InfosSecuritas n°15 | novem

mellowfetaSecurity

Jun 19, 2012 (2 years and 2 months ago)

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"Securitas a analysé les
besoins du site et rapidement
proposé des solutions
adaptées…"
Interview de Xavier Javelle,
Directeur adjoint de l’agence Ile-de-France sud de BNP Paribas Real Estate Property
Management.
Le problème posé : Comment moduler le dispositif sécuritaire d’un
site immobilier en pleine réorganisation ?
La solution Securitas : Dresser un audit du site et construire une offre
adaptée aux nouveaux besoins.
L'interview : BNP Paribas REPM est leader du marché européen avec
plus de 28 millions de mètres carrés gérés en immobilier d'entreprise
en Europe.
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Actus nationales /
Securitas poursuit sa
croissance externe
Securitas a fait l’acquisition de la société
de sécurité privée IGPS début novembre.
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Certification de l’ACVS :
Securitas en première ligne
Première en France : Securitas est habilité
à former des Agents chargés des
vérifications de sûreté (ACVS) sur les
zones portuaires.
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Comment réussir la
moralisation de la
profession ?
Question posée lors du petit déjeuner de
la sécurité organisé par Xavier Latour,
directeur de la licence professionnelle «
Sécurité des personnes et des biens » à
l'université Paris-Descartes.
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Comment bien acheter
sa prestation de sécurité
?
François Delatouche, président de
l’Association des directeurs et
responsables de services généraux
(ARSEG), donne sa vision d’une relation
réussie entre l’entreprise de sécurité
privée et son client.
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Quel bilan social pour la
sécurité privée en 2009 ?
La dernière enquête du cabinet I+C,
consacrée à la branche prévention et
sécurité, dresse le bilan de la situation
de l'emploi dans le secteur.
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Expertises
Les acteurs de la sécurité privée
doivent faire face à la complexité
croissante des problématiques de
sûreté et répondre aux attentes
légitimes des entreprises malgré un
contexte économique tendu. Pour
Securitas, la réponse tient en un mot :
l’expertise, ou plutôt les expertises. A
chaque risque identifié et à chaque
secteur qu’il s’agit de protéger, nous
voulons apporter des solutions sur
mesure.
C’est dans cet esprit que nous avons
créé une solution de sécurité
spécialement adaptée aux
établissements hospitaliers,
c'est dans cet esprit également que
nous proposons un accompagnement
clés en mains pour la sécurisation des
bijouteries-joailleries, c'est dans cet
esprit enfin que nous sommes
devenus la première entreprise de
France agréée pour la formation des
Agents chargé des vérifications de
sûreté (ACVS) sur les zones
portuaires.
Mais ces expertises ne peuvent être
mises en place que dans une relation
de proximité avec nos clients. C’est
pour cette raison que nous
poursuivons nos opérations de
croissance externe. La dernière en
date - la cinquième de l’année -,
concerne l’entreprise IGPS, basée à
Belfort. Cette structure locale de très
grande qualité était à la recherche
d’un nouvel avenir et nous sommes
heureux de la compter parmi nos
experts.
Michel Mathieu
P-dg de Securitas France
InfosSecuritas n°15 | novembre/décembre http://www.infos-securitas.fr/
1 sur 2 18/11/2010 15:30
Michel Mathieu : "Le
monde n’est plus à des
schémas
simples ou des dogmes
intangibles."
Marché, profession, enjeux du secteur de
la sécurité privée : quel regard porte
Securitas sur tous ces sujets ?
Réponses avec l’interview du P-dg de
Securitas France, Michel Mathieu.
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2 sur 2 18/11/2010 15:30
Actus nationales
Securitas poursuit sa croissance externe
Securitas a fait l’acquisition de la société de sécurité privée IGPS début
novembre. L’entreprise, qui propose des services de surveillance humaine et
de sécurité mobile, est leader de la sécurité à Belfort (90). Elle compte 65
salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 2,2 millions d’euros et possède
un portefeuille de clients varié, essentiellement dans le secteur industriel. «
IGPS est une structure locale de très grande qualité à la recherche d’un
nouvel avenir », explique Michel Mathieu, président-directeur général de
Securitas France. « Elle prend toute sa place dans le développement du
réseau de proximité de Securitas. » C’est en effet la cinquième entreprise
achetée par Securitas en 2010. Cette acquisition concrétise la stratégie de
croissance externe du groupe qui vise à renforcer son maillage du territoire
français et la proximité avec ses clients.
Pour plus d’informations, contactez la Direction de la communication : 01 53
98 15 23
L'acquisition d'IGPS permet au
groupe de renforcer son
maillage du territoire français et
la proximité avec ses clients.
Certification de l’ACVS : Securitas en première ligne
Première en France : Securitas est habilité à former des Agents chargés des
vérifications de sûreté (ACVS) sur les zones portuaires. Les ACVS sont les
seuls habilités à procéder aux vérifications de sûreté directement sur les
passagers, les bagages, les véhicules et le fret des navires. L’Union
européenne a demandé à tous les ports internationaux du continent de
prendre des mesures pour renforcer la sûreté de leurs installations et de
leurs contrôles. Securitas France a donc confié à son agence de Rennes,
aidée par l'Ecole Securitas de Labège et le centre de compétence
européen, la création des modules de formation nécessaires à la
certification ACVS. Mission accomplie : les 16 agents de sécurité Securitas
déployés sur le port de Saint-Malo sont les premiers à avoir obtenu la
certification en France. « Nous avons identifié les besoins, trouvé les
formateurs, créé trois modules, obtenu l’habilitation préfectorale et formé les
premiers agents de sûreté portuaire », explique Christophe Delâtre, directeur
de l’agence de Rennes. « Avec cette formation, nous disposons maintenant
d'une réelle expertise qui nous permet de mettre en place des prestations de
sûreté portuaire avec des agents ACVS, de façon à accompagner nos
clients et futurs clients dans la mise en application des obligations du Code
international pour la sûreté des navires et des installations portuaires
(International Ship and Port Security). »
Pour plus d’informations, contactez l'agence Securitas de Rennes : 02 99 51
46 08
L’Ecole Securitas est le premier
centre à dispenser la formation
ACVS en France.
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1 sur 4 22/11/2010 12:53
Actus régionales
Région Ile-de-France : Securitas soigne ses hôpitaux
Les établissements hospitaliers sont très exposés aux risques d’insécurité.
Les situations d'urgence médicale peuvent générer de l'agressivité voire de
la violence de la part des personnes accompagnants les malades, les
pharmacies internes peuvent attirer les toxicomanes, tandis que des
délinquants peuvent être tentés de profiter de la vulnérabilité des équipes de
nuit, où le personnel soignant est majoritairement féminin. Securitas a voulu
répondre à ces besoins de protection en concevant un dispositif spécifique
pour les établissements de santé. « Nous déployons un personnel formé à la
gestion de l’agressivité et au fonctionnement des structures hospitalières »,
explique Cedrick Lenuzza, ingénieur commercial Ile-de-France. «Les agents
de sécurité Securitas sont des professionnels qui connaissent le
fonctionnement des hôpitaux. Leur présence et les rondes de sécurité qu’ils
effectuent ont un effet dissuasif sur les visiteurs à risque, et rassurant pour le
personnel. » Cette expertise est favorablement accueillie par le secteur : en
2010, le n°1 de la santé privée a déjà confié trois de ses établissements à
Securitas.
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 01 53 98 13 26
En 2010, le n°1 de la santé
privée a déjà confié trois de ses
établissements à Securitas.
Région Nord : Inauguration du campus de l’EDHEC à
Lille
Les 8, 9 et 10 octobre derniers, près de 10 000 personnes sont venus
assister à l’inauguration du nouveau campus International de l'Ecole des
hautes études commerciales (EDHEC) de Lille. Entreprises, étudiants,
diplômés et invités institutionnels ont pu découvrir un ensemble de grande
envergure : 43 000 m² de locaux, une bibliothèque, une résidence de 8 000
m² comptant 300 logements étudiants, une piscine et trois restaurants, pour
ne citer que les principaux bâtiments. Securitas, qui veille à la sécurité
incendie de l'école depuis 15 ans, avait déployé 23 agents de sécurité à
cette occasion afin de contrôler les accès au campus et de veiller au bon
déroulement des différentes animations. Depuis la rénovation, l'équipe
Securitas a su rapidement s’adapter au nouveau site. « C'est un campus à
l’américaine qui accueille de nombreux publics, et qui nécessite donc une
présence permanente », explique Didier Gosset, responsable de la sécurité
incendie pour la région Nord. Une équipe de cinq responsables et agents de
sécurité experte en sécurité incendie surveille le site toute la semaine. «
Notre métier est clairement la sécurité incendie et lors de leurs rondes, les
équipes Securitas surveillent également l'ensemble du campus et de ses
résidents », précise Didier Gosset.
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 03 21 22 78 16
23 agents de sécurité ont été
déployés pour l’inauguration du
campus EDHEC de Lille.
Région Est : Nouvelle agence de sécurité mobile à
Maxéville
Les équipes de sécurité mobile Securitas de Nancy viennent de quitter
Houdemont, pour s’installer à Maxéville, au nord de Nancy, dans des locaux
plus spacieux, plus modernes et mieux situés. « Maxéville est un choix
stratégique pour notre couverture géographique », explique Régis Costa,
directeur régional des opérations. «Après analyse de notre base client et du
réseau routier, nous avons choisi ce secteur pour sa position centrale et pour
sa proximité avec l’autoroute A31 nous permettant d’intervenir rapidement ».
Autre intérêt du déménagement : le gain de place nécessaire à l’installation
d’un VigiClé, un système de gestion de clés sécurisé et sophistiqué. La
nouvelle agence a été inaugurée le 28 octobre dernier en présence d’une
quarantaine de clients. Après une démonstration de sécurité cynophile, les
invités ont pu échanger autour des problématiques de sécurité de
l’agglomération nancéenne. L’agence de Maxéville propose des solutions de
sécurité mobile telles que la sécurisation des ouvertures et fermetures de
sites, la mise en place de rondes aléatoires et des interventions sur alarme.
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 03 21 22 78 16
La nouvelle agence sécurité
mobile de Maxéville.
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2 sur 4 22/11/2010 12:53
Région Centre-Atlantique : le CHU d'Orléans signe
avec Securitas
Depuis le 1
er
novembre, l'équipe Securitas d'Orléans veille à la sûreté des
deux sites de l'établissement, l’un situé en centre-ville et l’autre à Orléans La
Source. Toutes les nuits, un agent de sécurité cynophile effectue des rondes
de surveillance aléatoires aux abords des bâtiments et sur les parkings.
Formé à la gestion des conflits et de l'agressivité, il est une présence
rassurante pour le personnel médical, qui est régulièrement confronté à des
problèmes d'insécurité. « Le précédent prestataire sécurité du CHU était en
difficulté financière et la protection n’était pas toujours assurée », explique
Denis Vacquerel, directeur de l'agence d'Orléans. « L'appel d'offres émis par
le CHU insistait donc fortement sur la fiabilité et sur la qualité des services
rendus. Nous avons démontré la rigueur de notre organisation, notre respect
de la règlementation et le professionnalisme de nos agents de sécurité.
Cette combinaison de valeurs a été appréciée par le CHU, qui a choisi de
nous faire confiance ».
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 02 28 09 15 47
L’agent de sécurité, une
présence rassurante pour le
personnel médical.
Région Sud-Ouest : les 40 ans d’Airbus sous haute
surveillance
160 agents de sécurité Securitas étaient mobilisés, le 19 septembre dernier,
pour que le « Family Day » d’Airbus soit une réussite. Un effectif
impressionnant, à la hauteur de l’événement. A l'occasion de ses 40 ans, le
constructeur aéronautique a en effet décidé d'ouvrir ces cinq usines
toulousaines et son siège social de Blagnac aux familles et amis de ses 16
000 salariés. Succès colossal et affluence massive : 160 000 visiteurs ont
répondu présents ! Ils ont pu visiter l’A380, le gros porteur Beluga, le centre
de maquettes, le centre de formation, le bâtiment de peinture, les simulateurs
de vol…« Trois mois de préparatifs ont été nécessaires pour organiser la
sécurité de cet événement exceptionnel, pour placer sous haute surveillance
des installations et des équipements d'ordinaire fermés au public », explique
Béatrice Goutorbe, directrice de l'agence Toulouse aéronautique. Pour
répondre aux besoins d’Airbus, Securitas a mobilisé les équipes des
agences toulousaines et celles des agences de Bordeaux, Montpellier, Pau
et Limoges. «C’était un événement très important pour notre client, il
comptait sur notre professionnalisme. Nous avons déployé un dispositif de
sécurité de grande envergure pour que la fête soit réussie, et ce fut le cas ! »,
conlut Béatrice Goutorbe.
Pour plus d’informations : contactez le service commercial : 02 28 09 15 47
Des équipements d'ordinaire
fermés au public ont été placés
sous haute surveillance par
Securitas.
Région PACA : Securitas répond aux attentes
environnementales
Le respect de l'environnement est une préoccupation croissante des
entreprises. Pour répondre à cette attente, Securitas propose des solutions
de sécurité "vertes" comme celle conçue pour le centre commercial
d'Orange-Les Vignes. Ce complexe ouvert en mai a la particularité
d'accueillir 12 000 panneaux photovoltaïques et d'être ainsi la plus grande
centrale de ce type de toiture en Europe. « Nous cherchions des prestataires
cohérents avec la démarche écologique d'Orange-Les Vignes », explique
Alexandre More, coordinateur des opérations chez Accessite, société en
charge de la gestion du centre commercial. « Pour sécuriser les 30 000 m²
de surface commerciale et les 1 250 places de parking, Securitas a donc eu
l'idée de recourir aux gyropodes fabriqués par Segway. Ces engins
électriques ont une empreinte environnementale totalement neutre tout en
offrant une très grande mobilité aux agents de sécurité Securitas. « En plus
d'être propre, le Segway apporte une vraie plus-value en termes de sécurité
», poursuit Alexandre More. « Le fait d'être surélevé élargit le champ de
vision des utilisateurs et sa rapidité le rend très adapté pour les interventions.
»
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 04 37 40 27 85
Le Segway, un engin électrique
« propre » et très mobile pour
des interventions rapides.
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3 sur 4 22/11/2010 12:53
Région Centre-Est : double protection pour la CARSAT
Les agents de sécurité incendie SSIAP* déployés sur des Immeubles de
grande hauteur (IGH) peuvent-ils aussi assurer des missions de sûreté ? Oui,
répond Securitas. Illustration avec le contrat signé début octobre avec la
Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (la CARSAT,
anciennement CRAM) de Lyon Part-Dieu. Sur ce bâtiment important en
superficie et en personnel, la CARSAT avait l’obligation de mettre en place
des agents de sécurité incendie. Elle souhaitait dans le même temps pouvoir
sécuriser ses guichets et ses accès. Les 18 agents de sécurité SSIAP
déployés sur les trois bâtiments du site ont donc élargi leurs champs
d’actions : ils font régulièrement des rondes de sûreté pour contrôler le bon
déroulement des opérations aux guichets, contrôlent les accès au bâtiment
accueillant les salariés et filtrent les colis postaux. « Nous nous inscrivons
dans une relation pérenne avec la CARSAT qui a apprécié notre fiabilité et la
polyvalence de nos agents de sécurité », explique Arnaud Delalande,
directeur de l'agence Securitas de Lyon Tertiaire.
* SSIAP : Service de Sécurité Incendie et d'Assistance à Personnes
Pour plus d'informations, contactez le service commercial : 04 37 40 27 85
Les agents de sécurité présents
à la CARSAT effectuent la
protection incendie, contrôlent
les accès, et surveillent les
guichets.
Sécurité mobile : un bijou de sécurité
Les bijoutiers et les joailliers le savent bien : l'ouverture et la fermeture des
magasins sont les moments les plus sensibles de la journée. Le personnel
est à l'extérieur et tous les éléments de la chaîne de sécurité (clés, code
alarme, salariés) sont alors réunis et faciles à braquer. La majorité des
attaques ont lieu à ce moment là : les malfaiteurs arrivent, prennent le
personnel en otage et se font ouvrir les coffres. Securitas a développé une
solution très précise pour sécuriser l'ouverture et la fermeture des boutiques.
Le soir, à l'heure définie avec le client, un agent de sécurité Securitas se
rend sur les lieux avec son véhicule et se fait remettre les clés de manière
visible. Le lendemain, il restitue les clés au client près de l’entrée. " Nous
authentifions le client, et lui nous identifie à l'aide d'un trombinoscope. Nous
n'entrons jamais dans la boutique, nous ne prenons pas les codes, nous ne
savons pas à quoi correspondent les clés", explique Christophe Loslier,
directeur des opérations à Paris Nord. "C’est une solution précise et rapide
qui permet de mettre en sécurité la boutique mais également tout le
personnel qui pourrait être menacé d’enlèvement. » Une expertise appréciée
des professionnels : la plupart des grands noms de la place de Paris confient
désormais leurs clés à Securitas.
Pour plus d’informations, contactez le service commercial : 0 825 800 746
(0,15€ TTC/MN)
Une équipe Securitas vient
collecter des clés place
Vendôme à Paris.
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4 sur 4 22/11/2010 12:53
Tertiaire
BNP Paribas REPM avait besoin
de modifier rapidement le
dispositif de sécurité d'un site
dont il venait de recevoir la
gestion. Securitas l'a
accompagné en analysant
l'activité du site, puis a mis en
place des solutions optimisées,
correspondant mieux aux
besoins de sécurité du
gestionnaire.
Xavier Javelle,
Directeur adjoint de l’agence Ile-de-France
sud de BNP Paribas Real Estate Property
Management
Quel est le métier de BNP Paribas REPM ?
Leader du marché européen avec plus de 28 millions gérés en immobilier
d'entreprise en Europe - dont plus de 11 millions de m² en France -, BNP
Paribas Real Estate Property Management propose une gamme complète
de services tant aux investisseurs, qu'aux promoteurs, utilisateurs ou
particuliers. Le Property Management recouvre la gestion locative complète,
la gestion des charges, la maintenance et la gestion de restaurants
d'entreprises. Présent dans 9 pays, 35 villes, le Property Management
propose également la gestion des services aux utilisateurs.
Quels sont vos besoins en matière de sécurité ?
Nous avions besoin de modifier le dispositif sécuritaire d’un site dont nous
venions de reprendre la gestion. Ce site était loué et géré par un client de la
BNP. En juin, ce client a déposé le bilan et la BNP nous a en donc confié la
gestion.
Pour nous, il s’agissait d’un véritable challenge puisque nous arrivions du jour
au lendemain sur un ensemble de 9 hectares avec 45 000 m² de bureaux et
1 200 places de parking. Il fallait rapidement comprendre les besoins du site
en termes de sécurité et mettre en place des solutions adaptées dès la
reprise de gestion du lieu. Securitas, qui surveillait déjà le site, nous a été
d’une aide précieuse.
Quelle a été l’expertise apportée par Securitas ?
Securitas a pris l’initiative de faire un audit complet de la sécurité du site de
Châteaufort (Yvelines). Cela nous a permis de bien saisir les spécificités des
lieux et de gagner du temps. Nous avons ainsi pu remarquer que le dispositif
de sécurité était surdimensionné pour des locaux qui allaient
progressivement se vider. Securitas a très rapidement élaboré une offre
répondant à ces nouveaux besoins : une combinaison entre surveillance par
agents de sécurité et télésurveillance, de façon à optimiser la sécurité du site
le plus efficacement possible. Les solutions proposées réduisaient les coûts,
tout en élevant le niveau de sécurité. Clairement, sur ce dossier, les
équipes Securitas ont été force de proposition. Le tout dans un temps
record.
L
es chiffres clés
Superficie du site de Châteaufort :
9 hectares
Surface :
45 000 m²
Le problème posé
En juin, suite au départ du
locataire unique d’un site basé à
Châteaufort (Yvelines), BNP
Paribas REPM en a repris la
gestion. Pour le nouveau
gestionnaire, l’objectif était de
trouver rapidement les solutions
de sécurité pour préserver et
entretenir un site amené à
réduire fortement son activité
compte tenu du départ du
locataire. BNP Paribas REPM
était donc confronté à une
double problématique : d’une
part, prendre rapidement
connaissance des
caractéristiques d’un vaste
ensemble immobilier (42 000 m²
de bureaux) et, d’autre part,
choisir les solutions adaptées
pour l’entretenir et le protéger
correctement, tout en réduisant
les charges.
La solution apportée
Chargé de sécuriser les lieux
par le précédent locataire,
Securitas a présenté à BNP
Paribas REPM un panorama
complet de la géographie et des
installations de Châteaufort :
superficie, dispositif de
surveillance en place, effectifs,
équipements disponibles. Cette
analyse a été suivie d’une
recommandation de Securitas
détaillant les risques du site et
les optimisations à apporter
pour continuer à le
protéger efficacement tout en
réduisant les coûts (diminution
des effectifs, installation
d’équipement de
télésurveillance, réparation
d’équipements défectueux).
Cette démarche a été
intégralement pilotée par
Securitas qui a su déployer et
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Parking :
1 200 places
BNP Paribas REPM :
11 agences
opérationnelles en France, présent
dans
9 pays
avec
39 implantations.

configurer le nouveau dispositif
renforcé en moins de trois mois
et le fournir clés en main à son
client.
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2 sur 2 18/11/2010 15:43
Interview
Marché, profession, enjeux du secteur de la sécurité
privée : quel regard porte Securitas sur tous ces sujets
? Réponses avec l’interview du P-dg de Securitas
France, Michel Mathieu.
Sécurité Privée : Si vous deviez donner une définition de la sécurité,
quelle serait-elle?
Michel Mathieu : Question sensible actuellement ! La sécurité, c’est vivre
en paix. La sécurité est un droit pour les peuples ; elle est un élément
indissociable des démocraties. La sécurité est sous-entendue dans “liberté,
égalité, fraternité”. Malheureusement, elle est aussi l’une des valeurs la plus
facilement détournable par des esprits malfaisants. Que ne peut-on pas faire
sous couvert de sécurité !
SP : Considérez-vous que la “sécurité est la première des libertés” ?
MM : Non, ce n’est pas la première des libertés. A mes yeux, il y a d’abord la
liberté de penser. Vous pouvez penser quand vous êtes emprisonnés par
une dictature. Une femme peut penser même quand le régime Taliban lui
supprime la liberté d’aller à l’école. Pour créer la liberté de penser, il faut que
soit possible l’accès à la connaissance sous toutes les formes : l’éducation,
la formation, la culture, l’information…
SP : A l’heure où les moyens mis en place par les états pour assurer
la sécurité des citoyens se multiplient, comment rassurer le citoyen et
lui assurer que ces outils ne sont pas liberticides ?
MM : C’est le rôle premier d’une démocratie au travers d’une constitution
solide, de valeurs partagées, d’organes de fonctionnement légitimes et de
dirigeants exemplaires. C’est ensuite le débat instauré à tous les niveaux de
la société, du café du commerce au parlement, qui crée le meilleur équilibre
au profit de tous. Pour les acteurs de la sécurité dont nous faisons partie,
c’est l’obligation d’être des professionnels, avec des valeurs éthiques fortes,
encadrés par des règles claires et sanctionnés en cas de faute.
SP : Quelle est votre vision du marché français ?
MM : Le marché français cultive les paradoxes. Beaucoup de potentiel et un
grand désordre. Beaucoup de bonne volonté et un manque d’ambition.
Beaucoup d’efforts et peu de résultats. C’est un marché qui a encore une
marge de progression importante pour atteindre un bon niveau de standard
sur les critères que j’ai évoqués précédemment. C’est l’un des enjeux de
notre profession que nous devons nécessairement partager avec l’Etat.
SP : Securitas est une entreprise mondiale. A l’aune de votre position
à la tête de la filiale française, quelles sont les principales
particularités que vous avez identifiées sur le marché français ?
MM : Le niveau d’externalisation dans la sécurité, comme dans l’ensemble
des services, est l’un des plus importants du monde occidental ; mais la
confiance envers le prestataire est l’un des plus faibles. Donneurs d’ordres et
prestataires doivent s’interroger sur ce point. La France est un pays qui aime
les solutions techniques ou complexes, mais l’approche générale concernant
les solutions de sécurité est moins élaborée qu’ailleurs, moins intégrée.
Schématiquement, l’approche se résume à : les hommes d’un côté, la
technique de l’autre ; nous pouvons probablement progresser dans ce
domaine. Dans les pays occidentaux, la France est loin d’être exemplaire en
termes de corruption. Le mot peut être mal compris : on ne parle pas
forcement de valises de billets mais de nombreux marchés font montre d’une
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1 sur 4 22/11/2010 12:54
opacité certaine en particulier dans la sphère publique et parapublique. Ces
comportements alimentent un marché gris qui fait beaucoup de mal en
termes d’image et de légitimité à la très grande majorité des entreprises qui
possèdent un bon système de valeurs. Tout ceci rend ce pays très
intéressant… mais il faut aimer la complexité.
SP : Les professionnels s’accordent à dire que le marché français de
la sécurité va mal. Quelles sont les raisons de cette mauvaise santé ?
MM : Les raisons pour moi sont avant tout internes à la profession. Nous
sommes dans un marché ouvert, libéral. Il ne sert à rien de pleurer aux portes
des ministères ou de faire l’aumône. Pas plus que de pester contre le
pouvoir des acheteurs. Ensemble, nos entreprises ne sont pas coordonnées
pour construire une réponse collective à la dureté du marché.
Individuellement, elles n’ont plus assez d’énergie, de moyens, de
compétences pour faire face à la complexité. Par ailleurs, le marché n’est
pas structuré. L’écart de taille entre Securitas et ses principaux poursuivants
est trop important (650 m€ / 150 à 200 m€). Notre profession avait
progressé, doucement mais surement, jusqu’en 2006/2007.
L’affaiblissement progressif de G4S, puis sa sortie du marché français, ont
marqué une rupture tout à la fois symbolique et désastreuse. La révélation de
certaines “affaires” au cours des deux dernières années n’est pas non plus
un signe de bonne santé. La conséquence principale est que la majorité des
intervenants se challenge sur le prix résumé au simple taux horaire. Les
clients adoptent eux-aussi cette approche puisque les entreprises de
sécurité sont incapables de créer une offre réellement différente. Un marché
sain, dynamique, porteur, est un marché sur lequel l’offre précède la
demande, un marché dans lequel l’innovation et la compétence se
conjuguent. Aujourd’hui, c’est tout l’enjeu, il faut aller dans ce sens. Je croise
beaucoup de confrères dont la majorité a su garder son énergie
d’entrepreneur ; il faut aussi trouver le moyen de s’extraire de la pression du
quotidien : un défi complexe.
SP : Quelles seraient les principales mesures d’urgence à mettre en
place pour lutter contre cet état ?
MM : La première mesure est de présenter une profession unie au niveau de
la sécurité humaine. Sur ce plan, nous avons parcouru un chemin important
au cours des 12 derniers mois. Sur le terrain du social, nous travaillons
maintenant ensemble et parlons d’une seule voix. Sur le terrain économique,
je n’entends aucun point de désaccord : concrétisons des actions. Sur le
terrain politique, beaucoup ont compris que ego et positionnement personnel
ne sont plus de mise, l’urgence est ailleurs. Tout est en place pour décider
d’être un. Que les présidents de l’USP et du SNES et leur conseil
d’administration soient responsables. Désormais, travaillons sur le fond et à
long terme, quelles que soient les pressions ou l’urgence du quotidien.
Pourquoi notre profession ne possède-t-elle pas de centre de formation pour
que les chefs d’entreprises, leurs cadres, leur encadrement puissent
renforcer leurs compétences ? Pourquoi ne disposons-nous pas d’un
observatoire économique qui publierait des éléments utiles pour piloter notre
profession ? Pourquoi n’avons-nous pas un code de bonne conduite ?
Pourquoi ne savons-nous pas défendre notre profession contre ceux qui la
dévoient ou détournent ouvertement les lois et règles ? Enfin, et l’Etat nous
en donne aujourd’hui l’opportunité, nous devons soutenir la création d’un
organe de régulation. Oui, notre profession a besoin d’être exemplaire. Oui
cela doit se décider au plus haut niveau. Oui cela doit se dérouler sous le
contrôle de l’Etat. Oui cela doit être organisé, piloté opérationnellement et
financé en partie par la profession. C’est un projet important, l’enjeu est
majeur, il va nécessiter beaucoup d’énergie, ne laissons pas passer cette
chance.
SP : Les professionnels de la sécurité ont fait énormément d’efforts
en matière de professionnalisation et de baisse des coûts. Ne sont-ils
pas désormais en droit de demander à leurs clients de consentir des
efforts identiques ?
MM : Autant demander à un trader américain de renoncer à ses bonus. Il ne
faut pas être naïf et croire les beaux discours de certains sur scène.
L’acheteur achète et le client choisit. A nous, sociétés de sécurité de trouver
la réponse à notre situation. Il est typiquement français de penser que
quelqu’un d’autre est responsable de son propre problème et d’attendre
qu’un autre encore soit suffisamment bon pour trouver la solution. Cette
mentalité est obsolète ! Le monde a changé. La France doit repenser sa
façon de fonctionner, nos entreprises doivent revoir leurs approches.
SP : Quels sont les grands enjeux qui attendent les entreprises
françaises de sécurité privée dans les prochains mois ?
MM : A priori, concernant les entreprises majeures (disons le top 20), il s’agit
prioritairement de retrouver de l’oxygène. Il semble que beaucoup de
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situations de trésorerie sont tendues et que les rentabilités en souffrent. 2011
sera une année charnière. Il faut trouver de l’espace pour réinvestir : former
en particulier l’encadrement, renforcer la sécurité et les conditions de travail
de nos agents dans certains métiers, que les salaires conventionnels suivent
à minima l’inflation et enfin et surtout, apporter d’autres réponses aux
besoins de nos clients ; sinon nous resterons dans le raisonnement du “taux
horaire”, pauvres et sans avenir.
SP : Nombre d’acteurs estiment qu’une concentration du marché en
France est inévitable. Partagez-vous cette vision ?
MM : Nous serions plutôt dans une phase de déconcentration. Tous les
grands opérateurs ont quitté le marché au cours des deux dernières années :
G4S, Brink’s, ISS, Derichbourg, et dans des activités connexes, ADT. Onet,
qui a tant fait parler d’elle, est maintenant aux abonnés absents et a amorcé
son départ en quittant le SNES ; nous l’avions d’ailleurs prédit. La
concentration est un schéma possible. Encore faut-il en avoir les moyens car
elle nécessite de l’argent, beaucoup d’argent. Acheter des concurrents, s’ils
sont en bonne santé, est onéreux surtout dans un marché peu rentable ; s’ils
ne le sont pas, la remise à niveau est également couteuse. G4S n’a plus
voulu faire cet effort. Qui peut le faire aujourd’hui ? En ce sens, l’expérience
NeoSecurity est intéressante à observer. Même si aucun observateur ne croit
en leur succès. Nous sommes quelques-uns du secteur à être en veille active
et beaucoup d’entreprises sont à vendre. Trop chères pour les acheteurs,
pas assez pour les vendeurs : aujourd’hui, la rencontre ne se fait pas. Cela
me donne l’impression d’un marché qui se vide. Mais la nature a horreur du
vide et je pense que nous pourrions assister à l’arrivée de nouveaux entrants,
des petites entreprises avec une nouvelle énergie, de nouvelles approches,
de nouvelles solutions.
SP : La concentration annoncée ne risque-t-elle pas de mettre en
danger de nombreuses TPE/PME, très présentes sur le marché
français ?
MM : Au regard du passé récent, ce ne sont pas les petits qui semblent le
plus en danger. Concentration ou pas, la majorité des entreprises est
exsangue financièrement et n’a pas de projet stratégique. Que l’on soit une
TPE, une PME, une grande entreprise ou un groupe, la situation est la même
pour tout le monde.
SP : Comment percevez-vous l’évolution du marché sur le plan de la
typologie des acteurs : s’oriente-t-on vers un marché
d’hyperspécialistes ou plutôt de généralistes ?
MM : Les deux. Le marché est clairement dual, sans parler du marché gris. Il
y a d’un côté un marché qui privilégie le coût le plus faible possible et un
autre qui préfère une vraie solution de sécurité. Cette tendance est lourde et
ancrée. La réponse à la première attente est plutôt généraliste, la réponse à
la seconde est plutôt spécialiste. Pour le marché de professionnels, certains
seront hyperspécialisés dans des niches de sécurité humaine, d’autres
deviendront intégrateurs, d’autres encore seront des spécialistes de
technologie. Il y a de la place pour tout le monde et la subtilité sera dans
chaque cas, de trouver la bonne architecture de réponse en composant avec
les différentes pièces du puzzle. Si la concentration n’a pas lieu, et pour ceux
qui ne sont pas assez robustes pour assumer les spécialisations et
l’intégration, nous pourrions alors assister à des associations de
compétences.
SP : Alors que les effectifs des agents privés dépassent les effectifs
publics, comment envisagez-vous la coproduction de la sécurité avec
les forces publiques?
MM : Ce domaine a beaucoup progressé au cours des dix dernières
années. Les dirigeants politiques ou économiques sont d’accord sur cette
notion de coproductivité ; ils en mesurent l’intérêt mais aussi les difficultés de
mise en oeuvre. Ensuite, il y a toutes les résistances habituelles de notre
pays : corporatisme, dogme syndical, peurs plus ou moins réelles et
entretenues, refus du changement. Mais le mouvement est en marche et il est
inéluctable. Sans revenir sur les valeurs, les règles ou les systèmes déjà
évoqués, il faut maintenant se concentrer sur une meilleure compréhension et
une connaissance mutuelle. Ceci induit naturellement un meilleur respect des
compétences et des qualités de chacun. C’est aussi à la profession de faire
le nécessaire pour être crédible aux yeux de l’Etat et des forces publiques.
Avec l’organe de régulation en gestation, l’arsenal réglementaire est complet
! Une révision pourrait même le rendre plus clair, simple et lisible pour tous. Il
ne s’agit pas de créer de nouvelles règles : appliquons celles qui existent !
Redonnons un sens à ce que des générations de professionnels ont
construit. Redonnons de la valeur à l’action.
SP : Quelles sont selon vous les prestations assurées aujourd’hui par
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les forces publiques et qui peuvent à terme tomber dans l’escarcelle
des acteurs privés ? MM : A court terme rien. La société française n’est
pas prête. Consolidons déjà les évolutions réalisées dans la coproduction :
sureté aéroportuaire, stades, grands événements, sécurité mobile, … Dans
un avenir plus lointain (et cela existe déjà dans certains pays en Europe), il
est envisageable que certaines gardes statiques, le transport des détenus,
certaines verbalisations comme les stationnements fassent l’objet de
nouvelles évolutions … Mais ce n’est ni le débat d’aujourd’hui ni la priorité.
SP : Quelles sont les conditions pour que cette migration se déroule
au mieux ?
MM : Que le temps passe.
SP : A l’inverse, que peuvent exiger les acteurs publics de leurs
partenaires privés?
MM : Les acteurs publics sont en droit d’attendre des interlocuteurs
responsables et professionnels ayant une vision claire. Je crois que si nous
regroupions au sein d’une confédération tous nos métiers liés à l’humain,
nous renforcerions les liens entre l’Etat et la profession. Quand l’acteur public
parle de sécurité privée, il parle de toutes les activités impliquant des
hommes et des femmes intervenant dans la chaine de sécurité, qu’ils
exercent leur activité dans le transport de valeurs, dans la sureté
aéroportuaire, ou la surveillance ; même si cette dernière notion recouvre une
variété de métiers très large, de l'agent de prévention incendie au rondier
intervenant, du maître-chien à l’agent pré-vol, de l’opérateur de
télésurveillance à l'agent de sécurité classique...
SP : La notion de coproduction s’entend aussi pour la
complémentarité en hommes et technologies. Comment
percevez-vous l’évolution de cette tendance ?
MM : Je crois qu’en France, nous sommes en retard dans ce domaine.
Souvent les réflexions sont disjointes. D’un côté les hommes, de l’autre les
systèmes. C’est particulièrement vrai dans le domaine des marchés publics.
Une démarche séparée n’est pas un problème. En revanche, elle limite
sensiblement la possibilité de réflexion de fond qui, par une remise en cause
globale, permet des optimisations conséquentes de budget tout en
augmentant le niveau de sécurité. Un des exemples parmi d’autres dans
l’actualité 2010 est la sécurité des musées.
SP : Comment voyez-vous le marché français de la sécurité d’ici 5 ans
? L’internationalisation des acteurs est-elle inéluctable ? Ou peut-on
voir coexister des prestataires nationaux servant des clients
nationaux et des prestataires mondiaux servant des clients mondiaux
?
MM : Aujourd’hui, si je m’en tiens au passé récent et aux tendances
actuelles, je ne vois rien sinon un joli chaos. Ceux qui connaissent cette
théorie savent que c’est déjà une organisation ! Je suis de nature optimiste
et je vois ce chaos comme générateur d’un mouvement d’où sortiront de
nouvelles tendances et des règles nouvelles. Quelle forme cela prendra ? Il
est un peu tôt pour le dire et nous ne sommes pas à l’abri de surprises. Rien
n’est stabilisé aujourd’hui. Une chose est sûre : il y a de la place pour tout le
monde, de la TPE performante localement par sa proximité ou sa créativité
au grand groupe mondial.
Propos recueillis par Sandrine Legrand-Diez, Securité Privée n°13,
septembre/novembre 2010
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Questions de sécurité
C'était tout le débat du petit déjeuner de la sécurité organisé, le mardi 16
novembre 2010 à Paris, par Xavier Latour, directeur de la licence
professionnelle « Sécurité des personnes et des biens » à l'université Paris-
Descartes*. Jean-Louis Blanchou, délégué interministériel à la sécurité
privée, a expliqué que la moralisation de la profession était précisément
l'objet du travail en cours entre le ministère de l'Intérieur et les organisations
de sécurité privée : « Le Conseil national des activités de sécurité privée
(CNAPS), qui devra être en état de marche au 1er janvier 2012, aura un
code de déontologie. » Il a par ailleurs rappelé que l'un des rôles du CNAPS
serait de « restaurer un climat de confiance entre sécurité publique et
sécurité privée, pour répondre à la demande sociétale des années à venir
dans la transparence et le respect de la réglementation ».
Jean-Paul Nury, secrétaire général adjoint de Synergie Officiers, est
également très favorable à la professionnalisation de la sécurité privée et à
sa moralisation : « Le monde de la sécurité publique a pris conscience de
celui de la sécurité privée, a-t-il expliqué. La police nationale et la
gendarmerie nationale ne peuvent pas tout gérer et doivent se recentrer sur
leurs métiers. »
Amaury Desnoulez, président de Vigie-Villages, entreprise de sécurité
privée de 200 salariés dans le nord de la France, a considéré le CNAPS
comme « une chance vitale, un moyen de faire respecter les lois afin de
pouvoir travailler dans des conditions de concurrence loyale où les prix ne
seraient plus tirés vers le bas ».
Michel Mathieu, président-directeur général de Securitas France, participait
également au débat. Il a confirmé que le CNAPS était la bonne loi : « Nous
sommes à un moment clé pour faire avancer les priorités, à condition de
rendre le sujet simple. »
Autant d'arguments au service des clients de la sécurité privée : « Le client
qui choisit le moins-disant n'est pas le gagnant ; il ne doit plus acheter des
heures, mais un service pour améliorer sa sécurité. De leurs côtés, les
entreprises de sécurité privée doivent être rentables et attrayantes pour un
monde de sécurité efficace », a conclu Jean-Louis Blanchou.
* Plus d'information sur cette formation diplômante :
http://www.univ-paris5.fr
/spip.php?article1563
Dans le magazine en ligne Sécurité privée, François Delatouche, président
de l’Association des directeurs et responsables de services généraux
(ARSEG), donne sa vision d’une relation réussie entre l’entreprise de
sécurité privée et son client. Il observe tout d’abord que la notion d’achat de
sécurité a évolué. Plutôt que d’acheter des jours ou des heures-« homme
qualifié », les entreprises de sécurité privée doivent « formaliser l’expression
de leur besoin en termes de résultats », explique-t-il. Cette expression
permet au prestataire « d’évoluer vers une attitude de proposition de
solutions intelligentes permettant à son client d’atteindre ses objectifs. »
Autrement dit, l’entreprise doit être une « force de proposition », et non un
simple « vendeur de personnel avec une qualification donnée ». D’autre part,
François Delatouche insiste sur la nécessité d’un encadrement et d’une
formation de qualité. Il précise : « Je suis tout à fait d’accord pour payer plus,
dès lors que le coût supplémentaire bénéficie à la professionnalisation, à la
valorisation des salaires des agents et à l’appui que le gardien va avoir pour
exercer sa mission. C’est un élément rassurant et une garantie de qualité
quant à la prestation attendue. »
Retrouvez l’intégralité de l’interview ici :
http://www.securite-privee.org
/la-relation-entre-le-drsg-client.html.
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#
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La dernière enquête du cabinet I+C, consacrée à la branche prévention et
sécurité, dresse le bilan de la situation de l'emploi dans le secteur. Tout
d'abord, le nombre d'employés de la sécurité privée est en recul de 1 % en
2009 par rapport à 2008. Il reste cependant positif sur l'ensemble de la
période 2005-2009, où il a progressé de 5,5 %. En 2009, l'ensemble des
entreprises de la sécurité privée emploie 147 800 salariés, et 44 % d'entre
eux sont regroupés dans les trente premières entreprises du marché. 67 %
des employés travaillent dans la filière surveillance (agent de sécurité
qualifié, chef de poste, sécurité cynophile…), 7 % dans la filière distribution
(agent de sécurité magasins prévol, arrière-caisse…) et 6 % dans le
domaine de la télésurveillance. Ils sont 12 % à être employés dans la filière
incendie et 6 % dans l'aéroportuaire. Même si le turnover reste important,
avec 62 700 contrats signés en 2009 sur un effectif global de 147 800
employés, le rapport souligne que plus les entreprises ont un effectif élevé,
plus le taux d'embauche en CDD est faible (65 % dans les sociétés de moins
de 20 salariés, contre 45 % pour les entreprises de plus de 500
collaborateurs). Sur le plan des salaires, le rapport note également une
stabilité entre 2008 et 2009. Les dépenses de formation sont en baisse
constante depuis 2006 (38 millions d'euros en 2009), mais le nombre de
salariés formés augmente sensiblement (59 % des effectifs de la
profession). Une bonne nouvelle pour la professionnalisation des métiers de
la sécurité.
Source : AISG - Dépêche n° 1407
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