-net).
Les tours mesurent 30 mètres de haut. Ce sont des p ylônes métalliques élancés sur lesquels
sont greffés les caméras et les radars. La première est entrée en action le 10 mai à Arivaca,
une bourgade située à une heure de route de Tucson. Les habitants n’ont pas très bien compris
que les autorités installent un tel dispositif à pl us de 20 km de la frontière. Mais c’est bien
l’objet du "mur virtuel" : assurer l’arrière, la de uxième ligne de défense, dans cette partie
reculée du désert où la frontière n’est représentée que par une clôture de barbelés.
La firme Boeing a remporté, en septembre 2006, le c ontrat d’installation des neuf tours, pour
un montant de 20 millions de dollars (près de 14 mi llions d’euros). Le secteur de Tucson a été
choisi pour le premier test. Les tours vont couvrir 45 km de frontière. A partir du début juillet,
elles signaleront tout déplacement, y compris noctu rne, à deux centres de commandement.
Ceux-ci retransmettront par satellite les coordonnées des migrants aux policiers qui
patrouilleront sur le terrain dans des véhicules éq uipés d’ordinateurs. Trois fourgons équipés
de matériel électronique permettront d’accélérer la reconduite à la frontière des clandestins.
Caméras et radars
A la frontière, ce ne sont pas les caméras qui manq uent. Mais le mur "invisible" a une
supériorité : le radar. Il permettra de débusquer l es immigrants qui marchent dans les ravines.
La Border Patrol (la police des frontières) pense q u’elle pourra capturer 95 % des migrants
qui passent à cet endroit.
Les habitants d’Arivaca, qui ont été appelés à inau gurer le système, sont partagés. Jusque-là,
ils étaient importunés par les détritus laissés par les migrants ou par les trous dans les clôtures.
Mais les marcheurs ne faisaient que passer. Maintenant, le village est confronté à une tour
qu’il appelle déjà Big Brother. Les caméras ont une portée de 15 km et peuvent suivre les
déplacements de tous, de jour comme de nuit.
Corine LESNES, envoyée spéciale à Nogales (Arizona)
et à Tucson (Arizona)
- Le Monde,
l26 mai 2007
Article complet /////////
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=1675

Localisez les différents lieux sur google (fonction « repère » et enregistrer la carte)
DOC 2 : Les Mexicains aux Etats-Unis : tribulations d'une relation difficile
La “question mexicaine” aux Etats-Unis est aggravée par le problème de l’immigration
clandestine. Pour bien comprendre ce phénomène, il faut commencer par rappeler le “bracero
program” mis en place en 1942 grâce à un accord entre les Etats-Unis et le Mexique qui
permettait à des ouvriers mexicains de venir travai ller aux Etats-Unis pour pallier la pénurie
de main-d’œuvre, notamment dans les travaux agricol es, pendant les années de guerre...Ce
n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que l’immigration clandestine devint
préoccupante. L’historien Manuel García y Griego su ggère que les wetbacks, ou mojados, se
sentirent sans doute indirectement stimulés à venir tenter l’aventure américaine par l’existence
même de ce programme de travail sous contrat (García y Griego, 1996). D’autant plus que les
exploitants agricoles, souvent à court de main-d’œu vre, accueillaient favorablement cette
vague grandissante d’immigrants indocumentados. Mais d’autres Américains éprouvaient déjà
une certaine inquiétude, surtout à partir du moment où ces sans-papiers, souvent sous-
qualifiés, commencèrent à se fixer dans les barrios urbains à la recherche d’un emploi. A
partir de 1954, le service fédéral de l’immigration se mit à faire une chasse systématique aux
immigrés clandestins le long de la frontière avec l e Mexique.
En 1986, la loi de réforme et de contrôle de l’immi gration, Immigration Reform and Control
Act, IRCA, fut promulguée ; c’était essentiellement un effort pour contrôler et endiguer
l’immigration illégale….En 1990, une nouvelle loi s ur l’immigration favorisait les immigrants
diplômés et qualifiés ainsi que ceux qui venaient r ejoindre leur famille. Il semble que
l’augmentation de l’immigration légale ait en même temps encouragé l’immigration
clandestine, qui, à partir des années 1990, reprit de plus belle…En 1994, les Californiens,
inquiets pour l’économie de leur Etat, votaient à 5 9 % en faveur de la Proposition 187 qui
supprimait toute aide publique et avantages sociaux, ainsi que l’accès à l’éducation publique
aux clandestins et à leur famille. Les Californiens ne sont pas les seuls à craindre la venue de
Mexicains en trop grand nombre. Samuel Huntington, journaliste pour la revue American
Enterprise, expliquait en décembre 2000 pourquoi les Mexicain s représentent pour les Etats-
Unis un problème particulier : il citait cinq raiso ns, la proximité, le nombre des immigrés
venant du Mexique, l’illégalité, la concentration d ans des zones bien précises qui, du coup,
ont du mal à absorber et intégrer cette population et enfin, le fait qu’on ne puisse déceler
aucun signe pouvant indiquer que cette immigration s’arrêtera un jour, à l’encontre de ce qui
s’est produit pour toutes les autres vagues d’immigration antérieures. L’article concluait que :
“L’immigration mexicaine apparaît comme un défi à p art et inquiétant pour notre intégrité
culturelle et, en puissance, pour notre avenir en tant que nation” (Huntington, 2000).
Malie Montagutelli, « Les Mexicains aux Etats-Unis : tribulations d'une relation difficile »,
Amérique Latine Histoire et Mémoire, Numéro 7-2003 - Migrations Etats-Unis Mexique terre
d’accueil,
http://alhim.revues.org/document438.html
.
Définissez : wetbacks, mojados, indocumentados, barrios
Quels secteurs d’activités l’immigration clandestin e touche-t-elle ? Doct 2

Pourquoi cette immigration inquiète-telle les améri cains ? Doct 2

Quelles sont les réactions à ces phénomènes migrato ires ? Docts 1 et 2
B- L’économie
DOC 3 : Les « Maquiladoras » de la frontière nord du Mexique et la création de
réseaux binationaux …

A partir des années 50, quelques secteurs industrie ls se sont développés dans la ville
(mexicaine) comme l’habillement, la mécanique, mais le commerce et les services sont restés
les deux principales activités économiques (magasin s d’alimentation, banques, ateliers de
réparation automobile, etc.) Puis au milieu des ann ées 60, le programme des « Maquiladoras »
est venu substituer celui des Braceros
1
. Il s’agissait d’un régime d’exonération fiscale p our
l’installation des usines d’assemblage principalement américaines pouvant importer la plupart
des composants et exporter au moins 80% des produits finis. En même temps, ces usines
bénéficiaient de très bas salaires, d’une main-d’œu vre disponible, peu qualifiée, sans
expérience industrielle et non syndicalisée.
Ce programme permettait par ailleurs la création d’ emplois dans les villes du nord du
Mexique, la restriction du flux migratoire vers les Etats-Unis, et à moyen terme la
diversification de l’économie de ces régions. Ainsi, les premières firmes américaines et plus
tard japonaises, coréennes, taïwanaises et européen nes ont installé des Maquiladoras dans les
parcs industriels de Tijuana, et dans les secteurs de l’habillement, produits électriques et
électroniques (de consommation audio et vidéo, et c omposants pour autres industries), pièces
automobiles et d’autres secteurs comme les produits en plastique et les emballages.
2

Le phénomène de localisation de Maquiladoras s’est répandu dans d’autres villes de la
frontière, mais les secteurs d’activités étaient di fférents selon la base ou les compétences
industrielles de ces villes.

1- Signifiant littéralement des bras, ce fut un progra mme établit en 1942 qui permettait la migration des Mexicains pour
travailler dans les activités principalement agrico les dans divers Etats des Etats-Unis.
2- Précisons que les flux du commerce dans la frontièr e Tijuana-San Diego a toujours été dans les deux se ns. Ainsi, les
Américains passent la frontière pour se fournir de boissons alcoolisées, faire réparer leurs voitures, acheter des produits
pharmaceutiques, alors que les Mexicains vont de l’autre côté pour acheter des vêtements, des voitures d’occasion, ou
certains produits alimentaires.
Daniel Villavicencio Universidad Autónoma Metropolitana (UAMX), México G LYSI-SAFA
CNRS, Lyon (
http://www.cairn.info/revue-innovations-2004-1-page-143.htm#no4
)


Quels sont les objectifs des maquiladoras ?

DOC 4 : L’ALENA

Entré en vigueur en janvier 1994, sous couvert de d éveloppement, l’Accord de libre-échange
nord-américain (ALENA) a fixé les règles des échang es commerciaux entre le Mexique, les
Etats-Unis et le Canada. Offrant un maximum de facilités et de garanties au capital étranger,
et en particulier aux entreprises transnationales, en grande majorité américaines, l’Alena
repose sur un postulat : l’ouverture des frontières, la libre circulation des marchandises et des
capitaux, la dérégulation et l’investissement privé créeront des sources d’emploi et
élimineront la pauvreté.
Neuf années plus tard, les économistes (libéraux) t riomphent. Entre 1993 et 2001, le volume
du commerce entre les trois pays a progressé de 116 % (de 297 milliards de dollars à
622 milliards). Depuis l’entrée en vigueur de l’Ale na, 74 % des importations du Mexique
proviennent des Etats-Unis et 89 % de ses exportations vont vers ce pays. Ces dernières sont
le fait de quelque 300 entreprises, en majorité fil iales de multinationales américaines,
auxquelles il convient d’ajouter les maquiladoras.
Pour le Mexique, cependant, le résultat n’est guère brillant. Pour les pauvres encore moins. En
l’absence de mécanismes permettant d’atténuer les i mpacts économiques ou sociaux négatifs
d’une compétition inégale avec l’appareil productif américain, 28 000 petites et moyennes
entreprises ont fait faillite en moins de dix ans.
Maurice Lemoine, Le Monde diplomatique; août 2003

Quels sont les objectifs de l’ALENA ?

Quels en sont les résultats ?